Hommage bien senti à Jacques Paiement

Jacques Paiement père a assisté à la cérémonie... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Jacques Paiement père a assisté à la cérémonie en son honneur au gymnase-amphithéâtre du PEPS avant le match d'ouverture de l'équipe masculine de basketball contre les Stingers de Concordia. On le voit en compagnie de Christian Gagnon, directeur du service des activités sportives de l'UL.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Les équipes de basketball du Rouge et Or ont ouvert leur saison locale dimanche, au gymnase-amphithéâtre du PEPS, en rendant hommage à l'une des figures marquantes de leur histoire, Jacques Paiement père, entraîneur-chef de l'équipe masculine de 1999 à 2008.

Ayant mis fin à une carrière de 46 ans au terme de la dernière saison, Paiement a mené le Rouge et Or à cinq titres québécois, ainsi qu'à deux médailles de bronze consécutives au championnat canadien en 2002 et 2003, ce qui demeure, à ce jour, le meilleur résultat du programme universitaire sur la scène nationale.

Une vidéo relatant ces faits d'armes et présentant les témoignages bien sentis des Charles Fortier, Linda Marquis, Christian Gagnon et Jacques Paiement fils a été diffusée en amont du match entre la formation masculine du Rouge et Or et les Stingers de Concordia. Un tableau de l'artiste-peintre Marie-Claude Groulx a également été remis au nouveau retraité de 69 ans, lors d'une cérémonie qui n'a pas manqué de le toucher.

«Là, c'est vrai que la boucle est bouclée. Je commençais à être fier de moi. J'avais fait un certain deuil et ça s'en venait pour être un deuil certain. Ça fait juste le compléter. C'est ma conviction que, dans la vie, l'appréciation des pairs et des gens que tu apprécies, c'est ce qui compte. C'est vrai dans sa famille et c'est vrai dans une grosse famille comme celle du Rouge et Or et, par extension, la famille du basket québécois», a déclaré l'entraîneur de carrière qui, après un hiatus de trois ans, était revenu dans le giron du Rouge et Or à titre d'adjoint de son garçon Jacques Paiement fils, en 2012.

Un autodidacte

Présentant une fiche en carrière de 185-102 avec la formation lavalloise, Jacques Paiement père a également été élu entraîneur de l'année au Québec à deux reprises. L'autodidacte en avait fait, du chemin, depuis ses débuts modestes dans l'entraînement sportif, en des temps où il n'y avait «pas de Youtube et de DVD».

«J'avais joué au basket pendant six ans au cours classique, mais il y avait zéro coaching. [...] Quand ça a été le temps, à la fin du cours classique, de choisir ma vocation, j'avais l'idée d'aller en criminologie pour aider les jeunes. Vu que j'étais un sportif enragé, j'ai plutôt décidé d'aller en éducation physique. Ça faisait un parallèle avec le coaching que je n'avais jamais eu. Je voulais le donner aux autres. Je devinais que le sport, ça pouvait se montrer.»

Après quatre ans d'enseignement en Abitibi, Paiement a décroché une maîtrise en préparation à la performance à l'Université Laval, ce qui équivaut aujourd'hui à un niveau 4 de coaching au niveau canadien. Entraîneur adjoint avec le Rouge et Or pour la seule saison 1974-75, il est retourné enseigner à Amos pendant 25 années, avant de prendre la barre de la formation universitaire en 1999.

«Mon meilleur moment? C'est toute la carrière. Ça me rend émotif parce que ça me rappelle tout ça d'un coup. C'est d'avoir continué, d'une certaine façon, ce que j'avais fait à partir du plus bas âge : adorer le sport, avoir une passion pour le sport. C'est ce que je voulais faire. C'est ce que j'ai réussi. La réussite, ça passe par tous les moments. Tout ce qui est arrivé», a réitéré celui qui avait une pensée particulière, dimanche, pour son frère aîné Germain, celui qui a éveillé sa passion pour le sport.

À peine retraité, Jacques Paiement père ne manque pas de projets. Il se consacre désormais entièrement à son épouse et à ses cinq petits-enfants. Au milieu de tout ça, il s'adonne également à ses loisirs préférés tels que voyager, lire et jouer au golf. Il termine en outre la rédaction d'un premier roman.

Basketball: doublé lavallois en lever de rideau

Alexandre Leclerc (8) a été le meilleur pointeur... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Alexandre Leclerc (8) a été le meilleur pointeur du Rouge et Or avec 18 points.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Les équipes féminine et masculine de basketball du Rouge et Or n'ont pas manqué leur rentrée locale, remportant le programme double qui les opposait aux Stingers de Concordia, devant 1100 partisans animés au gymnase-amphithéâtre du PEPS, dimanche.

Les filles de Guillaume Giroux ont été les premières à renverser leurs adversaires, les défaisant par la marque de 71-60. Les Stingers avaient pourtant mieux amorcé la rencontre, menant 18-11 après le premier quart. Le Rouge et Or est toutefois revenu de l'arrière, réussissant une séquence de neuf points consécutifs en fin de première demie, pour prendre les devants 31-26.

Continuant sur leur lancée, les Lavalloises ont encore augmenté leur priorité au troisième quart, creusant l'écart à 13 points au milieu de l'engagement, pour filer vers la victoire.

«On a montré une belle résilience en revenant dans le match, mais nos pourcentages de lancers sont très bas. Pour une équipe qui a besoin de réussir dans cet aspect, ça nous rend les choses plus difficiles», a estimé Guillaume Giroux, dont la meilleure joueuse a été Jane Gagné, avec 18 points et sept rebonds.

Chez les hommes, cette première victoire de la saison a été acquise par un pointage serré de 66-65 sur les Stingers. Tirant de l'arrière 8-0 en début de rencontre, le Rouge et Or a amorcé une irrésistible remontée pour prendre une priorité de 16-14 à la fin du premier quart. La situation s'est toutefois inversée à la demie, alors que Concordia reprenait l'avance 31-28. Les locaux reprenaient toutefois les devants en fin de troisième quart pour éventuellement l'emporter.

«On a eu de la difficulté à s'ajuster en débutant le match, mais au fur et à mesure que ça avançait les gars ont su relever le défi. Ça démontre qu'ils ont du caractère, et même si la manière n'est pas toujours élégante, le résultat est là», a conclu l'entraîneur-chef Jacques Paiement fils, dont le meilleur pointeur a été Alexandre Leclerc avec 18. 

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