Gobert et Adams font sauter la banque

Le centre du Jazz de l'Utah, Rudy Gobert,... (AP, Rick Bowmer)

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Le centre du Jazz de l'Utah, Rudy Gobert, (à droite), a paraphé au cours des derniers jours une entente de quatre ans qui lui rapportera plus de 100 millions $.

AP, Rick Bowmer

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Agence France-Presse
Los Angeles

Deux contrats à 100 millions de dollars et plus : la NBA s'est enflammée avec des sommes astronomiques pour les prolongations de joueurs de second rang (le Français Rudy Gobert et le Néo-Zélandais Steven Adams), conséquence d'une inflation des salaires dans la NBA dopée par l'explosion des droits de télédiffusion.

Le Jazz de l'Utah a versé 105 millions $ pour poursuivre l'aventure avec Gobert pendant quatre saisons. De même, le Thunder d'Oklahoma City a déboursé 100 millions $ pour garder Adams pendant quatre saisons supplémentaires. Oklahoma a également prolongé son entente avec Victor Oladipo, pour 86 millions $. Des chiffres qui n'ont été confirmés par aucune des deux franchises, mais ont circulé dans les médias américains.

Tant le Jazz que le Thunder étaient pressés par le temps : toutes deux avaient jusqu'à lundi soir pour faire prolonger leurs pépites, sous peine de les voir s'en aller enrichir les effectifs de clubs rivaux.

Rarement des sommes ont atteint un tel niveau pour des joueurs de second rang. Il va toutefois falloir s'y habituer avec la période de prospérité que traverse actuellement la NBA.

Droits de télédiffusion

Avec le nouvel accord sur les droits de télédiffusion, entré en vigueur cette saison, la NBA s'assure des revenus de 2,7 milliards $ jusqu'en 2025, contre 930 millions dans le précédent contrat!

L'inflation des salaires devrait se poursuivre, car le plafond salarial par équipes a été relevé et une nouvelle répartition des recettes entre propriétaires et joueurs (49 %-51% actuellement) est en cours de négociation et devrait être encore plus favorable aux joueurs. Rudy Gobert, arrivé au Jazz en 2013 avec un contrat initial de 5,5 millions $ pour quatre ans, n'a jamais atteint les séries éliminatoires de la NBA avec Salt Lake City.

Ses statistiques (11 rebonds, dont 7,5 défensifs) et ses prestations ont tout de même convaincu les dirigeants de l'organisation de prolonger son contrat, pour un pont d'or : quatre saisons de plus, 105 millions $ à en croire les médias américains. «C'est un joueur unique. Il est très apprécié, car c'est un défenseur intraitable. Sous ses dessous calmes, il a beaucoup de personnalité. Il a beaucoup d'ambition aussi», prévient Aaron Falk, le journaliste du Salt Lake Tribune qui couvre le Jazz au quotidien.

Devant Pogba

Cette prolongation lui permet de devenir le sportif français le mieux payé au monde, loin devant le joueur de soccer Paul Pogba, ses 18,9 millions d'euros annuels et son titre de joueur le plus cher de l'histoire après son transfert à Manchester United pour 105 millions d'euros.

À titre de comparaison, Tony Parker, la référence française de la NBA avec ses 4 titres et 15 saisons sous le maillot des Spurs de San Antonio, émarge en 2016-2017 à 14,4 millions $, mais «TP» a 34 ans.

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