La NBA dans l'ombre de la NFL et du baseball

LeBron James est une mégastar sur la scène... (AP, Jay LaPrete)

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LeBron James est une mégastar sur la scène sportive américaine. S'il est le joueur le mieux payé de la NBA, il gagne toutefois une dizaine de millions de moins que le quart-arrière Cam Newton (NFL).

AP, Jay LaPrete

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Agence France-Presse
Los Angeles

Dunks, paniers et billets verts... La NBA, dont la saison 2016-2017 débutera mardi, est un des championnats les plus rentables au monde, mais aux États-Unis, il est dans l'ombre des mastodontes du football (NFL) et du baseball (MLB).

  • Salaires
LeBron James est de loin le joueur le mieux payé de la NBA, mais il ne rivalise pas avec les stars de la NFL et de la MLB. La mégastar de Cleveland, vainqueur du titre de la NBA en 2016, a reçu la saison dernière un salaire annuel de 23,2 millions $ qui va grimper à 30,1 millions $. Cam Newton, le quart-arrière des Panthers de la Caroline (NFL) touche cette saison 41,1 millions $, prime de signature incluse, tandis que le lanceur Clayton Kershaw des Dodgers de Los Angeles gagne 31,2 millions $ par an. Sidney Crosby, le joueur le mieux payé de la Ligue nationale de hockey, reçoit 10,9 millions $ par an.

Il n'y a pas que pour les plus gros salaires que la NBA est dans l'ombre de la MLB et de la NFL. Si on calcule le salaire moyen des 100 joueurs les mieux payés de chacun de ces championnats, comme l'a fait le site spécialisé Spotrac, le salaire moyen du baseball s'élevait en 2015 à 16,4 millions $, contre 12,7 millions $ au football et 11,9 millions $ au basket.

En revanche, les stars de la NBA sont sans rivaux en matière de partenariats et contrats de commandite. Les revenus pour 2016 de «King James» grimpent ainsi à 77,2 millions $ selon le magazine Forbes, qui en fait le troisième sportif le mieux payé de la planète derrière deux joueurs de soccer : le Portugais Cristiano Ronaldo (Real Madrid, 88 millions $) et l'Argentin Lionel Messi (FC Barcelone, 81,4 millions $).

  • Assistance
Avec ses 2430 matchs de saison régulière en 2016, la MLB a attiré 73,1 millions de spectateurs, plus qu'aucun autre championnat dans le monde, avec une fréquentation moyenne de 30 168 spectateurs par match. Mais c'est la NFL qui, de loin, domine le sport professionnel, nord-américain et mondial, en termes de fréquentation moyenne (68 400 spectateurs par match).

Lors de sa dernière saison, la NBA s'est «contentée» de 22 millions de spectateurs pour une fréquentation moyenne de 17 864 spectateurs par match, tandis que la LNH n'est pas loin (21,5 millions de spectateurs et 17 481 spectateurs par match en 2015-2016). À titre de comparaison, la très populaire Premier League anglaise a attiré un total de 13,8 millions de spectateurs, pour une moyenne de 36 451 spectateurs par match.

  • À la télé
À la télévision américaine aussi, la NBA n'arrive pas à rivaliser avec la NFL. L'audience moyenne d'un match de la NBA est de 7,3 millions de téléspectateurs, contre 16,6 millions pour une rencontre de la NFL. Les chiffres donnent le vertige lorsqu'on compare les audiences de la finale de la NBA et du Super Bowl : la finale entre Cleveland et Golden State a été suivie en moyenne par 20,3 millions de téléspectateurs, avec une pointe à 31 millions pour le septième et dernier match remporté par les Cavaliers. Le dernier Super Bowl a attiré une moyenne de 111,9 millions de téléspectateurs, ce qui en fait l'événement sportif annuel le plus regardé au monde (la dernière finale de Coupe du monde de soccer, en 2014, a elle été suivie par un milliard de téléspectateurs sur la planète).

Conséquence, la NBA et la NFL ne boxent pas dans la même catégorie pour les droits de télévision. La NFL reçoit de ses différents diffuseurs 7,2 milliards $ par an jusqu'en 2022, tandis que la NBA inaugure cette saison un nouveau contrat qui lui garantit 2,7 milliards $ par an jusqu'en 2025, contre 930 millions $ dans le précédent contrat.

Le baseball majeur reçoit 1,5 milliard $ par an (4 millions de téléspectateurs par match), bien plus que la Ligue nationale de hockey (633 millions $, 1,8 million de téléspectateurs).

  • Valorisation
Avec ses stades gigantesques, son contrat de télévision XXL et son Super Bowl, produit d'appel sans rival dans le monde, la NFL est de loin le championnat le mieux valorisé par le magazine économique Forbes. Sa valorisation a grimpé en 2016 à 74,8 milliards $, soit 2,3 milliards $ par concession.

Selon Forbes, le baseball majeur est mieux valorisé que la NBA avec une valeur totale de 38,6 milliards $ (1,3 milliard $ par équipe), contre 37,4 milliards $ (1,2 milliard $ par équipe). La Ligue nationale de hockey ne soutient pas la comparaison avec une valorisation totale de 15,2 milliards $, soit 500 millions $ par équipe.

Selon Forbes, les Cowboys de Dallas (NFL) sont l'équipe qui a le plus de valeur au monde (4,2 milliards $), devant le Real Madrid (3,65 milliards) et le FC Barcelone (3,55 milliards $), deux fleurons du soccer uropéen. Autre poids lourd du soccer, Manchester United, longtemps référence du sport business, est cinquième (3,32 milliards) de ce classement monopolisé par les équipes américaines comme les Yankees de New York (MLB, 3,4 milliards $), les Knicks de New York (NBA, 3 milliards $), les Redskins de Washington (NFL, 2,85 milliards $), les Giants de New York (NFL, 2,8 milliards $) et les Lakers de Los Angeles (NBA, 2,7 milliards $).

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