Thierry Pellerin virevolte avec l'élite

À 19 ans, le Lévisien Thierry Pellerin participera... (Le Soleil, Erick Labbé)

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À 19 ans, le Lévisien Thierry Pellerin participera à sa première Coupe du monde du 7 au 9 octobre en Hongrie.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Dans deux semaines, Thierry Pellerin virevoltera là où peu d'hommes de la région de Québec l'ont fait avant lui : lors d'une compétition internationale de gymnastique. L'athlète de Lévis participera à l'épreuve de la Coupe du monde disputée à Szombathely, en Hongrie, du 7 au 9 octobre.

Selon son entraîneur, Martin Bordeleau, il faut remonter aux Jeux olympiques de 1968 et à Roger Dion pour voir le dernier athlète de la région se mesurer à l'élite mondiale en gymnastique. «Ça me rend fier», réagit Pellerin, du club Gymnamic, spécialiste du cheval d'arçons. «Souvent, c'était Montréal, les meilleurs en gym. Je suis content de montrer que Québec aussi, on peut se débrouiller.»

Pour se qualifier, Pellerin a dû impressionner un seul homme : Tony Smith, l'entraîneur de l'équipe nationale. Grâce à sa victoire à Élite Canada en février, le Lévisien de 19 ans se fait remarquer.

Smith lui demande ensuite de travailler une routine «avec un niveau de difficulté très, très élevé», digne d'une finale olympique. Pellerin se fracture toutefois le poignet. Une longue réhabilitation l'attend. Près de six mois avant de revenir à 100 %, calcule le gymnaste aujourd'hui. Il s'entraîne à un bras pendant que l'autre est plâtré!

Malgré cette embûche, il parvient en septembre à effectuer sa nouvelle routine lors d'un camp d'entraînement. Smith est convaincu et l'invite en Hongrie. L'athlète ne compte pas y faire de la figuration. Même s'il s'agit de sa première Coupe du monde, de sa première compétition hors Canada, de son premier voyage en Europe, il vise une place en finale. Dans les huit premiers. Trop de pression?

«Je réagis bien sous pression. Le stress, je le gère bien. Ça m'aide, en fait», répond le jeune homme. Une finale ferait écarquiller bien des yeux. Et lui permettrait sans doute de participer à d'autres coupes du monde.

Trop facile, le trampoline

Pellerin a sept ans lorsque son entourage remarque ses culbutes. «Ce sont vraiment mes amis, mes animateurs au terrain de jeu, mes parents qui me voyaient tout le temps sur les mains, en train de jouer, de faire de la gymnastique tout seul.»

Il est d'abord attiré par le trampoline, mais il déchante vite. Trop facile. Ses parents l'inscrivent plutôt à des cours de gymnastique. Les frères Martin et Simon Bordeleau le prennent sous leur aile dès le départ.

Des débuts modestes, se souvient Pellerin. Les anciens locaux de Gymnamic étaient plutôt... rudimentaires. «On était obligés de monter et de démonter le gymnase à chaque soir», raconte Pellerin, en parlant de ses deux premières années. Gymnamic déménage ensuite dans l'école secondaire Les Etchemins, où Le Soleil a rencontré Pellerin, mardi.

Vers 15 ans, il se concentre sur le cheval d'arçons, une monture qui lui sied bien. «Je crois que je l'ai naturel. Ça ne me prend pas beaucoup de temps avant d'acquérir un nouveau mouvement. Il y a beaucoup de mouvements que j'ai eus sans entraîneur, en regardant des vidéos sur Internet.»

Bordeleau le décrit comme un fier compétiteur, un athlète à son meilleur lorsque ça compte. On le sent fier d'avoir amené aussi loin ce garçon de sept ans aux cheveux longs qui est entré dans le club il y a 12 ans. «C'est pas un gymnaste qui nous est arrivé déjà entraîné. C'est nous qui l'avons pris. Et on l'a monté de zéro. C'est un produit de chez nous!»

Et les Jeux olympiques?

Pour Thierry Pellerin, les Jeux olympiques ne sont pas exclus, mais il devra diversifier ses forces. Car la grande danse du sport s'ouvre généralement aux athlètes qui excellent dans plusieurs des six engins de la gymnastique : cheval d'arçons, sol, saut, anneaux, barres parallèles, barre fixe. Pellerin ne s'entraîne pas sur les trois derniers, des appareils où il «n'avait pas un grand potentiel d'amélioration», selon Martin Bordeleau. À moins de devenir le meilleur au monde aux arçons, ajoute Bordeleau. Il serait alors difficile de l'exclure d'une formation olympique.

Sportif, artiste et homme d'affaires

«[J'en fais] tous les jours.» C'est vrai de la gymnastique, mais Thierry Pellerin parle ici de la photographie, son autre passion. À 17 ans, il a lancé une petite entreprise de photo. Deux ans plus tard, il y accorde beaucoup de temps. «Je viens de faire mon premier mariage», dit-il en souriant. Ses talents lui ont valu un prix lors du Concours intercollégial de photo, le printemps dernier. Il étudie en arts visuels au Cégep de Sainte-Foy et compte s'inscrire en graphisme à l'université.

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