Ferrari au creux de la vague

Malgré les insuccès chez Ferrari, Sebastian Vettel reste... (AFP, Patrik Stollarz)

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Malgré les insuccès chez Ferrari, Sebastian Vettel reste calme.

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Daniel Ortelli
Agence France-Presse
Hockenheim

Dépassée dimanche à Hockenheim par Red Bull au Championnat du monde des constructeurs de Formule 1, la Scuderia Ferrari va devoir finir la saison 2016 en trombe pour éviter une nouvelle crise à Maranello.

Son pilote vedette, Sebastian Vettel, reste calme. Il positive, mais le mal semble profond, face à des rivaux mieux armés, Mercedes et Red Bull. «Nous avons beaucoup appris en juillet, c'était un processus pas évident à gérer, difficile à accepter, mais il va nous être utile en fin de saison. Nous voulons finir devant Red Bull», a dit le quadruple champion du monde, pour qui les statistiques sont cruelles.

Alors qu'il était rentré six fois dans le top 4 lors des huit premières manches de 2016 (dont cinq podiums), Vettel est en panne sèche depuis Bakou : zéro pointé en Autriche, à cause d'une crevaison spectaculaire, puis huit points de moyenne entre Silverstone et Hockenheim, pendant que les pilotes Red Bull multipliaient les podiums : trois pour Max Verstappen, deux pour Daniel Ricciardo.

«Nous avons désormais deux rivaux au lieu d'un seul. Red Bull s'est amélioré et nous ne pouvons pas le nier, ce sont des concurrents très forts», a dit Maurizio Arrivabene dimanche soir, dans le paddock d'Hockenheim. Le directeur de la gestion sportive de la Scuderia était abattu, laminé, épuisé. Bien moins flamboyant qu'en 2015, quand il a pris les commandes, à la demande du pdg Sergio Marchionne, et quand Vettel a battu trois fois les Mercedes.

Sur la piste, l'Allemand, en plein doute, en arrive même à faire le contraire de ce que lui demande son équipe sur la radio de bord, comme dimanche à Hockenheim : il est resté en piste quand ils lui ont demandé de rentrer pour changer de pneus, en fin de course.

«Je me suis trompé, j'aurais dû les écouter, ils avaient raison», a admis l'ex-pilote Red Bull, après coup. «En fin de relais, nos pneus étaient un peu usés, donc je ne voulais pas faire un dernier relais trop long. J'ai été trop conservateur, alors que j'aurais peut-être pu mettre un peu de pression sur les gars de devant [les pilotes Red Bull]».

Conservatrice Scuderia

Trop conservatrice, c'est un peu la marque de fabrique de cette Scuderia qui a du mal à se renouveler de l'intérieur, en profondeur.

Côté pilotes, Kimi Räikkönen, 36 ans, a été prolongé d'un an, jusqu'à fin 2017, alors qu'un pilote plus jeune aurait injecté un peu de sang neuf dans le dispositif italien.

Côté ingénieurs, à la suite du départ inattendu de James Allison la semaine dernière, le recours aux vieilles recettes est aussi privilégié. Tous les trois mois, la presse italienne évoque des contacts avec Ross Brawn, l'ex-directeur technique des années de gloire avec Michael Schumacher (2000-2004). Sauf que Brawn, 61 ans, très à l'aise depuis la vente de Brawn GP, préfère aller à la pêche où se promener en Jaguar pour aider la lutte contre le cancer de la prostate.

La nouvelle «piste» mène à l'Irlandais Paddy Lowe, directeur technique de Mercedes-AMG... qui ne trahira jamais l'équipe allemande. Quant à Jock Clear (ex-Mercedes), arrivé récemment chez Ferrari et souvent mis en avant en juillet, «il a déjà beaucoup de pouvoir alors qu'il n'avait pas de grosses responsabilités chez Mercedes», sourit un journaliste italien, inquiet.

Il n'y a pas encore le feu dans la maison rouge mais la perspective de rouler à Monza, début septembre, devant les tifosi italiens et sous les yeux du redoutable Sergio Marchionne, va mettre les troupes de la Scuderia sous pression. «Ferrari doit réduire l'écart avec Mercedes au plus vite», disait Marchionne début mai.

«Tout est encore ouvert, Ferrari peut encore gagner le championnat», ajoutait le pdg à col roulé, mi-juin, juste avant que Vettel (2e) et Räikkönen (4e) raflent 30 points à Bakou, au GP d'Europe. Depuis, plus grand-chose, enfin si peu, face à des Red Bull en plein renouveau.

Les résultats du mois de juillet sont sans appel : Milton Keynes 116 - Maranello 65, en quatre GP. Vous avez dit «crise»?

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