Transat: le Tales 2, dominant du début à la fin

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L'équipage du Tales 2 célèbre sa victoire en Class40 à son arrivée à Saint-Malo.

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(Québec) Souvent défié, jamais dépassé. En tête des monocoques depuis le golfe du Saint-Laurent, le Tales2 dirigé par Gonzalo Botin a été le premier voilier de 40 pieds à franchir le fil d'arrivée de la 9e Transat Québec-Saint-Malo, vendredi, de l'autre côté de l'Atlantique.

Mais c'est une heure et demie derrière l'équipage espagnol que s'est jouée toute l'intensité du sprint final avec quatre bateaux entrés au port breton dans l'intervalle de 13 minutes. Ce qui a permis à Isabelle Joschke, à la barre du Generali-Horizon Mixité, et à Catherine Pourre, du Eärendil, de devenir les deux premières femmes skippers de l'histoire de la Transat à grimper sur le même podium et les premières tout court depuis la victoire de Karine Fauconnier, en 2004.

Même si cinq autres navires, tous des trimarans, se sont amarrés avant eux aux remparts de la cité corsaire, Botin et ses trois équipiers remportent le volet le plus prestigieux de la course, les concurrents y étant beaucoup plus nombreux. Ils font main basse sur les 18 000 $ remis aux vainqueurs en Class40, plus riche récompense de la compétition. Le chèque est de 12 000 $ pour Joschke et de 9000 $ pour Pourre.

«On est très fiers de pouvoir faire la compète contre les bateaux français et de bien faire», a commenté Botin en français aux journalistes venus l'accueillir sur le quai. Les équipages français occupent de la deuxième à la cinquième position au classement final de la Class40.

«C'est une course mythique depuis toujours, des gens qui ont gagné cette course sont des mythes de la voile», a poursuivi le skipper vainqueur. «On est très orgueilleux, très fiers d'avoir gagné. Être au palmarès aux côtés de gens comme Loïck Peyron, c'est quelque chose de spectaculaire.»

Botin, son second Pablo Santurde del Arco, Antonio Piris et Carlos Ruigomez viennent de Santander, au nord de l'Espagne, au bord du golfe de Gascogne. Botin et Santurde se sont échauffés à bord du Tales 2 en gagnant l'Atlantic Cup, en mai, une course au large de la côte est américaine.

16 juillet mémorable

Pour franchir les 2897 milles nautiques (mn) ou 5365 kilomètres séparant Québec de Saint-Malo, trajet qu'il a en réalité bouclé en 3000,05 mn, le Tales 2 aura mis 11jours, 22 heures, 42 minutes et 56 secondes. Un jour et sept heures de plus que le record de l'épreuve pour un monocoque datant de 1992. Mais le 16juillet du Tales2 restera dans les annales avec 373,6mn (691,9km) parcourus, nouvelle marque pour la catégorie.

«Le bateau est très rapide, mais il faut aussi savoir le faire aller vite. Il faut le connaître, c'est un bateau délicat. Il y a des réglages qu'il faut connaître, sinon il ne va pas vite. Alors, c'est les deux! Le bateau va vite, mais surtout tout l'équipage a été super», a expliqué Botin à propos du voilier dessiné par son frère Marcelino.

Le marin de 48 ans conserve une impression très positive de son premier passage au Canada. Il a adoré Québec et garde une pensée pour les gens chaleureux de Rimouski, qui l'ont accueilli lors de sa remontée du fleuve vers la ligne de départ. Les paysages de la Gaspésie et de Saint-Pierre-et-Miquelon restent aussi gravés dans son esprit.

«J'ai adoré le Saint-Laurent, mais j'aimerais avoir le temps d'explorer un peu. La prochaine fois, je vais revenir en croisière!» a promis Botin.

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