L'équipage du Musandam Oman Sail secouru par un pétrolier

Le Musandam Oman Sail, photographié le 20 juin.... (Photo tirée de Twitter, Équipe Oman Sail)

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Le Musandam Oman Sail, photographié le 20 juin.

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(Québec) Le Musandam Oman Saila chaviré dans la nuit de samedi à dimanche, 830 kilomètres à l'est de Saint-Pierre-et-Miquelon. Heureusement, les cinq membres d'équipage du deuxième plus gros voilier de la Transat Québec-Saint-Malo sont sains et saufs.

L'un d'eux est le résidant de Stoneham, Damian Foxall, une légende dans son Irlande natale. Les cinq hommes ont passé sept heures dans (ou sur) le bateau renversé, a expliqué dimanche le président de Voile internationale Québec, Sylvain Gagné. Le Musandam, un trimaran de 21 mètres, avait pris le départ mercredi avec son adversaire de la classe Ultime, le Spindrift 2 (40 mètres), trois jours après le reste de la flotte.

Gagné a raconté le fil des événements au Soleil depuis Saint-Malo. La météo n'était pas mauvaise au moment de l'accident, a-t-il souligné. Le voilier de Sidney Gavignet filait alors à 30 noeuds (55 km/h) vers la Bretagne, mais il s'agit pour lui d'une vitesse normale. «On ne connaît pas encore les circonstances du chavirage», a indiqué le grand patron de la Transat.

Cellule de crise

Ce qu'on sait, c'est qu'après l'accident, l'équipage du Musandam a rapidement contacté son équipe de terre et le comité de course, qui a mis sur pied sa cellule de crise.

«Tout ça est établi dans des protocoles, a rappelé Gagné. Ça se fait très, très vite.» Dans les minutes suivant cet appel, un hélicoptère s'est dirigé depuis Terre-Neuve vers le lieu de l'accident. Il a dû faire une pause sur une plate-forme pétrolière pour remplir son réservoir d'essence, étant donné la grande distance à parcourir.

Une fois près du lieu de l'accident, toutefois, impossible d'apercevoir les marins à cause de la brume. Pendant ce temps, un pétrolier, le Torme Alexandra, était dérouté vers le Musandam. Muni d'un zodiac, l'équipage du cargo a pu extirper les cinq hommes de leur fâcheuse position.

Un hélicoptère devait venir les chercher sur le cargo alors qu'ils s'approchaient de la côte pour les amener à St. John's, a dit Sylvain Gagné.

L'équipe de terre du Musandam s'est aussi rendue vers la capitale terre-neuvienne. L'une de ses tâches sera d'affréter un bateau pour se rendre jusqu'à l'épave afin de la récupérer. On ignore dans quel état se trouve le voilier.

Il s'agit du premier abandon dans la Transat Québec-Saint-Malo depuis 2008, alors que trois concurrents avaient dû mettre hâtivement fin à l'aventure. Il y a quatre ans, lors de la huitième présentation de la course, les 25 voiliers au départ avaient rallié l'arrivée, en Bretagne.

En juin 2013, un trimaran MOD70 similaire au Musandam avait chaviré devant plusieurs caméras au cours d'une régate près du port de Dublin. Les images spectaculaires montrent le Spindrift, petit frère du Spindrift 2, se retourner complètement sous la force du vent. Yann Guichard, actuel patron du Spindrift 2, était alors skipper de ce voilier. Deux marins ont été blessés. Le Musandam prenait part à cette course.

L'Arkema s'accroche à la position de tête

L'infortune du Musandam Oman Sail a relégué la compétition au second plan, mais 25 voiliers poursuivent leur chemin dans l'Atlantique, dont 24 depuis maintenant plus d'une semaine. Et rien n'est joué à l'avant-plan!

À 22h, dimanche, l'Arkema était toujours au premier rang de la course, avec des écarts similaires à ceux de la veille sur ses deux poursuivants chez les Multi50. Le trimaran de Lalou Roucayrol conservait donc 47 kilomètres d'avance sur le French Tech Rennes Saint-Maloet 87 sur le Ciela Village. Ils étaient alors tout près du sud de l'Irlande. La Manche s'amène donc à grands coups de vent, mais les conditions météo annoncent un ralentissement à son approche. Parfait pour une finale serrée.

Chez les Class40, le Tales 2 tenait bon lui aussi. Il a même accentué son avance sur l'Imerys, toujours deuxième. Elle était dimanche soir de 31 kilomètres. Le Black Pepper-Les P'tits Doudous, le Generali-Horizon Mixité et le Solidaires en Peloton-ARSEP complètaient le top 5.

«Il fait froid, beaucoup de brouillard et c'est très humide, nous sommes trempés et glacés en permanence. C'est pas toujours fun et le rythme est extrêmement soutenu», a écrit le skipper du Solidaires, Thibaut Vauchel-Camus. Et, comme un avertissement : «Celui qui est devant est toujours celui qui a le plus à perdre!»

Le Spindrift 2 vers un nouveau record

Quant au Spindrift 2, parti mercredi, il était à 338 kilomètres de l'Arkema. Il file vers un nouveau record absolu du parcours. La marque à battre est de 7 jours, 20 heures et 24 minutes.

Selon les estimations, il arrivera mercredi matin, tout juste après les premiers Multi50. Détenu par le FenêtréA Cardinal d'Erwan Le Roux depuis 2012, le record dans cette catégorie est de 9 jours, 14 heures et 21 minutes. Si les prédictions s'avèrent justes, il sera abaissé aussi.

Le premier Class40 se pointerait le bout de la coque trois jours plus tard. Mais le conditionnel est ici fort essentiel...

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