Le Spindrift 2 prend les meneurs en chasse

Le Spindrift 2 file à 60 km/h et... (AFP)

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Le Spindrift 2 file à 60 km/h et devance son seul adversaire de la classe Ultime par 800 kilomètres.

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(Québec) Les 26 voiliers de la Transat Québec-Saint-Malo ont profité de conditions idéales pour faire de la vitesse, samedi. Résultat net : les écarts se creusent entre les bateaux. Et le classement, contrairement aux marins, n'est pas trop chamboulé. Mais les chiffres enregistrés tard samedi soir laissaient croire à un ralentissement.

N'empêche, le Spindrift 2 demeure plus rapide que les autres et continue sa spectaculaire progression. À 22h samedi, sur une route plus au sud dans l'Atlantique Nord, le trimaran de 40 mètres s'attaquait déjà aux trois seuls voiliers qu'il n'a pas doublés, les Multi50 Arkema, French Tech Rennes Saint-Malo et Ciela Village. Il leur concédait alors plus de 700 kilomètres.

Mais ce chiffre diminuera en vitesse, car le Spindrift avance

20 km/h plus rapidement qu'eux. Rappelons qu'il est parti trois jours après le reste de la flotte, mercredi, avec son compagnon de la classe Ultime, le Musandam Oman Sail. Ce dernier, ralenti par des orages au large de la Gaspésie vendredi matin, a rattrapé plusieurs monocoques dans l'Atlantique depuis et présentait une vitesse semblable à son adversaire direct, samedi soir. Il est toutefois 850 kilomètres plus loin.

«On navigue à 30-35 noeuds depuis plusieurs heures et les pointes de vitesse au-dessus des 40 noeuds [74 km/h] sont fréquentes», a raconté Dona Bertarelli, co-skipper du Spindrift, en matinée. «Les coups de raquettes brusques et inattendues occasionnés par les barreurs successifs rendent la vie à l'intérieur difficile. Rien ne peut être fait sans se tenir fermement. Même assis, il n'est pas rare de se retrouver suspendu en lévitation pendant un court instant.»

Le Tales 2 résiste à l'Imerys

En Class40, le Tales 2 de Gonzalo Botin résistait toujours à la poussée de son principal adversaire, l'Imerys de Phil Sharp. À 22h, le bateau espagnol détenait 9,4 kilomètres d'avance sur son menaçant rival britannique. En franchissant 691,9 kilomètres en 24 heures, le Tales a d'ailleurs battu la marque de sa catégorie (664,8 km), détenue depuis 2012 par le Campagne de France de Halvard Mabire et Miranda Merron. «La vraie course commence maintenant», a dit Botin par radio, samedi matin.

Le top 4 est complété par le Black Pepper-Les P'tits Doudous (Armel Tripon) et le Generali-Horizon Mixité (Isabelle Joschke), mais ils étaient samedi soir plus loin que jamais du sommet, environ 80 km.

Petit pépin pour le Région Normandie (7e). Il a frappé un objet flottant non-identifié, ce qui l'a forcé à l'arrêt. Aucun dommage visible, mais le skipper Benoît Charron semble craindre une avarie. «Ne vous inquiétez pas si c'est un coureur boiteux que vous suivrez sur vos écrans, nous savons bien que nos perfides poursuivants n'auront aucune pitié...» a-t-il affirmé de son langage coloré.

Chez les Multi50, l'Arkema (Lalou Roucayrol) menait par 55 kilomètres sur le French Tech (Gilles Lamiré) et le Ciela Village (Thierry Bouchard), au coude-à-coude samedi soir. Restait alors 1586 kilomètres à l'Arkema avant d'atteindre Saint-Malo. La Transat est longue de 5365 km.

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