Transat Québec-Saint-Malo: le Spindrift 2 s'éclate

Le Spindrift 2 détient plus de 500 kilomètres... (AFP, Florence Cassisi)

Agrandir

Le Spindrift 2 détient plus de 500 kilomètres d'avance sur son rival de la classe Ultime, le Musandam Oman Sail.

AFP, Florence Cassisi

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Depuis qu'il a contourné la bouée de Percé aux petites heures du matin vendredi, le Spindrift 2 file à toute allure, répondant aux attentes placées en lui.

Vendredi soir, à 22h30, après seulement 54 heures de course dans cette Transat Québec-Saint-Malo, le trimaran de 40 mètres s'attaquait déjà à l'Atlantique. Il détenait alors plus de 500 kilomètres d'avance sur son rival de la classe Ultime, le Musandam Oman Sail.

La bête conduite par Yann Guichard et Dona Bertarelli avait déjà doublé six retardataires chez les monocoques, partis trois jours plus tôt qu'elle. Tout ça alors que l'équipage du Spindrift 2 s'est dit un peu déçu de sa première journée dans le Saint-Laurent!

Bref, s'il continue de surfer à plus de 60 km/h comme il l'a fait vendredi, le Spindrift 2 devrait facilement abaisser le record de la compétition, 7 jours,

20 heures et 24 minutes, détenu depuis 1996 par Loïck Peyron sur Fujicolor II.

Chez les Class40, la lutte à cinq s'est transformée vendredi après-midi en performance solo. Alors que les voiliers sont déjà bien entrés dans l'Atlantique, le rapide Tales 2 de l'Espagnol Gonzalo Botin s'est distancé de ses rivaux. Mais son dauphin, l'Imerys, du Britannique Phil Sharp, regagnait du terrain en fin de soirée. À 22h30, Botin détenait 13,5 kilomètres d'avance sur Sharp. Grand perdant de la journée, le Solidaires en Peloton-ARSEP de Thibaut Vauchel-Camus, premier pour un temps, se retrouvait cinquième à plus de 30 km du meneur.

Devant lui, deux voiliers qui demeurent dans le coup, le Generali-Horizon Mixité (Isabelle Joschke), troisième, et le Black Pepper-Les P'tits Doudous (Armel Tripon), quatrième.

Conditions parfaites

En après-midi vendredi, les conditions semblaient parfaites pour la haute vitesse chez les meneurs. «Je viens de céder la barre après probablement la plus excitante navigation qu'on peut demander», a écrit Sharp dans son journal de bord. «Nous avançons à une moyenne de 17 noeuds 

[31,4 km/h]. Un rêve pour un navigateur en haute-mer!»

Après le V and B jeudi, ce fut au tour du Matouba (17e sur 19) de Bertrand Guillonneau de faire un arrêt à Saint-Pierre-et-Miquelon, dans son cas pour réparer une voile. Une pause de plus de huit heures.

Du côté des Multi50, le Ciela Village de Thierry Bouchard a connu un bon début de journée, dépassant même le French Tech Rennes-Saint-Malo (Gilles Lamiré) au deuxième rang. Ce dernier a toutefois remis les pendules à l'heure, mais la lutte demeure belle entre les deux trimarans. Ils concèdent toutefois plusieurs dizaines de kilomètres au grand meneur de la course, l'Arkema (Lalou Roucayrol).

«On avait envie de voir des icebergs, mais on ne les a pas vu!» a dit Karine Fauconnier, équipière sur l'Arkema et gagnante de la Transat en 2004. «Dans des conditions ventées, le bateau est à l'aise. [Mais] c'est un bateau plutôt... très inconfortable. [...] C'est assez bien, mais j'ai connu plus confort comme type de bateau», a-t-elle rigolé par vacation radio.

«Une pensée pour notre fête nationale endeuillée et notre beau pays», a conclu la Française, en référence à l'attentat terroriste de Nice.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer