Départ de la Transat: météo difficile, mais nombreux curieux

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(Québec) Le temps frais et la grisaille n'ont pas empêché des centaines de curieux, sur l'eau comme sur la terre ferme, d'assister au départ de la 9e Transat Québec-Saint-Malo.

À mesure que s'élevaient, une à une, les voiles de ces bolides des mers, le spectateur pouvait déjà sentir l'ampleur du défi qui attend les 26 équipages inscrits. Au cours de la prochaine dizaine, ils franchiront 2897 miles nautiques (5365 kilomètres) pour rallier Saint-Malo, en France. Ils y arriveront bon premier comme bon dernier, ou entre les deux, voire pas du tout si survenait une avarie majeure.

La skipper Isabelle Joschke sur le classe 40 Generali a eu un aperçu des conditions de navigation parfois traîtres sur le fleuve lorsque son bateau s'est momentanément échoué lors d'une approche sur la rive sud peu avant le départ.

La veille, Alain Gautier, membre de son équipage, avait cette pensée sur Facebook. «Nous nous concentrons pour la première partie de course qui sera difficile dans le Saint-Laurent avec de nombreux points de passage obligatoire. À priori, on sera au près avec un vent médium et ça devrait mollir au fur et à mesure. Ensuite, pour la traversée de l'Atlantique, nous attendons, comme souvent à cette époque, du portant.»

Au près, portant. Pour le néophyte, il faut comprendre que les embarcations ont pris le départ avec un vent nord-est, donc de face. Le vent médium variait vers 13h entre 10 et 14 noeuds, 18 à 26 km/h.

C'est à cette heure précise que les quatre bateaux de la catégorie multi50, ont franchi la ligne de départ imaginaire à la hauteur du parc de la Jetée sur le boulevard Champlain. Ils ont ensuite commencé à remonter le fleuve en zigzaguant entre les rives.

Vingt minutes plus tard, 18 monocoques de la classe 40 et un seul de la classe open partaient à leur tour. De loin, les voiles qui se croisent donnaient l'illusion d'optique d'une collision imminente. C'est sous-estimer le talent des skippers et l'immensité du Saint-Laurent, bien qu'il soit étroit à cet endroit.

Plusieurs spectateurs avaient un oeil sur la voile bleue, blanche et turquoise du trimaran French Tech Rennes Saint-Malo. À bord se trouve un membre d'équipage, québécois d'adoption, le Français Charles Mony, qui habite Cap-Rouge. À la sortie du chapelet d'îles de Montmagny, à 17h, il était en troisième position, à moins de sept milles nautiques du meneur, le skipper Lalou Roucayol sur Arkema.

Au même moment, à la pointe est de l'île d'Orléans, l'Espagnol Gonzalo Botin, menait le bal sur le Tales 2 dans la classe 40. À ce stade de la course, tout est provisoire. Les vents comme les pépins peuvent changer le classement à tout moment.

Parlant pépin, le skipper Olivier Roussey sur le Obportus 3 en classe 40 en a connu un en s'échouant vers 16h entre l'île d'Orléans et la rive sud. Il devait attendre la marée haute avant de poursuivre la course. Il aussi devait s'assurer que son bateau n'avait subi aucun dommage.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, et son homologue de Saint-Malo, Claude Renoult, sont montés à bord du bateau de croisière Louis-Jolliet afin d'être aux premières loges. En bref impromptu de presse avant la course, M. Labeaume a vanté le partenariat pour les deux villes et s'est réjoui de la vitrine dont jouit la capitale. 

«Ce que les gens de Québec ne savent pas, c'est qu'il y a la présence d'une presse internationale très intéressante», a-t-il dit, ajoutant que la réputation de Saint-Malo comme ville maritime n'était plus à faire, mais que celle de Québec était encore à construire. «C'est un peu moins connu.»

Deux jours sur le fleuve

Les équipages sillonneront le Saint-Laurent jusqu'à son estuaire au cours des deux prochains jours. Les riverains du Bas-Saint-Laurent pourront observer les voiliers dès lundi, probablement de nuit pour les trimarans et au courant de la journée pour les monocoques. Puis ce sera au tour des résidents de Gaspé et de Percé, mardi, d'assister à ce spectacle qui ne revient qu'aux quatre ans depuis 1984.

Un dernier départ sera donné à Québec mercredi, soit celui des deux bateaux de classe ultime. Plus rapides, ces deux navires pourraient bien battre le record de la traversée établi à sept jours, 20 heures, 24 minutes par le multicoques Fujicolor II en 1996.

Chez les monocoques, le record est détenu depuis 1992 par le Merit. Il est de 10 jours, 15 heures, 44 minutes. Avec David Rémillard

Horaire pour le Bas-Saint-Laurent

Les résidents du Bas-Saint-Laurent ont l'opportunité de voir défiler les courseurs à des endroits précis. Il y a quatre bouées de passage où les bateaux seront bien visibles de la rive sud. Les heures indiqués sont approximatives. Vous pouvez suivre l'évolution de la transat ici.

Rimouski

1er multi : lundi, le 11 juillet vers 2h

1er mono : lundi, le 11 juillet vers 11h

Matane

1er multi : lundi, le 11 juillet vers 8h

1er mono : lundi, le 11 juillet vers 19h

Gaspé

1er multi : mardi, le 12 juillet vers 6h

1er mono : mardi, le 12 juillet vers 14h

Percé

1er multi : mardi, le 12 juillet vers 8h

1er mono : mardi, le 12 juillet vers 18h

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