Durant rejoint Curry à Golden State

Kevin Durant a tranché. Il quitte le Thunder... (AFP, Andrew Yates)

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Kevin Durant a tranché. Il quitte le Thunder d'Oklahoma City pour aller rejoindre Stephen Curry et les puissants Warriors de Golden State.

AFP, Andrew Yates

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Associated Press
Oklahoma City

Kevin Durant va rejoindre Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green chez les Warriors de Golden State, dont le «Big Four» fait déjà peur...

Le joueur par excellence de la NBA en 2014 en a fait l'annonce dans un article de The Player's Tribune, lundi, bien qu'il ne puisse pas officiellement signer une entente avec sa nouvelle formation avant le 7 juillet.

La décision de Durant était la plus attendue parmi les joueurs autonomes de la NBA, cet été. Celui qui a remporté le titre des marqueurs du circuit quatre fois a mené le Thunder d'Oklahoma CIty en finale en 2012. Il a aussi aidé l'équipe à atteindre la finale de l'Ouest quatre fois au cours des six dernières saisons. 

En plus de s'entretenir avec le Thunder et les Warriors, Durant a rencontré les dirigeants des Clippers de Los Angeles, des Spurs de San Antonio, du Heat de Miami et des Celtics de Boston.

«Cela me peine de savoir que je vais décevoir beaucoup de gens, mais je pense que c'est la bonne décision à ce moment précis de ma vie et de ma carrière. Je suis à un point de ma vie où il est aussi important de trouver des opportunités qui me permettent d'évoluer en dehors du terrain, en sortant de mes habitudes dans une nouvelle ville qui m'offre le plus grand potentiel. Avant de prendre ma décision, j'ai réfléchi à ce qui allait me permettre de poursuivre mon développement comme joueur», a-t-il insisté.

La motivation de Durant n'est pas d'ordre financier, même si Golden State va lui faire signer un contrat de deux ans d'une valeur de 54 millions $, car il aurait pu recevoir un salaire plus important en restant à Oklahoma City.

Les Warriors ont établi une marque de la NBA avec 73 victoires la saison dernière, en plus de mener la NBA pour les points marqués. Ils se sont toutefois inclinés en sept matchs devant LeBron James et les Cavaliers de Cleveland en finale.

Bogut et Barnes largués

Pour financer le recrutement de Durant, les Warriors ont coupé les ponts avec Andrew Bogut et Harrison Barnes, partis tous les deux à Dallas, Bogut, 31 ans, recevait un salaire annuel de 11 millions $ tandis que Barnes, 24 ans, récoltait, lui, à 9 millions $. Le pivot nigérian Festus Ezeli devrait être également libéré bientôt par Golden State.

Les dirigeants du Thunder, déçus, ont tout de même tenu à remercier celui qui incarnait leur équipe et qui était très investi dans la vie locale. «Kevin va laisser une marque indélébile sur cette équipe et sur tout l'Oklahoma, il restera l'un des pères fondateurs de notre équipe.» 

La NBA en proie à la fièvre des contrats

En seulement trois jours, les équipes de la NBA, profitant de l'explosion des droits de télédiffusion, se sont allègrement engagées à dépenser plus de 1,5 milliard de dollars en salaires et n'ont pas peur de susciter l'envie des joueurs de la NFL, jusque-là considérés comme les privilégiés du sport professionnel américain.

Q  Qui sont les grands gagnants?

R Depuis vendredi, tout le monde aux États-Unis, même ceux qui ne s'intéressent pas au basketball, connaît Mike Conley : grâce à son mirobolant contrat de 153 millions $ sur cinq ans, le meneur de Memphis est désormais le joueur le mieux payé de l'histoire de la NBA.

Il n'a pourtant jamais remporté de titre de champion, de trophée de MVP (Most valuable player) ou même participé au Match des étoiles.

Mais Conley (13,6 points et 5,6 passes décisives par match) fait partie de ces joueurs qui, à défaut de garantir un titre de champion, font gagner des matchs et remplissent des salles, une donnée capitale dans la business qu'est la NBA.

Ce calcul, Toronto l'a également fait pour DeMar DeRozan (135 millions $ sur cinq ans), comme Detroit pour Andre Drummond (130 millions $ sur cinq ans), Washington pour Bradley Beal (128 millions $ sur cinq ans), Charlotte pour Nicolas Batum (120 millions $ sur cinq ans) ou encore Boston pour Al Horford (113 millions $ sur quatre ans).

Q Pourquoi les salaires des joueurs-étoiles n'explosent pas?

R  Malgré ses deux trophées consécutifs de joueur le plus utile et son titre de champion en 2015, la vedette de Golden State, Stephen Curry, n'est «que» le 48e joueur le mieux payé de NBA avec ses 12,1 million $. Il a, c'est vrai, signé son contrat en 2012, bien avant qu'il devienne la terreur des parquets.

Les salaires sont encadrés : il existe un plafond salarial par équipe qui peut être d'ailleurs dépassé, à condition de payer des pénalités, la «taxe de luxe», comme Cleveland qui va devoir payer 54 millions $.

Le plafond salarial est passé de 70 millions $ pour 2014-2015 à 90 millions $ en 2015-2016, d'où la récente explosion des salaires. Un plafond qui va grimper à 107 millions en 2016-2017.

Pour garantir l'équité de la compétition et, accessoirement, protéger les bénéfices des propriétaires d'équipes, les salaires sont régis par une convention collective pointilleuse.

Le «contrat maximal» dont rêve tout joueur ne peut ainsi pas excéder plus de 9 millions $, ou 25 % du plafond salarial de l'équipe, si le joueur a moins de six ans d'expérience dans la NBA. Il peut grimper jusqu'à 27,5 millions $ pour un joueur qui joue dans la NBA depuis plus de 10 ans, comme LeBron James.

Mais le syndicat des joueurs veut renégocier cette convention collective dès 2017, car les recettes de la NBA sont en train d'exploser et les joueurs réclament une plus grosse part du gâteau. Un lock out ou une grève qui retarde voire annule une saison n'est pas à exclure.

Q  D'où vient l'argent?

R Les géants de l'audiovisuel Turner et ESPN, une filiale de Disney, se sont engagés à débourser 24 milliards $ sur neuf ans pour diffuser 164 des 1230 matchs de la saison régulière, plus l'intégralité des séries éliminatoires.

À partir de 2016-2017, ils vont donc verser 2,6 milliards $ par saison, contre 930 millions jusque là, soit un bond de 180 %.

Et ce n'est pas tout. Chaque équipe négocie la vente de ses droits de télédiffusion à un diffuseur local. Les Lakers de Los Angeles ont ainsi touché le gros lot quand le cablo-opérateur Time Warner Cable a signé un contrat de 20 ans d'une valeur de 4 milliards $, soit 200 millions $ par saison.  Avec AFP

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