Il n'y aura aucun voilier québécois à la Transat Québec-Saint-Malo

Les skippers Éric Tabardel et Damien De Pas... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Les skippers Éric Tabardel et Damien De Pas ont notamment remporté la course Halifax-Saint-Pierre-et-Miquelon en juillet 2010.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Il n'y aura pas de voilier québécois à la Transat Québec-Saint-Malo. Éric Tabardel a annoncé jeudi que son Bleu 35 ne participera pas à la neuvième présentation de la compétition, faute de financement.

Tabardel espérait recueillir 80 000$, l'argent nécessaire pour faire la régate transatlantique à coût nul. L'objectif était d'obtenir l'appui d'un commanditaire principal, mais les différentes approches tentées n'ont finalement rien donné, malgré plusieurs moments d'espoir.

«On l'a vu venir. Mais c'est sûr qu'on est déçus, a commenté Tabardel, jeudi matin. Encore dans les derniers jours, il y a du monde qui essayaient de faire bouger les choses.»

Il affirme avoir été en contact avec des attachés politiques au ministère des Transports jusqu'à la dernière minute. Mais même s'ils avaient débloqué des fonds dans les prochains jours, ç'aurait été trop peu, trop tard.

«On ne peut pas attendre, attendre et attendre. On s'était fixé début juin comme date ultime. Là il reste deux semaines, et on n'a pas encore vu la couleur de l'argent. Préparer le bateau, c'est une montagne de travail. C'est pas comme préparer une partie de Monopoly», illustre Tabardel.

«Un peu ridicule»

Il espère maintenant que les autorités politiques québécoises apprendront de la situation. «Ils doivent se trouver un peu ridicules de ne pas avoir d'équipage [à leurs couleurs] sur la ligne de départ», a-t-il lancé.

Lorsqu'il avait rencontré Le Soleil en mars, peu après avoir confirmé son inscription, Tabardel ne s'était pas gêné pour déplorer le peu d'intérêt pour la voile - et les marins - au Québec. Il avait affirmé avoir envoyé des dossiers «un peu partout» et avoir reçu «très, très peu de réponses». Le temps n'a pas arrangé les choses pour le Madelinot.

En 2008, le Bleu avait démâté un mois avant la course, mettant fin aux espoirs de Tabardel de participer à sa première Transat. Il s'est repris en 2012, terminant 16e sur les 20 voiliers de la Class40.

Tabardel garde toutefois espoir pour la 10e Transat, en 2020. Il rencontrera bientôt un commanditaire potentiel qui lui permettra peut-être de bâtir un plan d'attaque pour les quatre prochaines années : «L'histoire du Bleu n'est pas finie».

Deuxième mauvaise nouvelle

Il s'agit de la deuxième mauvaise nouvelle pour la Transat en quelques semaines. Le champion en titre, Erwan Le Roux, a annoncé fin mai que son Fenêtré A Cardinal avait subi des dommages trop sérieux pendant The Transat (Plymouth-New York) pour participer à la Québec-Saint-Malo.

D'autres inscriptions de dernière minute se sont toutefois ajoutées, ce qui fait que le nombre de voiliers participants demeure à 28.

Quelques bateaux sont d'ailleurs déjà amarrés au bassin Louise, alors que plusieurs autres se pointeront à Québec dans les prochains jours. Le départ de la Transat 2016 est prévu le 10 juillet, après une dizaine de jours d'activités à Québec et Lévis.

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