Lewis Hamilton remporte le GP du Canada

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Le pilote de l'écurie Mercedes adore le circuit Gilles-Villeneuve. Il est monté sur la première marche du podium montréalais pour la cinquième fois, dimanche.

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La Presse Canadienne
Montréal

Lewis Hamilton (Mercedes) a remporté le Grand Prix de Formule 1 du Canada pour la cinquième fois, dimanche, et il a dédié sa victoire au légendaire Muhammad Ali.

Après avoir franchi le fil d'arrivée et officialisé son 45e sacre en carrière en F1, Hamilton a récité sur les ondes de la radio la célèbre phrase du boxeur décédé le 3 juin : «Fly like a butterfly, and sting like a bee». Il a également effectué quelques jabs après s'être extirpé de son bolide, dans la zone réservée au vainqueur.

«C'est rare que je dédie une victoire à quelqu'un, mais je ne pouvais faire autrement cette fois-ci», a évoqué celui qui avait auparavant triomphé dans la métropole en 2007, 2010, 2012 et 2015. «Honnêtement, je ne sais trop pourquoi, j'ai pensé à lui pendant les 15 derniers tours. Il avait une personnalité unique et disait ce qu'il pensait vraiment, a-t-il ajouté. J'aimerais être davantage comme lui, avoir autant de charisme que lui, avoir plus de confiance à l'approche d'un combat. Et puis, nous avons des antécédents familiaux similaires. Donc, c'est véritablement quelqu'un à qui je m'identifie.»

Hamilton a aussi prévalu en s'élançant de la pole position au Grand Prix du Canada pour la quatrième fois de sa carrière, après avoir réalisé l'exploit en 2007, 2010 et 2015.

Départ canon de Vettel

La course s'est toutefois révélée plus enlevante que prévu, notamment à cause du départ canon de Sebastian Vettel (Ferrari), qui a surpris les deux Mercedes. «Je ne sais pas pourquoi je suis parti si vite», a confié le quadruple champion du monde. «Je me suis forgé une belle avance au premier tour, mais je l'ai laissée s'envoler dans la dernière chicane.»

La course s'est finalement jouée sur le choix des pneus, un enjeu particulièrement important en raison du temps frais de dimanche. La stratégie d'un arrêt aux puits de Mercedes a fait la différence, puisque Vettel a plutôt opté pour deux arrêts.

«L'équipe m'avait informé de la durée de vie des pneus ultra-tendres et de ce qu'ils pouvaient m'offrir en termes d'adhérence, mais j'en doutais», a admis le principal intéressé. «Puis, au 25e tour, on a opté pour les pneus tendres et ils ont été fantastiques.»

Surprenant Bottas

À la surprise générale, Valtteri Bottas (Williams), parti septième, a terminé troisième. Il s'agit du deuxième podium consécutif du pilote finlandais à Montréal, après sa troisième place en 2015.

«Montréal a toujours été très bonne avec moi», a convenu Bottas, qui a opté pour une stratégie d'un seul arrêt, comme Hamilton. «Nous savions que cette piste serait favorable à notre voiture, mais ça n'a pas été facile.»

Max Verstappen (Red Bull), qui a triomphé il y a un mois au Grand Prix d'Espagne, a terminé quatrième. Le coéquipier de Hamilton, Nico Rosberg, a connu une journée difficile et a abouti en cinquième position.

Felipe Massa (Williams), le seul pilote à avoir amassé des points à chaque course jusqu'ici cette saison, a vu sa séquence arriver à terme lorsqu'il a été contraint à l'abandon au 38e tour.

Au classement général, Rosberg est toujours en tête avec 116 points. Il ne dispose plus que de neuf points d'avance sur Hamilton (107), tandis que Vettel (78) a repris le troisième rang à Daniel Ricciardo (72). La course au championnat reprendra la fin de semaine prochaine, avec le premier Grand Prix de Bakou, en Azerbaïdjan.

Les ennuis de Rosberg se poursuivent

Après un irrésistible début de saison, la guigne semble s'acharner sur Nico Rosberg. Le pilote Mercedes a tant bien que mal réussi à limiter les dégâts, dimanche, mais il a été écarté du podium pour une troisième épreuve de suite lors du Grand Prix du Canada.

Une tentative de dépassement - une troisième en six tours - auprès du jeune Max Verstappen (Red Bull) dans la dernière chicane de la course l'a envoyé dans la zone d'évitement, mais il a tout de même pu franchir la ligne d'arrivée au cinquième rang. «J'ai essayé de remonter, a expliqué Rosberg. Ça ne s'est pas mal passé et, après, Verstappen a bien joué et je n'avais pas assez d'essence, alors je ne pouvais pas attaquer tous les tours.»

Le pilote Red Bull avait effectué un solide travail aux 64e et 65e tours pour fermer la porte dans les règles de l'art et protéger férocement sa quatrième place. «C'était très difficile parce que son rythme était très bon, mais nous avons réussi à le laisser derrière, a raconté Verstappen. Je crois que ce dernier tour était assez spectaculaire.»

Les choses se dessinaient pourtant bien pour Rosberg, qui s'était élancé de la deuxième place sur la grille de départ. Mais un léger contact avec son coéquipier Lewis Hamilton au premier virage l'a forcé à sortir de piste, puis à revenir au 11e rang, alors que le premier tour de l'épreuve n'était pas encore complété.

«À Barcelone, j'ai fait l'extérieur sur lui et ça a marché très bien, alors j'ai réessayé la même chose, sinon j'accepte de rester derrière», a lancé Rosberg, visiblement de mauvais poil. «Donc j'ai essayé. Il a été limite agressif, il m'a touché, il m'a élargi, alors j'ai été dehors, mais c'est comme ça. C'est la course.»

Les manches retroussées

L'Allemand s'est retroussé les manches, puis a regagné quelques positions, si bien qu'il pointait au sixième échelon à la mi-course. Il n'était cependant pas au bout de ses peines puisqu'une crevaison lente l'a obligé à effectuer un deuxième arrêt aux puits au 52e tour, alors qu'il était en cinquième place.

Depuis ses quatre victoires consécutives pour amorcer la saison, Rosberg n'a pu faire mieux que cette cinquième place. Il a été forcé à l'abandon en Espagne à la suite d'une collision avec Hamilton avant de terminer septième à Monaco.

Ces résultats décevants font en sorte qu'il n'a amassé qu'un total de 17 points en trois courses tandis que Hamilton a signé la victoire lors des deux dernières épreuves. Il s'est ainsi approché à neuf points de Rosberg et du premier rang au classement des pilotes. «Ce n'est pas le moment de penser à ça», a simplement tranché l'Allemand, qui semblait tout de même agacé.

Et la grande perdante est... Red Bull

Le jeune pilote de l'écurie Red Bull, le... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot) - image 4.0

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Le jeune pilote de l'écurie Red Bull, le Néerlandais Max Verstappen, a tenu tête à Nico Rosberg de Mercedes pendant presque toute la course, le devançant au final au quatrième rang. Une rare célébration pour Red Bull à Montréal.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

Red Bull a pris un pari et elle l'a perdu. L'équipe autrichienne n'a pu compter sur le temps frais de dimanche au Grand Prix de Formule 1 du Canada pour s'approcher de Ferrari. Au contraire, elle s'est révélée la grande perdante de la fin de semaine.

Samedi, à l'issue des qualifications, les pilotes Red Bull avaient indiqué qu'ils miseraient sur le temps frais pour limiter la dégradation de leurs pneus. Leur stratégie de deux arrêts aux puits s'est avérée la mauvaise. Max Verstappen a terminé la course au pied du podium, tandis que Daniel Ricciardo, le vainqueur à Montréal en 2014, a abouti loin derrière, en septième place.

L'Australien a d'ailleurs cédé son troisième rang au classement des pilotes à Sebastian Vettel (Ferrari), qui a terminé deuxième. De plus, il ne dispose maintenant que d'un coussin de trois points devant Kimi Räikkönen (Ferrari).

À l'issue de l'épreuve présentée sur le circuit Gilles-Villeneuve, Ricciardo fulminait. «Nous avons eu de la difficulté dans le trafic et nous n'avons pas pu vraiment nous mettre en marche», a-t-il confié sèchement.

Verstappen, la jeune sensation de 18 ans, a offert le seul moment de réjouissance à son équipe en parvenant à défendre sa quatrième place à l'issue d'une belle lutte contre la puissante Mercedes de Nico Rosberg.

Les principales rivales de Red Bull au championnat des constructeurs, Ferrari et Williams, ont réalisé des coups d'éclat en s'emparant respectivement des deuxième et troisième marches du podium montréalais.

Williams prend confiance

«De toute évidence, les résultats du week-end nous donnent beaucoup de confiance pour les prochaines courses», a convenu Valtteri Bottas, qui a offert une troisième place à Williams. «J'avais l'impression que la voiture était très bonne [dimanche]. J'ai pu mettre de la pression sur Räikkönen dès le début de la course, puis sur les Red Bull. Les prochaines épreuves devraient être intéressantes.»

C'était le même son de cloche chez Ferrari, qui se préoccupait davantage de Red Bull que de Mercedes au début de la fin de semaine. L'amélioration apportée au moteur Ferrari, notamment au niveau du turbo, semble avoir porté ses fruits. En conférence de presse d'après-course, le ton avait complètement changé chez Vettel.

«Nous sommes plus proches [des Mercedes] que jamais auparavant, a souligné l'Allemand. Parfois, c'est surréel. Vous savez, il y a tellement de passion chez Ferrari. Nous travaillons d'arrache-pied chaque jour pour améliorer notre voiture.

«Personnellement, je n'ai jamais douté de nos capacités, a-t-il ajouté. Cette voiture a fait un bond de géant depuis le début de la saison. C'est notre premier week-end où tout a fonctionné normalement, donc c'est formidable. Nous sommes sur une belle lancée.»

Coderre se fait rassurant sur l'avenir de la course à Montréal

Selon Denis Coderre, il y aura un Grand... (Archives La Presse) - image 6.0

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Selon Denis Coderre, il y aura un Grand Prix à Montréal en 2017, même si les travaux ne sont pas effectués.

Archives La Presse

Le maire de Montréal Denis Coderre s'est fait rassurant sur l'avenir du Grand Prix du Canada, dimanche, quelques jours après que le grand patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone, eut remis en question sa pérennité.

Jeudi, Ecclestone avait pressé l'administration Coderre de respecter l'entente conclue en 2014, qui incluait des investissements de 32,6 millions $ pour l'amélioration des installations du circuit, sans quoi il pourrait disparaître.

Les travaux, qui devaient initialement être achevés pour 2017, doivent comprendre la rénovation des garages, de la tour de contrôle et de l'antenne médicale. Or, rien n'a encore été fait à ce niveau.

«Nous connaissons tous Bernie», a lancé M. Coderre, sourire en coin. «Chaque fois qu'il y a un Grand Prix, il y a des questions et nous devons clarifier quelques éléments. Il a clairement dit depuis le jour 1 que le Grand Prix du Canada est un des trois meilleurs. Nous le savons tous. Non seulement au chapitre des assistances, mais aussi pour les pilotes. Il y a une vraie relation avec l'industrie de la course automobile et Montréal.»

M. Coderre a assuré qu'il avait discuté avec Ecclestone en compagnie du président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Pierre Desrochers, dans les derniers jours, pour s'entendre sur certaines modalités concernant les paddocks et aussi pour établir un nouvel échéancier pour l'achèvement des travaux. Le maire a ajouté qu'une année avait été fixée, mais qu'elle serait dévoilée «en temps et lieu».

Selon M. Coderre, il y aura un Grand Prix à Montréal en 2017, même si les travaux ne sont pas effectués. «Nous devions voir ce qui serait permanent et ce qui ne le serait pas, a-t-il précisé. Ce sont de petits détails, mais nous devons les respecter pour s'assurer que ce soit correct. Nous devions nous assurer que tout le monde soit sur la même longueur d'onde et c'est le cas maintenant. On est là pour offrir les conditions nécessaires pour la tenue d'un Grand Prix. [...] Nous nous sommes entendus sur ce que nous avions à faire et nous allons le faire.»

Terminé, l'affichage unilingue

Le maire de Montréal a aussi réagi sur la controverse entourant les publicités entièrement anglophones de l'entreprise brassicole hollandaise Heineken, placardées un peu partout sur le circuit Gilles-Villeneuve.

Sans vouloir déclencher une «guerre linguistique», M. Coderre a assuré que la situation serait corrigée à l'avenir. Depuis l'annonce du partenariat avec Heineken, jeudi, les amateurs de course croisent à répétition d'immenses panneaux où on peut lire «If you drive never drink» («Si vous conduisez, ne buvez jamais»).

«On va s'assurer que ça se fasse dans le respect parce qu'on est une métropole francophone, a commenté le maire. La question de la langue n'est pas une question de promotion, la question de la langue, c'est une question de ce que représente Montréal. Montréal est une métropole francophone avec une grande diversité, avec un contingent anglophone également, mais on va s'assurer que ça ne se reproduise plus.»

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