Stroll ne veut pas brûler d'étape avant d'atteindre la F1

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Lance Stroll a rencontré la presse, mercredi, à Montréal. Le Québécois domine le classement des pilotes en Formule 3.

La Presse Canadienne, Ryan Remiorz

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Montréal

Même si le promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier, rêve du jour où un pilote québécois succédera à Jacques Villeneuve dans l'univers de la Formule 1, Lance Stroll a indiqué qu'il ne veut pas brûler d'étape avant d'accéder à la série reine du sport automobile.

Après 12 courses en Formule 3, Stroll domine le classement des pilotes avec 166 points. Le pilote de 17 ans de Mont-Tremblant a déjà remporté trois courses en plus d'ajouter six top 5 pour l'équipe italienne Prema Powerteam. Malgré ces excellents résultats, il assure garder les deux pieds sur terre et ne pas trop songer à la F1.

«C'est important que je complète chaque étape de la bonne manière, sans prendre aucun raccourci, a noté Stroll, qui a participé à une rencontre de presse informelle à l'hôtel Le St-James, mercredi après-midi. On voit tellement de jeunes pilotes accéder rapidement - peut-être même trop rapidement - à la F1, et commettre beaucoup d'erreurs. Tu n'as qu'une seule chance de percer en F1, parce que si tu ne livres pas les résultats espérés, quelqu'un d'autre va prendre ta place.»

Rumeurs chez Williams

Les rumeurs vont pourtant bon train depuis quelques temps à l'effet que Stroll puisse officiellement faire le saut dès l'an prochain en F1 avec l'équipe Williams - il fait partie de son programme de développement des jeunes pilotes depuis novembre 2015 -, et le principal intéressé n'a rien fait pour les atténuer.

«Tout va dépendre des opportunités qui vont se présenter au cours des six prochains mois, que ce soit en GP2 ou encore en F1, a expliqué Stroll, qui compare son style de pilotage à celui de l'Espagnol Fernando Alonso. L'objectif, évidemment, c'est la F1. Si je complète l'année comme il le faut, je ne vois pas pourquoi je ne serais pas prêt à faire le saut en F1. [...] Déjà, on sait que les contrats des pilotes Williams Valtteri Bottas et Felipe Massa arriveront à échéance à la fin de la saison, alors c'est très possible (qu'un volant soit disponible).»

Stroll a cependant rappelé qu'il y aura de nombreux candidats pour ce poste hautement convoité chez Williams, qui occupe présentement le quatrième rang du championnat des constructeurs en F1 avec 66 points - loin derrière Mercedes (188), Ferrari (121) et Red Bull (112). Il a notamment évoqué les noms d'Alex Lynn, en GP2, et du vétéran Paul di Resta, en DTM, comme candidats potentiels.

En attendant qu'une décision soit prise, Stroll aura l'opportunité de passer le week-end du Grand Prix de F1 du Canada dans les garages de Williams, où il effectuera essentiellement du travail dans les coulisses. Il reprendra ensuite ses activités en F3 les 24 et 26 juin à Norisring, en Allemagne, après une pause de cinq semaines au calendrier.

Sécurité des pilotes: Stroll préfère le statu quo

Ayrton Senna, Dan Wheldon, Justin Wilson, Felipe Massa et Jules Bianchi. Ce sont quelques-uns des pilotes qui sont morts ou ont été gravement blessés à la tête au fil des dernières décennies alors qu'ils étaient en piste. Ces accidents ont récemment contraint la Fédération internationale de l'automobile (FIA) à étudier des solutions afin de protéger davantage le cockpit des bolides de course.

Deux solutions sont ressorties du lot au fil des derniers mois : le halo, tel que suggéré par Ferrari, et l'aeroshield, une espèce de pare-brise proposé par Mercedes. Interrogé à savoir quel concept il préférait, Stroll a indiqué qu'il ne privilégiait ni l'un, ni l'autre.

«Dans le passé, c'était un peu extrême; un pilote mourait à tous les week-ends, a-t-il d'abord rappelé. À l'époque de Senna et de Gilles Villeneuve, c'était beaucoup trop dangereux. De nos jours, Bianchi est le dernier à être mort en piste, mais ça faisait quelque chose comme 20 ans qu'un pilote de F1 n'était pas décédé au volant de sa voiture. Si on compare, je crois qu'il y a plus de décès dans les sports équestres.

«Personnellement, je pense donc que ça devrait rester comme c'est présentement, a-t-il ajouté. Je pense qu'en F1, il faut conserver un certain niveau de risque, sinon ce ne serait pas la F1. Je trouve ça fabuleux de voir le casque des pilotes à l'extérieur du cockpit. Et puis, il ne faut pas oublier que la F1 a beaucoup évolué au cours des dernières années au niveau de la sécurité.»

Après maintes consultations, une décision finale de la FIA devrait être prise le 1er juillet. Le concept qui sera retenu sera ensuite introduit à temps pour le début de la saison 2017 de F1. Stroll a indiqué qu'il se pliera à la décision des dirigeants de la FIA.

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