Rugby: remise de sa blessure, Magali Harvey espère une place pour Rio

Blessée le 31 janvier, la Québécoise Magali Harvey... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Blessée le 31 janvier, la Québécoise Magali Harvey a fait un retour remarqué à la fin mai avec l'équipe canadienne de rugby.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Lorsqu'elle s'est blessée au «bas du corps», le 31 janvier, Magali Harvey a sacré, choisissant ce fameux mot anglais de quatre lettres qui commence par «f».

Elle savait que c'était sérieux. Elle savait surtout que les Jeux olympiques de Rio s'en venaient à grands pas. «Un super bon timing», rigole-t-elle aujourd'hui.

Heureusement, la joueuse de rugby de Sainte-Foy s'est remise bien à temps de cette blessure dont elle préfère taire la nature, façon Canadien de Montréal. Elle a d'ailleurs fait un retour remarqué, les 28 et 29 mai, lorsque le Canada a remporté la cinquième et dernière tranche de la prestigieuse série de tournois de rugby à sept, à Clermont-Ferrand.

Harvey admet avoir connu certaines hésitations dans son jeu dans les premiers jours d'entraînement. «Ça s'en vient mieux. Une fois que t'es sur le terrain, tu n'y penses plus. Oui, j'ai eu des petites peurs des fois, parce que t'es plus en symbiose avec cette partie de ton corps. Alors aussitôt qu'elle se fait toucher, t'as comme un petit stress», explique Harvey d'une voix douce, qui tranche avec son intensité sur le terrain.

Mais ça n'a pas paru en France. À leur dernière compétition avant Rio, Harvey et ses coéquipières ont battu certaines de leurs bêtes noires, dont l'Australie en finale au compte de 29-19. Considérées comme les meilleures au monde, les Australiennes avaient terrassé l'unifolié 29-0 plus tôt en saison.

Les Canadiennes peuvent faire encore mieux qu'à Clermont-Ferrand, assure Harvey. «Ce qui est exceptionnel, c'est qu'on n'avait pas toute notre équipe. Il y avait encore des joueuses blessées. Et ce n'était pas un tournoi parfait. On a fait beaucoup d'erreurs», indique-t-elle. Mais le «7» canadien «commence vraiment à jouer en équipe», ajoute-t-elle pour expliquer ces récents succès.

Au classement cumulatif de la série, le Canada conclut la saison 2015-2016 en troisième place, derrière l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Angleterre et France ne sont pas loin derrière.

Pas assurée d'une place

Même si elle a été nommée meilleure joueuse au monde en 2014, la place de Harvey à Rio n'est pas assurée. Ses entraîneurs devront choisir 12 joueuses parmi les 25 qui font partie de l'équipe canadienne.

«Ça me fait peur parce qu'il faut que je rattrape quatre mois que j'ai manqués, lance-t-elle sans détour. Est-ce que je crois que je peux apporter à l'équipe? Oui. [...] Je crois vraiment que t'es aussi bonne que ton dernier match. J'espère que je ne me ferai pas sélectionner pour mon titre» de 2014.

Les joueuses sont unies, mais pas toujours facile de garder une belle ambiance dans l'équipe lorsqu'elle est le théâtre d'une telle compétition interne, admet la Fidéenne. «Mais est-ce qu'on le fait? Oui», rétorque-t-elle. «C'est pas ta coéquipière qui choisit l'équipe. Alors il n'y a aucune mauvaise intention. C'est compétitif, mais c'est positif», ajoute la rapide ailière, ancienne du Collège St. Lawrence et de l'Université St. Francis Xavier.

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