F1 et Indy, l'impossible pont

  • Une vue de Monaco lors du tour de qualification de Kimi Raikkonen (Ferrari) (AFP, Valery HACHE)

    Plein écran

    Une vue de Monaco lors du tour de qualification de Kimi Raikkonen (Ferrari)

    AFP, Valery HACHE

  • 1 / 8
  • Sebastian Vettel (Ferrari), lors des qualifications dans les rues de Monaco (AFP, ANDREJ ISAKOVIC)

    Plein écran

    Sebastian Vettel (Ferrari), lors des qualifications dans les rues de Monaco

    AFP, ANDREJ ISAKOVIC

  • 2 / 8
  • Le Brésilien Helio Castroneves ax essais d'Indianapolis (AP, Michael Conroy)

    Plein écran

    Le Brésilien Helio Castroneves ax essais d'Indianapolis

    AP, Michael Conroy

  • 3 / 8
  • Des Monégasques en maillot de bain semblent faire peu de cas du passage de Kimi Raikkonen (Ferrari) dans les rues de Monaco. (AFP, ANDREJ ISAKOVIC)

    Plein écran

    Des Monégasques en maillot de bain semblent faire peu de cas du passage de Kimi Raikkonen (Ferrari) dans les rues de Monaco.

    AFP, ANDREJ ISAKOVIC

  • 4 / 8
  • Le fameux «Yard of Bricks» du 500 milles d'Indianapolis (AP, Darron Cummings)

    Plein écran

    Le fameux «Yard of Bricks» du 500 milles d'Indianapolis

    AP, Darron Cummings

  • 5 / 8
  • Le trophée Borg-Warner du 500 milles d'Indianapolis (AP, Darron Cummings)

    Plein écran

    Le trophée Borg-Warner du 500 milles d'Indianapolis

    AP, Darron Cummings

  • 6 / 8
  • Romain Grosjean (Haas) aux qualifs de Monaco (AFP, JEAN CHRISTOPHE MAGNENET)

    Plein écran

    Romain Grosjean (Haas) aux qualifs de Monaco

    AFP, JEAN CHRISTOPHE MAGNENET

  • 7 / 8
  • Sebastian Vettel (Ferrari) aux qualifications près du port de Monaco (AFP, Valery HACHE)

    Plein écran

    Sebastian Vettel (Ferrari) aux qualifications près du port de Monaco

    AFP, Valery HACHE

  • 8 / 8

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
INDIANAPOLIS

À quelques heures d'intervalle, deux courses mythiques du sport automobile, les 500 milles d'Indianapolis et le Grand Prix de Monaco de Formule 1, s'élanceront dimanche, mais le pont sur l'Atlantique est difficile à construire tant ces deux championnats sont sur deux planètes différentes, à des années-lumière.

Entre l'ovale le plus célèbre du monde, vitrine de l'Indycar, et le circuit urbain de légende de la Principauté, porte-drapeau de la F1, peu de pilotes trouvent des points communs.

«En F1, il faut juste être dans la meilleure voiture. Quand j'ai failli remporter le titre [chez Williams], on était proche pendant toute la saison, mais je n'avais pas une Ferrari qui pouvait dominer. J'ai réalisé que pour gagner en F1, peu importe ton niveau, il faut être au bon endroit au bon moment. Ce n'est que ça», avance le Colombien Juan Pablo Montoya, lui qui a coupé les ponts avec la F1 dès 2006.

Pour les Américains, mordus de suspense et de retournements de situation, l'impression que la performance de la voiture est plus importante que la performance du pilote constitue donc l'une des raisons du peu d'attrait pour la F1.

«Les audiences télévisées aux États-Unis sont très faibles pour la F1, le NASCAR est 20 fois plus suivi», explique Eddie Cheever, ancien pilote de F1 dans les années 80, vainqueur des 500 milles et désormais consultant sur ESPN.

Mais pour les pilotes qui ont réussi à mettre un pied dans un baquet de F1, hors de question de repartir vers les États-Unis, à l'image du Mexicain Esteban Gutierez, engagée à Monaco dans l'une des deux voitures de l'écurie américaine Haas F1. «Je suis un pilote de Formule 1 et j'entends bien le rester», coupe-t-il.

Gene Haas, patron de Haas F1, avance une explication bien plus technique au désamour américain pour «le championnat le plus passionnant au monde», pour reprendre l'expression de Cheever. «La complexité de ces voitures et de ces moteurs va bien au-delà de tout ce que j'avais imaginé», confie Haas. C'est fascinant aussi pour les ingénieurs, c'est un vrai défi, et j'étais un peu naïf. Je pense aussi que les fans ne comprennent pas vraiment à quel point le niveau technique est élevé.»

En F1, les budgets sont énormes (de 140 à 340 millions $CAN par an), tout comme la quantité d'argent consacrée au développement des monoplaces, toutes différentes. En Indycar, tout le monde a le même châssis Dallara et deux moteurs très similaires sont disponibles : le Honda et le Chevrolet. Les budgets sont 20 fois moins élevés, en moyenne.

Absence de pilote américain

Haas est peut-être celui qui arrivera à rétablir les contacts entre les deux côtés de l'Atlantique. Première pierre : la création de son écurie, alors que les Américains n'avaient plus leur propre équipe depuis plus de 30 ans. Mais cela ne sera pas suffisant.

«Le plus important, c'est qu'un pilote américain décroche des succès. Au football, on suit d'abord une équipe, et après les joueurs. En course automobile, c'est le contraire : on suit d'abord le pilote», prévient Cheever.

«Il y a le souci du fuseau horaire, mais surtout l'absence de pilote américain. Il faut faire comme Red Bull. C'est un investissement de cinq ou dix ans minimum», insiste-t-il.

Spencer Pigot, 22 ans, débute cette année en Indycar, face à son compatriote Alexander Rossi, auteur d'un bref passage en F1 fin 2015. Il est 100 % d'accord avec Cheever. «La F1 est un énorme sport à l'échelle mondiale. Ce serait génial d'en faire partie. Gene Haas a ouvert une porte. S'il avait un pilote américain, la F1 serait plus populaire ici. C'est la prochaine étape».

Depuis 1950, il n'y a eu que deux champions du monde américains en F1 : Phil Hill (1961) et Mario Andretti (1978). «Quand Mario a gagné, l'intérêt était très élevé», se souvient Cheever, «puis ça s'est effondré. Il n'y avait plus personne.»

Première pole «glamour» pour Ricciardo

Daniel Ricciardo... (AFP, Andrej Isakovic) - image 3.0

Agrandir

Daniel Ricciardo

AFP, Andrej Isakovic

Daniel Ricciardo partira en pole position pour la première fois de sa vie de pilote de F1, dimanche, dans le cadre exceptionnel du Grand Prix de Monaco, le plus «glamour» de l'année.

Sur ce circuit où le pilote est plus important que le châssis et le moteur, Ricciardo (Red Bull) a signé un chrono exceptionnel de 1:13,622 pour devancer Nico Rosberg et Lewis Hamilton. «C'est un endroit spécial pour signer une première pole», a réagi le souriant Australien, entouré par les deux pilotes de Mercedes, visiblement dépités.

«Je vais dormir comme un bébé ce soir en sachant que j'ai réussi à faire ce que je voulais, c'est-à-dire obtenir ma première pole position», a ajouté Ricciardo, qui s'est approché à un dixième seulement du record absolu du tracé monégasque (3,3 km), un tour hors-normes de Kimi Räikkönen en 2006, dans une McLaren (1:13,532). «J'ai souvent réussi ici, dans d'autres catégories. J'espère que je reviendrai ici, à la même place [en conférence de presse] dans 24 heures.»

Moins de deux semaines après la victoire historique de son nouveau coéquipier Max Verstappen, Ricciardo a prouvé que Red Bull est de retour au plus haut niveau. «C'est bon pour la F1», a souri Hamilton, mais le coeur n'y était pas. Le Britannique partira devant Sebastian Vettel (Ferrari). La Scuderia n'a plus gagné à Monaco depuis 2001 et la victoire de Michael Schumacher.

Quant à Verstappen, la réalité monégasque l'a rattrapé de plein fouet quand il a tapé dans le rail de sécurité à la Piscine, dès son deuxième tour lancé en Q1. Éliminé pour le compte, le prodige néerlandais de 18 ans est rentré tête baissée au paddock, sur le port de Monaco. Deux semaines après son sacre historique à Barcelone, il partira en fond de grille. La F1 est un monde cruel, surtout à Monaco.  AFP et AP

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer