Audrey Vaillancourt à la retraite

Insatisfaite de ses résultats, Audrey Vaillancourt préfère accrocher... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Insatisfaite de ses résultats, Audrey Vaillancourt préfère accrocher ses skis et sa carabine.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Au terme d'une saison en-deçà de ses attentes et d'une passion pour la compétition qui s'amenuisait, Audrey Vaillancourt a opté pour la retraite. Son parcours en biathlon prend fin après une carrière de 12 ans.

La jeune femme de 24 ans en a fait l'annonce, lundi, dans son site Internet, à l'intérieur d'un texte qu'elle avoue avoir eu de la misère à écrire et intitulé : «La fin d'une belle aventure».

«J'ai décidé de prendre ma retraite du sport de haut niveau. Comme vous pouvez l'imaginer, cette décision n'a pas été facile à prendre et cela ne s'est pas fait du jour au lendemain. En cours de route, et au fil des déceptions, j'ai perdu un peu cette passion pour la compétition qui m'animait», explique-t-elle.

Audrey Vaillancourt - qui porte le nom de sa mère - est la soeur des frères Maxime et François Leboeuf, qui ont aussi pratiqué le biathlon sur les scènes nationale et internationale. En 2014, elle a raté sa sélection pour les Jeux olympiques et n'est pas parvenue à s'établir en Coupe du monde, en 2015, participant principalement à des courses de la Coupe IBU, une marche inférieure.

Aussi vite qu'une tortue...

«J'ai passé la dernière année à m'entraîner plus sérieusement que jamais auprès du reste de l'équipe nationale, à Canmore [Alberta], et mes attentes étaient assez élevées. Malheureusement, les résultats n'étaient tout simplement pas au rendez-vous. Alors que j'ai connu ma meilleure saison au champ de tir à ce jour, sur mes skis, j'allais aussi vite qu'une tortue, du moins à mes yeux...», raconte-t-elle.

«Une mauvaise saison n'est pas la fin du monde, mais pour moi, ce fut l'élément déclencheur d'une longue réflexion qui m'a amenée à me demander si le biathlon était réellement ce qui me rendrait heureuse ces prochaines années. Ça ne me tentait pas de faire encore cinq ans dans l'espoir de peut-être réussir un top 10. À la limite, je suis un peu soulagée, j'assume ma décision, j'étais rendue là et plein de belles choses m'attendent», a-t-ell précisé en entrevue.

Le hasard a voulu qu'elle participe à ses dernières courses dans sa région, puisque les Championnats canadiens ont eu lieu au Centre Myriam-Bédard, à Valcartier, en mars. Elle y a remporté l'épreuve de 12,5 km en départ groupé, en plus de décrocher une médaille d'argent et une autre de bronze en courses individuelles de 7,5 km et 10 km.

En début d'année 2016, Le Soleil avait présenté un long portrait de l'étudiante en traduction dont l'objectif était de participer aux Jeux de Pyongchang (2018) après avoir été réserviste à ceux de Sotchi (2014). Elle philosophait aussi sur son avenir.

«Autant j'essaie de voir à long terme, autant chaque année je me pose la question : est-ce que j'aime ce que je fais? Et pourquoi je le fais? Combien de temps je veux bien le faire encore? Le sport va bien, mais ma vie va bien aussi. Si demain matin je me blesse et que c'est fini les Olympiques, je ne regretterai rien. Parce que c'était malade! J'ai tellement une belle vie que ça relativise», a-t-elle confié au collègue Jean-Nicolas Patoine.

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