Une équipe de canoë-kayak à la croisée des chemins

Frédéric Jobin (à droite), entraîneur-chef de l'équipe nationale... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Frédéric Jobin (à droite), entraîneur-chef de l'équipe nationale de sprint, et Étienne Morneau, maintenant jumelé à Ryan Cochrane.

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(Québec) L'équipe canadienne de canoë-kayak est à la croisée des chemins! Si les Jeux olympiques de Rio pointent à l'horizon, ils demeurent encore un objectif lointain pour la plupart des athlètes en processus de sélection. À ce jour, le Canada n'a qualifié que deux embarcations, ce qui entraînera une restructuration interne, même si ce nombre pourrait grossir au cours des trois prochaines semaines.

Dès mercredi, au bassin de Lake Lanier, à Gainesville (États-Unis), on tient les essais canadiens, dont le K1 200 m masculin et le K1 500m féminin pour confirmer qui ira à Rio. À moins d'avis contraire, le double champion du monde de la discipline, Mark de Jonge, recevra son billet. Émilie Fournel vise la même chose en K1 500.

Pour le reste de la flotte, les essais serviront à déterminer qui sera mandaté pour courir aux Championnats panaméricains, tenus au même endroit du 19 au 22 mai, tentative ultime pour se rendre à Rio. Des places pour les coupes du monde sont aussi à l'enjeu.

«Juste deux bateaux qualifiés pour les Jeux, c'est du jamais-vu. Caroline [Brunet] et Adam [van Koeverden] ont fait passer le Canada pour une puissance mondiale, mais on a juste eu la chance d'avoir des athlètes incroyables qui pratiquaient notre sport. On est loin de dire que notre système fonctionne, et l'absence du K4 aux Jeux de 2012 et 2016 le démontre. Il faut se questionner et il va y avoir de gros changements dans notre fédération. On est dans le groupe A des sports subventionnés au pays, mais ce n'est pas avec de tels résultats qu'on va le rester. Si on continuait comme ça, ce serait de fermer les yeux sur ce qui se passe», admet sans détour Frédéric Jobin, entraîneur de l'équipe nationale de sprint (200 m) qui est basée à Lac-Beauport.

Brassage de cartes

Il a récemment brassé les cartes des duos en K2 200 en raison de résultats mitigés ces dernières années. Ainsi, Ryan Cochrane et Étienne Morneau, de Lac-Beauport, font désormais tandem, tout comme Hugues Roussel et Marc-Alexandre Gagnon.

«Les deux équipes vont très bien, mais ce qui importe le plus, c'est que le bateau soit assez vite pour battre celui de l'Argentine, aux Panams, ce qui n'est pas chose faite», a avoué Jobin, en soulignant qu'une injection de fonds avait profité aux pays de l'Amérique du Sud. 

Tous deux de Lac-Beauport, Pierre-Luc Poulin, tentera d'aller aux Panams en K2 1000 avec Brian Marsisi, tandis qu'Andréanne Langlois cible le K1 200, contre sa partenaire d'entraînement Fournel, notamment. Le Canada sera aussi à la recherche d'un billet pour le Brésil en K2 200, K1 1000, K2 1000 chez les hommes ; en K1 200 et K2 500 chez les dames ; et dans toutes les épreuves de C1 et C2.

«Ce que je dis à mon monde, c'est de ne pas regarder trop loin devant. Si on se projette dans le futur, on perd toute notre attention. La première chose à faire, c'est de gagner les essais. Après, ce sera de gagner aux Panams, et même là, on n'est pas rendu à Rio parce qu'il y aura une sélection interne à la suite des résultats dans les deux premières étapes de la Coupe du monde», reconnaît Jobin, dont l'athlète américain qu'il entraîne (Tim Horsnby) a franchi une première étape en remportant le K1 200 aux essais américains, samedi.

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