Rosberg impérial en Russie

Nico Rosberg a profité des mésaventures de Lewis... (AFP, Yuri Kochetkov)

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Nico Rosberg a profité des mésaventures de Lewis Hamilton et de Sebastian Vettel pour décrocher la pole position du Grand Prix de Russie qui sera disputé dimanche à Sotchi.

AFP, Yuri Kochetkov

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Agence France-Presse
Sotchi

Impérial et bien aidé par les mésaventures de ses adversaires lors des qualifications samedi, Nico Rosberg partira en pole position dimanche au Grand Prix de Russie.

En quête d'une septième victoire de suite et d'une quatrième cette saison, Rosberg a tiré le maximum de sa Mercedes, mise à part une petite erreur de freinage lors de son dernier tour rapide. Auteur de sa 24e pole en carrière et de sa deuxième de la saison, il se verra débarrassé - au moins dans un premier temps - des menaces Lewis Hamilton, Sebastian Vettel, voire Kimi Räikkönen.

«D'autres pilotes ont eu des malchances et le tracé me favorise, mais une course de Formule 1 n'est jamais facile», a tempéré Rosberg.

Hamilton devra se contenter du 10e rang au départ, les ennuis de moteur qui l'ont mis à l'arrière du peloton en Chine ayant refait surface. «En quittant la piste après la deuxième séance, j'ai ressenti la même chose qu'au Grand Prix de Chine», a expliqué le coéquipier de Rosberg. «Il n'y a rien que je peux y faire, mais je n'abandonne jamais. J'espère juste faire un bon premier tour, et ensuite que le bolide me permette de batailler vers l'avant.»

Hamilton s'est dit fort intrigué par ce qui a cloché, demandant le plus de détails possible à son équipe. Le directeur de Mercedes, Toto Wolff, a parlé d'une bête défaillance causée par une surchauffe d'un élément du système récupérant l'énergie de la voiture. «Nous devons savoir si nous avons vraiment identifié la racine du problème», a-t-il indiqué.

Hamilton a aussi prévenu que la piste russe se prête difficilement aux dépassements, encore moins quand on part 10e. «Même s'il y a de longs passages droits, ce n'est pas facile d'y gruger des places», a dit le Britannique.

Pour éviter que Rosberg ne continue de creuser un gouffre en tête du championnat - il mène par 36 points -, Hamilton devra pourtant effectuer une nouvelle belle remontée. En Chine, il avait atteint la 7e position à l'arrivée, cédant 19 points à son coéquipier.

Quant à Vettel, il a bien signé le deuxième chrono des qualifications - à tout de même sept dixièmes de seconde de Rosberg -, mais le changement de boîte de vitesses sur sa Ferrari entraîne un recul de cinq places sur la grille. «J'espérais un écart plus petit», a reconnu, dépité, le quadruple champion du monde.

«Nous partons du côté propre de la piste et je m'attends à une bonne course», a ajouté Vettel. «Il n'y a eu que trois courses de disputées. Ce n'est pas encore le moment de rendre les armes. [...] Nous travaillons très dur, mais chez Mercedes, ils font la même chose. Nous ne sommes pas dans une cour de récréation, c'est un immense défi, nous voulons être les meilleurs et pour ça il faut commencer par battre les meilleurs.»

Räikkönen troisième

Quant à Räikkönen, il sera troisième sur la grille, mais son rythme en qualifications l'a relégué à 1,246 de la pole! «J'aurais pu décrocher le deuxième ou le troisième temps, mais dans mon dernier tour j'ai complètement raté le dernier virage et suis parti en glissade», a-t-il regretté.

Entre la Mercedes de Rosberg et la Ferrari de Räikkönen s'est glissée la Williams de Valtteri Bottas. «Je suis content, mais c'est demain qui compte», a commenté le Finlandais.

Moteurs moins chers mais plus bruyants

Des moteurs moins chers et plus bruyants. Voilà ce que la F1 promet pour la période 2017-2020. Dès la prochaine saison, les motoristes (Mercedes, Ferrari, Renault, Honda) factureront chaque unité motrice un million d'euros (1,43 million $CAN) de moins qu'en 2016 à leurs clients. Puis, en 2018, le tarif sera réduit de trois millions d'euros supplémentaires. Selon le motoriste, la facture pour une équipe cliente en 2016 varie entre 21,5 et 28,6 millions $CAN.

Par ailleurs, «des contraintes concernant le poids, les dimensions et les matériaux des unités motrices vont être instaurées en 2017 et en 2018» afin d'éviter autant que possible de longues périodes de domination d'une écurie comme ce fut le cas récemment avec Ferrari (2000-2004), Red Bull (2010-2013) ou Mercedes-AMG (2014-2015). La Fédération internationale de l'automobile a aussi souligné que les motoristes «effectuent des recherches prometteuses pour améliorer le son» des moteurs, avec un objectif de mise en service «en 2018 au plus tard». Les nostalgiques des hurlements des gros V12 et V10 critiquent fortement le bruit rauque et bien plus faible des motorisations hybrides qui équipent les F1 depuis 2014.

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