Les piles de Laurent Dubreuil sont à plat

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La fin de saison de Laurent Dubreuil a été plombée par la maladie. Le patineur de Saint-Étienne-de-Lauzon a terminé sa campagne en Coupe du monde au neuvième rang.

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(Québec) Ces temps-ci, Laurent Dubreuil passe beaucoup de temps au lit. Pas parce qu'il baptise sa nouvelle maison avec la belle Andréanne. Le patineur de vitesse se remet lentement d'un mystérieux virus qu'il a craint être une mononucléose, ou même pire, une hépatite.

À son grand dam, cette maladie a gâché sa fin de saison. Mais à son grand soulagement, Dubreuil a appris mardi qu'il ne souffrait ni d'une hépatite ni de la mononucléose. La première option l'inquiétait beaucoup. Il s'agirait plutôt d'un virus comparable à celui causant la mononucléose. Qui qu'il soit, l'intrus accable le spécialiste de la longue piste de 23 ans depuis presque trois mois.

Un foie enflé et un surplus de fer dans le sang ont alerté la médecin Mireille Belzile, au retour de Dubreuil au Québec, à la mi-mars. Il semble maintenant que seul le temps lui permettra de recouvrer la forme. «Je suis vraiment soulagé», a-t-il confié au Soleil, mercredi, à propos de ses récents résultats médicaux. «Mon taux de fer a aussi diminué depuis, ça montre un retour à la normale.»

Dubreuil se rappelle un mal de gorge durant l'étape de Coupe du monde de Stavanger, en Norvège, fin janvier. Mais rien pour alarmer celui qui y avait fini en cinquième et huitième places des deux courses de 500 mètres. Jusqu'aux Championnats du monde sprint fin février, à Séoul, en Corée, où il a pris les 16e et 17e rangs sur la même distance contre les mêmes adversaires.

«Mes temps étaient beaucoup plus lents qu'à l'habitude», environ une demi-seconde, une éternité sur 500 m en longue piste. «Je me demandais si c'était la fatigue accumulée de la saison... Je me sentais faible, amorphe. La constance est l'une de mes grandes forces et là, ce n'était plus ça du tout.»

Analyse confirmée la deuxième fin de semaine de mars, à Heerenveen, aux Pays-Bas, pour les finales de la Coupe du monde. Dubreuil y a terminé 12e et 9e sur 12 concurrents. S'il y en avait eu 20, il aurait atterri plus loin au classement, croit-il. Malgré qu'il s'agissait de l'une de ses meilleures journées sur le plan technique.

«Mais je n'avançais pas! C'est comme si mes jambes avaient décidé que ma saison finissait à la fin de janvier au lieu de la mi-mars», résume celui qui aura conclu la campagne de Coupe du monde au neuvième rang. L'an dernier, la fierté de Saint-Étienne-de-Lauzon avait été vice-champion de la saison.

Autres examens à venir

Le voilà donc au repos. Piaffant toujours d'impatience pour reprendre l'entraînement chaque mois d'avril, il a enfourché son vélo il y a deux semaines pour se rendre à l'évidence que l'énergie n'y était pas. Il a donc rangé sa bécane et ne remontera pas en selle avant la semaine prochaine, et ce, pour seulement de courtes sorties au début.

Récemment, il dormait trois heures de plus qu'à l'habitude par nuit, sans se trouver plus dynamique au lever. Il dit maintenant aller «un peu mieux... j'imagine». Une échographie du foie et de nouvelles prises de sang pourraient bientôt lui en révéler davantage sur la nature exacte du fameux virus.

Le «truck» Morrison

Denny Morrison... (AP, Jens Meyer) - image 3.0

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Denny Morrison

AP, Jens Meyer

Quand Laurent Dubreuil a su, il lui a tout de suite envoyé un message de prompt rétablissement par Facebook, n'espérant pas de réponse immédiate. Denny Morrison a pourtant vite répondu à son ami et coéquipier de l'équipe canadienne de patinage de vitesse longue piste quelques jours à peine après avoir subi un accident vasculaire cérébrale. «Il m'a dit que dans les circonstances, il va bien», affirme Dubreuil. Qui se rappelle bien sûr le grave accident de moto de Morrison, il y a un an. Il se demande donc si la retraite s'avère inévitable pour le quadruple médaillé olympique. «Mais dans son dernier tweet, il dit que c'est ''un nouveau chapitre dans ma préparation pour [les JO de] 2018''. Et si quelqu'un est capable de revenir après tout ce qui lui est arrivé, c'est bien Denny. Ce gars-là est un truck», illustre Dubreuil. 

En nomination aux Maurice

Grâce à ses performances de l'hiver 2015, où il a récolté une médaille aux Mondiaux par distance et le rang de vice-champion de la saison de Coupe du monde, Laurent Dubreuil est en nomination pour le titre du meilleur athlète masculin de niveau international au 43e Gala Sports Québec. Le 25 mai, la crème du sport amateur québécois se réunira au Parc olympique de Montréal pour la remise des trophées Maurice. Le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges Alex Harvey est en lice contre Dubreuil. L'entraîneur de Dubreuil, Gregor Jelonek, responsable du programme de patinage de vitesse longue piste à l'anneau de Sainte-Foy, est également nommé. Karen Paquin (rugby), Mathieu Roy (softball), Raphaël Auclair (vélo de montagne), Maud Chapleau (volleyball), Lucie Guillemette (volleyball, officielle) et le Pentathlon des neiges (événement) représenteront aussi la région à ce gala. Le Gala de l'athlète de la région de Québec, tenu le 12 mai, considère pour sa part les performances d'avril 2015 à avril 2016. 

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