Des Jeux olympiques d'un pays en crise à l'autre

La «grande prêtresse» Katerina Lehou, une actrice grecque,... (AFP, Aris Messinis)

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La «grande prêtresse» Katerina Lehou, une actrice grecque, a allumé la flamme olympique lors de répétition générale, mercredi.

AFP, Aris Messinis

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Lou Economopoulos
Agence France-Presse
Olympie

Dans l'ancienne Olympie, site des premiers Jeux dans l'Antiquité, Grecs et Brésiliens vont momentanément mettre de côté les crises frappant leurs pays pour allumer jeudi avec tout le décorum de rigueur la flamme des Jeux olympiques de Rio 2016.

La cérémonie, dont la répétition générale s'est déroulée sans aucun accroc mercredi, lancera officiellement le relais de la flamme, qui doit rallier le stade de Maracana le 5 août pour l'ouverture des Jeux à Rio, après une traversée de l'Atlantique et plus de 20 000 km à travers le Brésil.

Si le soleil est de la partie, la flamme sera allumée à ses rayons par la «grande prêtresse» Katerina Lehou, une actrice grecque, selon un rituel à la mode antique inauguré pour les Jeux hitlériens de Berlin, en 1936. La symbolique olympique de la flamme date, elle, de l'Antiquité, quand un feu demeurait allumé à Olympie pendant toute la compétition.

Dans une lente chorégraphie, l'actrice, revêtue d'une longue tunique plissée crème et entourée d'un choeur, allumera ensuite la torche du premier porteur, le champion du monde grec de gymnastique Elefthérios Petrounias, qui passera le relais à l'ancienne vedette brésilienne de volleyball Giovane Gavio.

Avant d'être remise aux organisateurs brésiliens, le 27 avril dans le stade de marbre qui accueillit les premiers Jeux modernes en 1896, la flamme parcourra la Grèce et ses grands sites antiques. Avec un détour cette année par le centre de réfugiés d'Eléonas, dans la banlieue d'Athènes, où un réfugié prendra le relais. Une innovation pour rappeler au monde le drame vécu par les réfugiés, notamment syriens, et les efforts livrés par la Grèce pour affronter en première ligne la crise migratoire qui divise l'Europe.

Équipe de 10 réfugiés à Rio

Le Comité international olympique, dont le président Thomas Bach avait visité Eléonas en janvier, a également décidé qu'une équipe de 10 réfugiés participera en tant que telle aux Jeux de Rio. Jusqu'ici 43 athlètes de haut niveau, qui sont aussi des réfugiés, ont été déclarés admissibles pour participer aux jeux de Rio.

Une autre crise, celle politique traversée par le Brésil, privera jeudi le président grec Prokopis Pavlopoulos de la présence de son homologue Dilma Rousseff. Menacée de destitution, elle a annulé sa venue, laissant la place pour représenter son pays au ministre des Sports, Ricardo Leyser, et au président du comité organisateur des Jeux 2016, Carlos Nuzman.

En dépit de ces aléas, et des difficultés économiques, sociales et sanitaires connues par son pays, Mme Rousseff s'est targuée mardi d'une préparation des JO de Rio qui se déroulerait tout à fait normalement. Dans un climat de méfiance elle aussi face aux retards pris et à ses traditionnels problèmes d'organisation, la Grèce avait pourtant réussi à organiser des Jeux exemplaires en 2004. Mais le pays en paye encore la lourde addition : l'État avait alors financé en grande partie l'organisation de ces JO, ce qui avait entraîné l'explosion de sa dette publique

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