Une course de voile aux deux ans, svp!

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Sylvain Gagné, président de Voile internationale Québec, Claude Renoult, maire de Saint-Malo, et Régis Labeaume, maire de Québec, s'amusaient ferme lors du point de presse de la Transat Québec-Saint-Malo.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Une course tous les quatre ans ne suffit pas à «garder Québec dans l'eau». Afin d'entretenir la flamme pour la voile, les organisateurs de la Transat Québec-Saint-Malo veulent accueillir dans la capitale dès 2018 une autre épreuve d'envergure comme l'Extreme 40 ou la Clipper Race.

Depuis la première traversée transatlantique courue entre Québec et Saint-Malo, en 1984, l'idée d'augmenter la fréquence revient à l'agenda. Mais à trois mois du neuvième grand départ, le 10 juillet, l'heure n'est plus à doubler la cadence de présentation de l'événement. On veut à attirer une autre compétition de voile d'envergure internationale dans les eaux du fleuve Saint-Laurent pour créer un rendez-vous biennal.

«On fait affaire avec la fédération internationale de voile aux quatre ans. Si tu ne prends pas ta place, d'autres joueurs s'introduisent», constate le président de Voile internationale Québec, l'association sportive qui délègue à Gestev l'organisation d'une deuxième Transat, après celle de 2012.

Sylvain Gagné révèle avoir tenté le coup pour la Clipper Race, tour du monde à la voile en 8 étapes et 14 épreuves. Les gens de la Clipper Race, des Britanniques liés à Australie, ne voulaient pas s'arrêter dans plus d'un port en Amérique du Nord cette année et New York était déjà au programme.

L'Extreme 40 est un circuit de courses «en stade», c'est-à-dire à courte distance du bord. Ses escales cette saison : Sultanat d'Oman, Chine, Grande-Bretagne, Allemagne, Russie, Turquie, Portugal et Australie. Red Bull y a une équipe; Gestev organise aussi le Red Bull Crashed Ice.

«On explore depuis 2012, on a semé des graines. Mais s'introduire dans un calendrier international de course, ce n'est pas simple», assure le président de Gestev, Patrice Drouin, qui négocie aussi avec la FIS pour les étapes de Coupe du monde de snowboard et de ski de fond tenues à Québec, ainsi que l'UCI pour l'étape de Coupe du monde de vélo de montagne du Mont-Sainte-Anne.

Drouin a ciblé des courses nord-américaines et mondiales, tout comme des villes qui partageraient une traversée océanique avec Québec. Car rien n'empêche une autre transat entre Québec et l'Irlande, l'Angleterre, l'Espagne, le Portugal ou le Maroc.

Une entente pourrait se signer l'automne prochain, laisse entendre Drouin. Le congrès annuel de la fédération internationale de voile en novembre, à Manchester, et le Salon nautique de Paris, en décembre, constituent les prochains moments-clés.

Deux équipages locaux seulement

Plus ancienne transatlantique d'ouest en est, le parcours de 5365 km (2897 milles nautiques) entre Québec et Saint-Malo a la particularité de son amorce en eaux fluviales, avant de voir ses navires portés par les vents et les courants dominants.

Déjà 24 embarcations sont inscrites et le directeur de course en souhaite 30, soit quatre de plus qu'en 2012. Damien De Pas se réjouit du retour du double champion en titre en Classe 40, Halvard Mabire, et du vainqueur d'il y a quatre ans en trimaran 50, Erwan Leroux.

On sait déjà que le Québécois Éric Tabardel sera sur la ligne de départ avec son voilier de 40 pieds Bleu et le monocoque de 60 pieds Ô Canada pourrait aussi être de la partie comme deux seuls équipages locaux.

Une course tous les quatre ans ne suffit pas à «garder... (Infographie Le Soleil) - image 4.0

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Infographie Le Soleil

En chiffres

24 navires inscrits à ce jour, dont 17 en Classe 40. Pour atteindre la trentaine d'embarcations, la période d'inscription a été prolongée d'un mois, jusqu'au 30 avril

4 villes-bouées au moins après le départ de Québec : Percé et Gaspé confirmées, Matane et Rimouski s'ajouteront bientôt.

60 000 à 100 000 $ Budget nécessaire en Classe 40 pour Québec-Saint-Malo. Entre 300 000 et 600 000 $ pour une année complète de plusieurs courses.

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