Alonso sort indemne d'un spectaculaire accident

«C'était un moment effrayant, et je suis heureux... (AP, Theo Karanikos)

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«C'était un moment effrayant, et je suis heureux de pouvoir être là devant vous», a confié l'Espagnol Fernando Alonso après son accident survenu au 17e tour.

AP, Theo Karanikos

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Robert Smith
Agence France-Presse
Melbourne

Nico Rosberg (Mercedes) a remporté le premier Grand Prix de la saison de Formule 1, dimanche en Australie, marqué par l'accident très spectaculaire de Fernando Alonso, qui a reconnu avoir de la «chance» d'être en vie et indemne.

L'Allemand s'est imposé devant son coéquipier, le champion du monde Lewis Hamilton, et Sebastian Vettel (Ferrari). C'est sa 15e victoire en F1, dont quatre d'affilée, puisqu'il avait remporté les trois dernières manches de la saison 2015.

«Battre les Ferrari c'est formidable, je suis très excité, a exulté Rosberg. C'est un super départ, mais nous devons garder un oeil sur les gars en rouge.»

Au-delà de ce résultat, l'image du week-end restera celle de la McLaren d'Alonso réduite en pièces et compressée à la manière du sculpteur contemporain César.

«C'était un moment effrayant, et je suis heureux de pouvoir être là devant vous. Je suis très reconnaissant à la FIA [Fédération internationale de l'automobile] pour les mesures de sécurité qu'elle a mises en place. C'est la seule raison pour laquelle je suis toujours en vie», a avoué l'Espagnol.

Il est sorti indemne, avec seulement un genou endolori, de cet accident qui aurait pu être dramatique. Au 17e tour, il a accroché la roue arrière gauche de la Haas d'Esteban Gutiérrez, qu'il tentait de dépasser à pleine vitesse. Aileron avant détruit, sa McLaren est partie dans le bac à sable, en tonneau dans les airs, et est venue s'écraser contre un rail de sécurité.

Visiblement sonné, Alonso a salué la foule après s'être extirpé de ce qui n'était plus qu'une épave déchiquetée.

Sécurité renforcée

«J'étais sacrément soulagé quand j'ai vu que ça allait», a soufflé Gutiérrez, confessant avoir eu «très très peur». «Nous avons de la chance d'être OK tous les deux», a renchéri Alonso.

De gros progrès ont été faits pour la sécurité en F1 depuis l'accident mortel du Français Jules Bianchi, très proche d'Alonso, au Grand Prix du Japon 2014. Ainsi, les cockpits des voitures ont encore été renforcés cet hiver.

Après cet accrochage, les drapeaux rouges ont été agités et la course, interrompue pendant près de 20 minutes pour déblayer les débris sur la piste.

Une interruption décisive, puisqu'elle a permis aux pilotes de changer les pneus dans les stands. Ce dont deux d'entre eux, Rosberg et le Français Romain Grosjean (Haas), ont su profiter intelligemment grâce à une stratégie parfaite.

Rosberg a terminé sa course avec les mêmes pneus médiums et s'est arrêté aux stands une fois de moins que Vettel. Après l'interruption due à l'accrochage, ce dernier avait en effet opté pour des pneus super-tendres, plus performants, mais a dû en changer avant l'arrivée.

«Ils ont décidé de finir la course avec les pneus médiums, nous avons adopté une stratégie plus agressive. Cela n'a pas fonctionné, tant pis», a commenté le pilote Ferrari.

Haas, la belle Américaine

Comme Rosberg, Grosjean a choisi les bons pneus au bon moment. Parti 19e, le Français a terminé à une 6e place historique: elle permet à Haas, première écurie américaine à courir un Grand Prix depuis 30 ans, de marquer des points dès ses débuts.

En déboulant en F1 avec de solides ambitions et une stratégie méthodique, Haas espère attirer les fans américains de sport auto, pour qui seules comptent traditionnellement les spécialités nationales que sont la Nascar et l'Indycar.

De son côté, Hamilton est très mal parti de la pole position et était sixième à la fin du premier tour. Il est bien remonté ensuite, mais a failli être dépassé à deux tours de la fin par Vettel, qui a raté sa manoeuvre.

Pour son retour en F1, Renault a terminé aux portes des points: ses pilotes, Jolyon Palmer et Kevin Magnussen, ont fini 11e et 12e de cette course pleine de rebondissements, qui a ouvert la saison en beauté.

Un début de saison déjà marqué par une marche arrière: au lendemain du fiasco du nouveau format de qualifications, les patrons d'écuries ont décidé à l'unanimité de revenir à l'ancienne formule - sans élimination directe toutes les 90 secondes - dès le prochain Grand Prix, le 2 avril à Bahrein.

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