Maxime Potvin est tombé de haut

Favori pour se qualifier pour les JO de... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Favori pour se qualifier pour les JO de Rio, Maxime Potvin a été surpris en demi-finale des sélections panaméricaines le 11 mars.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Il est tombé de haut, mais ça n'a rien à voir avec ses 6'3''. Maxime Potvin croyait que la journée du 11 mars allait devenir un moment phare de sa carrière de taekwondoïste. Elle s'est plutôt transformée en cauchemar.

L'athlète de Québec était favori pour se qualifier aux Jeux olympiques de Rio lors des sélections panaméricaines, qui se déroulaient à Aguascalientes, au Mexique. Il devait atteindre la finale chez les moins de 68 kilos.

Après avoir remporté une dure bataille en quarts de finale, il crée l'égalité à la dernière seconde de son combat contre le Vénézuélien Edgar Contreras, mais s'incline en prolongation. «Tout de suite après, je me suis écroulé au sol et j'ai pleuré pendant une heure», raconte Potvin, cinq jours seulement après les événements.

À la source de cette mésaventure, une bête blessure au genou qu'il s'est infligée... sur un divan. Une semaine avant le jour J, il est confortablement assis lorsqu'un simple mouvement provoque le déplacement du ménisque externe de son genou gauche. Habitué à ce genre d'incident, Potvin replace généralement son genou lui-même, sans problème. Cette fois-ci, toutefois, rien n'y fait. Des débris semblent coincés.

Après une difficile semaine de préparation, il se rend au Mexique avec un inconfort persistant. Il est incapable de bien tendre la jambe. N'empêche qu'il croit toujours en ses chances. Son classement est nettement meilleur que celui de ses adversaires.

La pression est immense malgré tout. Au cours des derniers mois, Potvin a mis le reste de sa vie en jachère pour se concentrer sur ce moment, sur cette ingrate journée qui lui permettra ou non d'atteindre son but. «Ç'a changé un peu la donne. Je n'avais jamais vécu une compétition aussi importante. Le stress, j'ai senti que je l'avais aussi dans les jambes», dit-il.

Ajoutez à cela sept heures d'attente entre ses deux combats, quelques bons coups qui n'ont pas marqué - «la technologie a joué contre moi» - et des avertissements de l'arbitre qu'il ne croyait pas mérités, et vous avez une voie tracée vers une mauvaise journée.

«Quand je suis à 100 %, il y a une bonne différence. Ça n'aurait pas dû être des combats serrés», se désole le vice-champion du monde en 2009 et médaillé d'argent aux derniers Jeux panaméricains.

Il a même neigé pendant son séjour à Aguascalientes! Quand ça va mal...

Pas question de retraite

Et la suite? Pas question de retraite pour l'instant. À court terme, Potvin subira une opération pour réparer son genou. Après environ deux mois de récupération, il compte reprendre l'entraînement. Et y aller «une année à la fois».

Malgré tout, il ne dit pas non à l'idée de se lancer dans un autre cycle olympique. À Tokyo, en 2020, il aura 32 ans. «Il y a beaucoup d'athlètes de haut niveau qui perdent le goût de leur sport quand les enjeux deviennent très importants. Mais moi, jusqu'au dernier instant, j'ai toujours apprécié faire ce sport. Je verrais pas pourquoi j'arrêterais là.»

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