Pentathlon des neiges: pas de relâche pour le prof

Le professeur d'éducation pysique français Bruno Freudenreich a... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le professeur d'éducation pysique français Bruno Freudenreich a bien géré le volet patin pour remporter la victoire au Penthatlon des neiges de Québec.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Lorsque ses étudiants lui demanderont comment s'est passée sa semaine de relâche, le Français Bruno Freudenreich pourra leur répondre qu'il a parcouru les plaines d'Abraham en vélo, à la course à pied, en ski de fond, en patin de vitesse et en raquette. Ils seront aussi heureux d'apprendre que leur professeur d'éducation physique a remporté le Pentathlon des neiges de Québec.

Comme quoi le natif de Champéry prêche par l'exemple. «Ils savent que je fais beaucoup de sport et que je ne suis pas mauvais, à vrai dire», admettait-il quelques minutes après avoir franchi le fil d'arrivée.

Freudenreich n'était même pas à bout de souffle au terme de son effort de 2 heures, 2 minutes et 49 secondes. Coude-à-coude avec son plus proche rival au dernier changement de discipline, il a survolé les 5 km de raquette comme s'il avait des coussins d'air sous les pieds.

«J'ai essayé de bien gérer le ski et le patin, car je savais que si on partait ensemble à la raquette, je pouvais battre mon adversaire. C'était l'objectif pour moi, mais il fallait quand même finir la course», disait celui qui a devancé Jean-Yves Gigou, de Québec, par deux minutes.

Le pentathlon «longue distance» consistait à 18,1 km de vélo, 5,2 km de course, 9,5 km de ski de fond, 7,4 km de patin et 5 km de raquette.

La semaine dernière, l'invité de l'organisateur François Calleta avait terminé troisième au triathlon d'élite (raquette, patin, ski). Il y a deux ans, il s'était classé cinquième au Championnat du monde de raquette.

«L'ensemble de la course était difficile quand même, je n'avais jamais fait cela auparavant. Un triathlon, oui, mais pas de pentathlon. J'avais fait du patin seulement trois fois, dont une première, il y a deux ans. Au niveau cardiaque, on ne pousse pas plus qu'un triathlon, mais sur le plan musculaire, c'est exigeant avec les changements de discipline.»

En 2014, il n'avait pas pu prolonger son séjour comme il vient de le faire. «Mes semaines de relâche correspondaient, mais je rentre à la maison dès demain [dimanche]. Je remercie tout le monde.»

Ne pas se prendre au sérieux

Après les quatre premières disciplines, Pierre-Yves Gigou lui soufflait dans le cou, mais ce dernier savait ce qui l'attendait. «Ç'a été une belle course, je savais que Bruno était meilleur que moi à pied, alors j'ai tenté ma chance en vélo, j'ai attaqué et ça m'a permis de prendre un peu d'avance car je savais que ce serait dur en raquette. C'est un spécialiste, contrairement à moi», analysait le second à l'arrivée.

«On rêve tous de gagner cette course, mais c'est aussi une question de dépassement personnel», ajoutait Gigou. «J'aime l'aspect qu'on ne peut pas se prendre au sérieux, car personne n'arrive prêt dans les cinq épreuves. On donne ce qu'on a. On est vraiment chanceux d'avoir cette compétition à Québec et c'est cool que ça prenne de l'ampleur avec la venue d'athlètes internationaux, comme Bruno et Dusan [Simoko], ça relève le niveau.»

Samedi, près de 1500 participants ont pris le départ des différentes déclinaisons du Pentathlon des neiges. La Slovaque Lubomira Kalinova l'a emporté chez les dames. Dimanche, c'est le défi courte distance en solo et tandem et longue distance par équipe.

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