Temps durs pour le R et 0 au volleyball féminin

Marie-Michelle Côté (12) et ses coéquipières du Rouge... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Marie-Michelle Côté (12) et ses coéquipières du Rouge et Or se sont fait humilier 25-21, 25-17 et 25-20 par McGill, dimanche.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) «En 35 ans de coaching, je n'ai jamais fini quatrième dans une ligue. Au collégial, j'ai fini deux fois troisième et le reste du temps, c'était premier ou deuxième. Et à date, universitaire, c'est premier ou deuxième. Ce serait la première fois de ma vie que je n'irais pas à un championnat canadien. Je ne m'habitue pas beaucoup à ça.»

Olivier Caron a avalé de travers la défaite de dimanche après-midi. Les filles du Rouge et Or volleyball se sont fait humilier 25-21, 25-17 et 25-20 par McGill dans leur propre PEPS de l'Université Laval. Six manches perdues de suite en moins de 48 heures, après avoir bousillé une avance de 2-0 vendredi soir, contre Sherbrooke.

Les temps sont durs pour Caron et sa bande. Avec un dossier de 7-10 et cinq matchs réguliers à jouer, les volleyeuses du Rouge et Or foncent vers une première saison perdante en huit ans. Jusqu'ici, elles n'ont battu que l'UQAM (4-13), nouvelle en première division, et les Maritimes (8-22 contre le Québec).

Manque d'intensité

«Il manque vraiment quelque chose sur le terrain», constate la capitaine et attaquante Alice Cloutier, joueuse de deuxième année. «À chaque partie, on dirait qu'il nous manque toujours un petit brin d'intensité de chaque fille. Chaque fille n'apporte pas quelque chose de plus à l'équipe. Comme leader, c'est difficile d'aller les chercher quand chacune est dans sa tête et ne joue pas collectivement. Et je parle autant pour moi», déplore l'auteure de 11 des 33 attaques marquantes de son camp, dimanche.

Alignement très jeune. Neuf recrues sur 17, une joueuse de quatrième année et une de troisième. «On dit depuis le début de l'année qu'on est dans un processus parce qu'on est jeunes, mais à un moment donné, le processus doit prendre le bord et il faut se laisser aller. On est toutes des bonnes joueuses, mais on ne se laisse pas aller sur le terrain», peste Cloutier.

Après leur «pire match de l'année au plan de l'intensité», Caron estimait qu'«on a des éléments capables de compétitionner, mais au niveau universitaire, tu ne peux pas jouer à quatre contre six. Celles qui ne font rien attirent l'équipe vers le négatif».

«On doit prendre son mal en patience et travailler pour que les filles qui reviennent l'an prochain restent positives dans leur tête, philosophe l'entraîneur. Mais on n'est pas rendu là. Il faut jouer cette saison-ci. Les filles doivent pouvoir être fières de ce qu'elles accomplissent.»

Sa troupe est pour ainsi dire assurée d'accéder aux éliminatoires. Et de quatre équipes, les deux finalistes québécoises se retrouveront la semaine suivante au Manitoba pour le championnat canadien. Le Rouge et Or féminin a participé au championnat canadien 34 fois dans les 37 dernières années, 35 en 44 ans d'existence.

Pendant ce temps, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, les gars du Rouge et Or volley ont ajouté trois victoires interconférences pour porter leur dossier à 12-1, en route pour un 11e championnat de ligue consécutif, 18e en 19 ans.

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