NBA : les 76ers toujours plus bas

Carmelo Anthony et les Knicks de New York... (AP, Matt Slocum)

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Carmelo Anthony et les Knicks de New York se sont farci à leur tour les pauvres 76ers, vendredi, l'emportant 107-97. La seule victoire de Philadelphie cette saison est survenue le 1er décembre 2015 contre les Lakers de Los Angeles (103-91).

AP, Matt Slocum

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Jérôme Rasetti
Agence France-Presse
Los Angeles

Pendant que le champion en titre Golden State survole la saison 2015-2016 et collectionne victoires et records, Philadelphie se morfond en bas du classement.

Les 76ers ont remporté une seule victoire en 28 matchs, du jamais-vu dans l'histoire de la NBA. La franchise aux trois titres  (1955, 1967, 1983), dont le maillot a été porté par Wilt Chamberlain, Charles Barkley et Allen Iverson, est bien partie pour boucler la pire saison régulière de l'histoire, un record qu'elle détient déjà depuis 1972-1973 avec 9 victoires pour 73 défaites.

Après 28 matchs, la pire équipe de l'histoire de la NBA affichait alors à son bilan trois victoires, soit deux de plus que les Sixers de 2015-2016, qui ont déjà quelques records à leur actif. Ainsi, ils ont commencé la saison avec 18 défaites consécutives, égalant ainsi les Nets du New Jersey de 2009-2010 pour le pire début de saison de l'histoire de la NBA.

En incluant leurs 10 défaites de la fin de la saison dernière, ils ont perdu 28 matchs de suite, soit la plus longue série de défaites consécutives jamais enregistrée par une équipe d'un sport professionnel nord-américain.

Stratégie risquée

Malgré cette saison calamiteuse, l'entraîneur Brett Brown garde toute la confiance de ses dirigeants, qui ont même prolongé la semaine dernière son contrat de deux ans, jusqu'en 2019. Nommé en juin 2013, l'ancien bras droit de Gregg Popovich à San Antonio n'a pas une tâche facile : le propriétaire des Sixers depuis 2011, Josh Harris, lui a demandé de préparer l'avenir exclusivement avec des jeunes joueurs, sans joueurs étoiles déjà bien établis dans la NBA et aux salaires mirobolants.

Philadelphie a pu s'offrir tour à tour Nerlens Noel, Joel Embiid et Jahlil Okafor, prometteurs joueurs universitaires très convoités lors des trois derniers repêchages, mais les Sixers ont fini dans les profondeurs du classement en 2013-2014 (19 victoires et 63 défaites) et 2014-1205 (18-64). Signe que cette stratégie est risquée : Embiid n'a toujours pas joué le moindre match en NBA à cause d'une délicate blessure au pied droit.

Okafor, lui, tient toutes ses promesses avec de belles statistiques (17,8 points et 8,1 rebonds par match et sept «double-double» en 25 matchs), mais l'intérieur, âgé de 20 ans et vainqueur du prestigieux Final Four de la NCAA avec Duke, est bien seul.

Pire, il a défrayé la chronique en se battant à la sortie d'une boîte de nuit à Boston, ce qui lui a valu d'être suspendu deux matchs par son équipe. Cette affaire a même incité le grand patron de la NBA, Adam Silver, à se mêler du dossier Sixers. «Voir une équipe perdre autant de matchs lors des trois dernières saisons est inquiétant, mais ce qui est encore plus inquiétant, c'est que cette affaire Okafor a montré l'état d'esprit régnant dans cette équipe, un certain manque de direction.»

D'Antoni à la rescousse

Silver a mis en relation le propriétaire des Sixers avec Jerry Colangelo, le directeur de l'équipe des États-Unis et ancien propriétaire de Phoenix, qui a accepté de devenir son conseiller spécial. «Je n'ai jamais accepté une responsabilité sans donner le meilleur de moi-même», a-t-il prévenu.

Dans la foulée, les 76ers ont annoncé vendredi la nomination du vétéran entraîneur Mike D'Antoni comme «associé» de Brown. Âgé de 64 ans, D'Antoni a déjà dirigé les Nuggets de Denver, les Suns de Phoenix - à l'époque où Colangelo était propriétaire -, les Knicks de New York et les Lakers de Los Angeles.

«Quand Jerry Colangelo est arrivé, la première chose qu'il a dite est : "Comment puis-je vous aider". Et nous avons parlé de tout, incluant le personnel d'entraîneurs», a raconté Brown. «Puis nous avons commencé à nommer des noms et il a mentionné celui de Mike D'Antoni. "Pensez-vous qu'il accepterait de venir", ai-je demandé. Moins de 24 heures plus tard, il m'a dit : "Mike est avec nous".»

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