Crashed Ice: un mélange qui plaît à Myriam Trépanier

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Myriam Trépanier sera l'une des têtes d'affiche du volet féminin du Red Bull Crashed Ice de Québec, samedi.

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(Québec) Que faire quand une riche carrière au hockey universitaire prend fin? Quand on a été élevé en pratiquant à la fois le ski et notre sport national? Quand la compétition de haut niveau nous manque? Pourquoi pas essayer le Crashed Ice?

C'est ce qu'a fait Myriam Trépanier, une athlète de Saint-Michel-de-Bellechasse qui a connu une belle carrière de hockeyeuse avec l'Université de Minnesota-Duluth de 2005 à 2009. Trépanier sera l'une des têtes d'affiche du volet féminin du Red Bull Crashed Ice de Québec, samedi.

Elle amorçait sa carrière universitaire lorsque ce sport tout neuf a fait son premier arrêt dans la capitale, en 2006. Pas question de risquer une blessure. Mais l'intérêt était déjà là.

Le sort voudra que huit ans plus tard, en 2014, Red Bull fasse une escale à St. Paul, la ville d'adoption de Trépanier. Cette fois sera la bonne : elle se qualifie pour la finale féminine. Mais surtout, elle a la piqûre. «Le thrill de la descente, le fait que ce soit un mélange de ski et de hockey», voilà ce qui lui plaît tant. Et il y a aussi la foule, l'ambiance. Début 2015, lors de sa deuxième présence à St. Paul, ils sont plus de 100 000 à admirer les casse-cou descendre la piste glacée. «J'ai gagné un championnat universitaire ici, mais je n'ai jamais fait ça devant autant de monde», dit la sportive de 29 ans pour illustrer le côté grisant de l'aventure. Elle prend la septième place à St. Paul en 2015, tout comme lors de la seule autre course présentée en Amérique du Nord, celle d'Edmonton.

Cette saison, elle vise plus haut. Elle veut participer aux quatre courses du circuit. Après Québec, les quatre meilleures athlètes de chaque pays auront la chance de traverser l'Atlantique pour participer à l'épreuve de Munich. Si elle se classe toujours dans le top 4 au cumulatif après l'Allemagne, Trépanier compte bien se rendre à Jyväskylä, en Finlande, pour l'étape 3. Et bien sûr, elle espère boucler la boucle lors du dernier arrêt, chez elle, à St. Paul.

 

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Myriam Trépanier

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En quête d'appuis financiers

Tout ça à ses frais. Trépanier cherche d'ailleurs des appuis financiers pour l'aider dans ses déplacements. Lourde tâche. «C'est plus difficile de trouver des commanditaires que de descendre la piste», lance l'athlète avec une pointe de découragement.

Car Trépanier ne prend pas les choses à la légère. Elle a engagé un entraîneur professionnel pour l'aider à améliorer ses performances en piste. Son entraînement est d'ailleurs fort différent de celui qu'elle employait comme hockeyeuse. «Je fais beaucoup de visites au skate park en patins à roulettes», donne-t-elle en exemple.

Trépanier est une grande sportive. Elle commence le hockey à six ans en suivant les traces de son grand frère Julien. Elle jouera avec les garçons jusqu'au niveau midget. Sa future université au sud de la frontière la remarque lorsqu'elle s'aligne avec l'équipe du Québec aux Jeux du Canada. Joueuse de softball accomplie, elle prend aussi part à ces mêmes Jeux en été.

Mais revenons au hockey. Elle évolue ensuite dans une équipe féminine junior et avec les Faucons du Cégep de Lévis-Lauzon. Puis décide de répondre à l'appel de l'Université du Minnesota, qui lui offre une bourse d'études.

Elle y jouera quatre saisons, parcours couronné par le championnat national de la NCAA en 2008. Défenseure, Trépanier a inscrit 19 buts et 59 points en 142 matchs. Elle a de plus été choisie trois fois (2007 à 2009) l'étudiante-athlète par excellence de la Western Collegiate Hockey Association. Elle détient un baccalauréat et une maîtrise.

«En plus d'être une étudiante-athlète phénoménale, c'est son caractère qui la sépare des autres athlètes», l'avait vantée son entraîneure de l'époque, Shannon Miller, qui a aussi été la patronne de l'équipe olympique canadienne en 1998. «Son jeu et son leadership ont été des éléments-clé de notre succès.»

Trépanier habite toujours au Minnesota, à Minneapolis, où elle est coordonnatrice en santé et sécurité dans une usine de Saputo.

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