L'AMA veut prendre le contrôle dans tous les sports

Le Canadien Richard Pound, membre du CIO et... (AFP, Tom Kimmell)

Agrandir

Le Canadien Richard Pound, membre du CIO et ancien président de l'Agence mondiale antidopage, a bien reçu le message des athlètes qui souhaitent une enquête dans tous les sports en Russie.

AFP, Tom Kimmell

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Colorado Springs

L'Agence mondiale antidopage (AMA) va étudier la possibilité de prendre la responsabilité des contrôles antidopage dans le monde entier et dans tous les sports, comme le lui avait demandé le Comité internationale olympique (CIO) le mois dernier.

«Un groupe de travail, incluant le CIO et les fédérations internationales, va être formé pour étudier cette idée», a indiqué mercredi l'AMA à l'issue de son conseil de fondation à Colorado Springs (Colorado). Ce groupe rendra ses conclusions en mai 2016.

L'annonce de l'AMA a été saluée par le président du CIO, Thomas Bach. «Nous espérons que ce groupe de travail se réunira au plus vite pour trouver une solution afin que les contrôles antidopage soient indépendants des fédérations sportives», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le groupe de travail va étudier la possibilité de transformer l'AMA, pour le moment simple autorité de régulation internationale, en organisme qui serait en charge de l'organisation des contrôles, aujourd'hui apanage des fédérations internationales. Le principal obstacle à ce changement radical de stratégie risque d'être la question du financement alors que l'AMA peine déjà à trouver des fonds pour son fonctionnement actuel.

Par ailleurs, l'Agence russe antidopage (Rusada), en pleine tourmente, a été sans surprise déclarée non conforme et suspendue par l'AMA. Cette décision unanime était largement anticipée depuis que le rapport indépendant sur le dopage dans l'athlétisme russe rédigé par l'ancien président de l'AMA, Dick Pound, avait mis en lumière que la Rusada avait aidé à dissimuler des cas positifs impliquant des athlètes russes.

La semaine dernière, la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) avait suspendu la Russie, ouvrant ainsi la voie à une éventuelle absence de la Russie des épreuves d'athlétisme des Jeux olympiques de Rio, en 2016. La décision mercredi de l'AMA signifie que la Russie ne peut plus organiser d'événements sportifs internationaux et met un peu plus encore, à neuf mois du rendez-vous de Rio, les autorités sportives russes sous pression.

Pas de vengeance

Plus tôt, le double champion olympique du 400 m haies Edwin Moses, membre du conseil de fondation de l'AMA, avait espéré que l'athlétisme russe soit purement et simplement privé des JO de 2016. «La seule sanction possible est de dire de façon forte et sans équivoque à l'athlétisme russe qu'il ne peut pas aller à Rio», a déclaré la légende américaine de l'athlétisme.

«Il doit y avoir une enquête dans tous les sports en Russie», a martelé Moses, rejoint dans cet espoir par la représentante des athlètes au sein de l'AMA, la Canadienne Beckie Scott. «Il y a beaucoup d'athlètes qui nous regardent et qui attendent, qui espèrent que la lutte antidopage va fonctionner à plein et gagner leur combat», a expliqué l'ex-fondeuse canadienne Beckie Scott, qui a remporté l'or du 10 km poursuite au Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002... à la suite de la disqualification des deux Russes pour dopage.

Un message bien reçu par Pound qui a toutefois estimé qu'il fallait attendre d'abord la réponse de la Russie. «L'objectif est de faire changer les comportements en profondeur et non pas de se venger. Il doit bien sûr y avoir des répercussions, je comprends quand des athlètes disent : "Ce n'est pas assez", mais ce n'est pas la solution», a-t-il prévenu.

Outre la Russie, Andorre, Israël, l'Argentine, la Bolivie et l'Ukraine ont été également déclarées «non conformes». Six pays dont la France ont été placés sous surveillance et ils ont maintenant jusqu'au 18 mars 2016 pour se conformer à la législation antidopage mondiale.

La France, qui va organiser l'Euro de 2016 de soccer et qui est candidate à l'organisation des JO de 2024 avec Paris, a tardé à mettre sa législation en conformité avec le Code mondial antidopage, qui prévoit notamment la possibilité d'effectuer des contrôles antidopage la nuit entre 23h et 6h du matin.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer