La prochaine génération du Crashed Ice en formation

Les jeunes ont écouté avec beaucoup d'attention les... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les jeunes ont écouté avec beaucoup d'attention les consignes de Christian Papillon avant de s'élancer sur le parcours pour débutants qu'on leur avait préparé aux 3 Glaces de Vanier.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Vingt-quatre petits hockeyeurs qui passent une heure et demie sur la patinoire sans rondelle. Et ils en redemandent!

Vu dimanche matin aux 3 Glaces, dans Vanier. Sourire fendu jusqu'aux oreilles, sauf lors de certaines chutes. Un autre disait avoir mangé trop de bonbons... pour déjeuner. «Dans un monde où ils veulent juste snaper fort et exercer leurs mains, c'est un méchant changement pour les jeunes», atteste Simon Tardif, l'un des deux patrons de l'école de Hockey sur Mesure.

Mais ça marche. La demande pour leurs trois dimanches de KidsCross a été forte. L'idée vient de Christian Papillon, ancien coureur devenu concepteur des parcours de Red Bull Crashed Ice.

Papillon et trois Québécois qui seront au départ de l'épreuve du Vieux-Québec, le samedi 28 novembre, enseignent les rudiments du patinage de descente extrême (ice cross downhill). À l'aide de modules de sauts, de cônes à contourner et d'une baguette horizontale à esquiver, ils transforment une patinoire ordinaire en parcours de Crashed Ice pour débutants.

«C'est une maudite belle alternative!» affirme Étienne Paradis, papa de Maxime, neuf ans et défenseur des Alliés de Montmagny atome A. «Ça améliore leur équilibre et leur patin sous forme de jeu, c'est de l'apprentissage relaxe. Et les jeunes en raffolent», explique celui qui amène fiston parfaire ses habiletés à Québec plusieurs dimanches de l'automne.

Passer le flambeau

Simon Gagnon participera à son huitième Crashed Ice de Québec, à la fin du mois. Il espère «donner la flamme aux jeunes pour notre sport et peut-être former des futurs espoirs», fait valoir le patineur de 39 ans issu du milieu du ski alpin et non du hockey de compétition.

«Nous, on va être trop vieux quand ça va entrer aux Olympiques, alors on veut en préparer d'autres», ajoute Guillaume Bouvet-Morrissette, aussi compétiteur qualifié pour la piste de la colline parlementaire.

La discipline gagne ses lettres de noblesse avec deux circuits officiels et ses athlètes passionnés. Gagnon, Bouvet-Morrissette et Gabriel Renaud s'entraînent en patins à roues alignées dans des parcs de BMX de Montréal et d'Ottawa, les structures du parc Victoria étant trop petites et davantage destinées aux planches à roulettes.

«Je ne veux pas que ces jeunes-là arrêtent de jouer au hockey, insiste Papillon. Mais quand ils vont être rendus midget et voudront un sport avec des horaires plus flexibles, je veux qu'ils pensent à ça.»

Directeur sportif du Crashed Ice et de la Coupe Riders, il souhaite surtout «démocratiser notre sport». «Enlever de la tête du monde que c'est juste des pros qui descendent une piste de fou au Red Bull Crashed Ice. Comme si le ski alpin, c'était juste Erik Guay qui descend à 130 km/h.»

De là l'aménagement d'une piste intermédiaire au mont Bellevue de Sherbrooke, où se tiendra une épreuve officielle de la Coupe Riders le 13 février et qui sera accessible au public durant un mois et demi.

Hockey sur Mesure devrait aussi revenir avec un atelier d'agilité sur patins pour son spécial Noël du 27 décembre.

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