Hamilton décroche sa troisième étoile

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Lewis Hamilton est champion de la F1 pour la troisième fois de sa carrière, après 2008 et 2014.

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Agence France-Presse
Austin

Le Britannique Lewis Hamilton a rejoint dimanche des légendes de la Formule 1 comme Ayrton Senna, Niki Lauda et Jackie Stewart en décrochant à 30 ans son troisième titre mondial grâce à sa victoire au Grand Prix des États-Unis.

Avec encore trois courses à disputer, Hamilton, déjà 10 fois vainqueur en 2015, a tué le peu de suspense qui restait. Avec ses 327 points, il ne peut plus être rejoint en tête du classement général du Championnat du monde.

Il possède une avance de 76 points sur Sebastian Vettel (Ferrari) et de 80 sur son coéquipier Nico Rosberg, alors qu'il reste un maximum de 75 points à empocher. Comme en 2008 et 2014, le pilote Mercedes est donc le patron de la F1. «C'est le plus beau jour de ma vie, un troisième titre mondial, c'est incroyable», a dit Hamilton entre deux sanglots, sur sa radio de bord, juste après avoir franchi la ligne d'arrivée.

Après avoir rangé sa monoplace, il s'est précipité dans les bras de ses mécaniciens qui, deux semaines plus tôt en Russie, à Sotchi, avaient assuré un deuxième titre mondial des constructeurs pour Mercedes.

Sur le podium, après avoir reçu son trophée devant des milliers de supporteurs britanniques guère dépaysés par les conditions humides et très british de cette fin de semaine texane, il a été interviewé par une autre célébrité bien anglaise, le chanteur Elton John. «Je n'arrive pas à trouver les mots pour décrire ce que je ressens, il faut féliciter cette incroyable équipe qui a fait un incroyable travail», lui a-t-il confié.

Au volant de la meilleure monoplace du plateau, Hamilton fait cavalier seul depuis le début de la saison : même Rosberg, à armes égales, n'a pas pu suivre son rythme infernal.

Comme il l'a encore démontré à Austin, dans ce Grand Prix complètement fou de bout en bout, Hamilton n'est pas seulement l'actuel meilleur pilote de F1 (10 victoires et 14 podiums en 2015), il est aussi celui qui a les nerfs les plus solides.

Et sur le Circuit des Amériques, ses nerfs ont été mis à rude épreuve. Pendant deux jours, les conditions météo ont été déplorables, avec un déluge qui a perturbé les essais libres et les qualifications. La météo catastrophique, conséquence de l'ouragan Patricia, a conduit les organisateurs à reporter les qualifications à dimanche matin, quelques heures avant la course.

Rosberg a encore craqué

Hamilton a finalement cueilli sa victoire la plus importante de l'année en profitant d'un faux-pas de Rosberg, alors en tête, à sept tours de l'arrivée.

«Je ne sais pas ce qui s'est passé, cela ne m'est jamais arrivé avant, je ne comprends pas», a regretté Rosberg, qui ne cachait pas sa déception sur le podium, et a même eu un geste d'humeur à l'égard de son coéquipier qui lui avait lancé une casquette.

Il a ensuite regretté l'attitude de Hamilton qui, au départ, «est allé trop loin», selon lui. La preuve que le neuvième doublé des pilotes Mercedes cette année n'a pas été une formalité.

Il leur a fallu dompter les Red Bull, particulièrement coriaces dans le premier quart de la course, résister au retour de Sebastian Vettel (Ferrari), parti 13e, arrivé 3e, et enfin composer avec trois neutralisations de la course par la voiture de sécurité, passages aux stands inclus.

Parti de la première ligne aux côtés de Rosberg, en pole position, Hamilton a pris la direction des opérations dès le premier virage, en poussant à la faute son coéquipier qui a viré trop large et rétrogradé en cinquième position.

Le Russe Daniil Kvyat, au volant de sa Red Bull, a réussi pendant trois tours à suivre le rythme du leader, mais l'entrée en piste de la voiture de sécurité pour déblayer des débris a brisé son élan. Daniel Ricciardo a pris le relais, dans l'autre Red Bull, puis Vettel a mis les Mercedes sous pression.

Après une troisième neutralisation et en profitant d'un dernier passage aux stands, Rosberg semblait se diriger tout droit vers la victoire, ce qui aurait au mieux retardé le sacre annoncé de Hamilton. C'est alors qu'il a fait une petite erreur de trajectoire qui a été immédiatement exploitée par son coéquipier anglais. Avec comme résultat une victoire et le titre mondial des conducteurs, avec beaucoup de panache, à la façon de Ayrton Senna.

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