Pistorius libéré le 20 octobre

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Aux Jeux olympiques de 2012, au sommet sa carrière, il est devenu le premier athlète handicapé à courir avec des valides. Surnommé «Blade Runner», il fait alors la fierté de l'Afrique du Sud et de millions de handicapés dans le monde.

AP, Anja Niedringhaus

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Agence France-Presse
Johannesburg

Le champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius, condamné à cinq ans de prison pour avoir tué sa petite amie Reeva Steenkamp, devrait être libéré de façon anticipée mardi après un an de détention. Cette libération pourrait toutefois n'être que provisoire, son procès en appel étant prévu le 3 novembre.

Pistorius, qui est âgé de 28 ans, devrait être assigné à résidence chez son oncle, en banlieue de Pretoria. Il devrait être confiné à son domicile plusieurs heures par jour et être soumis à des travaux d'intérêt général. Il devra par ailleurs suivre une psychothérapie et sera interdit de maniement des armes, selon les services pénitentiaires.

En 2013, pendant la nuit de la Saint-Valentin, Pistorius avait tué par balles sa petite amie, enfermée dans les toilettes de sa résidence de Pretoria. Au cours de son procès fleuve retransmis en direct à la télévision, il a plaidé la méprise. Il a affirmé qu'il pensait qu'un voleur s'était introduit dans sa maison ultra sécurisée et s'était caché dans les toilettes.

Le 21 octobre 2014, la justice l'a condamné à cinq ans de prison pour «homicide involontaire». À un jour près, il devrait donc sortir un an après sa condamnation et après avoir purgé un cinquième de sa peine. 

La décision de la commission des libérations anticipées constitue le dernier rebondissement dans cette saga judiciaire. Elle s'était déjà prononcée en juin pour la libération de Pistorius le 21 août, au sixième de sa peine, mais à la dernière minute le ministère de la Justice s'y était opposé. Mercredi, la commission a finalement maintenu sa décision.

Les parents de la victime, June et Barry Steenkamp, ont estimé que cette libération anticipée était «attendue». Ils «ne sont pas du tout surpris», a réagi leur avocate, Tania Koen. «Mais cela ne change rien à leur vie. [...] Que Pistorius soit détenu ou libéré de façon anticipée, leur fille ne reviendra pas.»

Le champion olympique n'est pourtant pas au bout de ses ennuis judiciaires. Le parquet a en effet fait appel de sa condamnation pour «homicide involontaire» et demandé à ce que les faits soient requalifiés en «meurtre». À compter du 3 novembre, la Cour suprême d'appel pourra soit modifier le verdict, soit décider de renvoyer le procès en première instance. S'il est reconnu coupable de meurtre, il pourrait écoper d'une peine minimale de 15 ans.

Déchu et ruiné

Avec ce drame, le sportif était passé, en quelques heures, du statut de star mondiale à celle d'idole déchue. Grâce à une volonté de fer, Pistorius, amputé à 11 mois, s'était imposé en athlétisme, engrangeant les médailles d'or aux Jeux paralympiques d'Athènes, de Pékin et de Londres.

Aux Jeux olympiques de 2012, au sommet sa carrière, il est devenu le premier athlète handicapé à courir avec des valides. Surnommé «Blade Runner», il fait alors la fierté de l'Afrique du Sud et de millions de handicapés dans le monde. Quelques mois plus tard, il fait de nouveau la Une des journaux, mais cette fois-ci à la rubrique faits divers. Il est sorti brisé et ruiné du procès, obligé notamment de vendre sa maison de Pretoria pour faire face à ses frais d'avocat.  Avec AP

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