Kathleen Keller vise la Coupe du monde

Malgré une cheville enrubannée, Kathleen Keller a été... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Malgré une cheville enrubannée, Kathleen Keller a été nommée joueuse du match dans la défaite du Rouge et Or (22-21) contre les Stingers de Concordia, samedi.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le long parcours de Kathleen Keller avec le Rouge et Or s'achève, mais sa carrière au rugby pourrait atteindre des sommets en 2017.

Keller est encore en lice pour faire partie de l'équipe canadienne, qui participera à la Coupe du monde, en Irlande. Le Canada aura alors la lourde tâche de faire aussi bien que sa deuxième place en 2014.

En avril, Keller a fait partie des 150 joueuses invitées à un camp d'Équipe Canada. Parmi elles, les 46 meilleures, dont elle a fait partie, ont été choisies pour l'étape suivante. Un autre camp aura lieu en avril 2016, suivi d'une tournée pendant l'été.

«Je travaille pour l'été prochain. J'y crois encore. Les entraîneurs de l'équipe nationale regardent les matchs universitaires et ma saison va bien. Je pense que je suis sur la bonne voie. [...] C'est là que ça se passe. Je n'aurai pas de deuxième chance», dit-elle. Quelque 25 joueuses feront le voyage au pays de U2.

Si Keller s'y retrouve, ça ne sera pas comme joueuse de troisième ligne, sa position habituelle. Trop petite (5'5'') pour occuper ce poste avec les meilleures au Canada, elle doit se faire valoir comme talonneur. 

Un obstacle parmi tant d'autres sur le parcours de l'athlète de 27 ans. Arrivée à Laval en 2008, elle connaît l'année suivante une excellente campagne couronnée d'une place sur l'équipe d'étoiles québécoise. Mais la malchance frappe en 2010. Keller se déchire le ligament croisé antérieur du genou gauche en juin et rate toute la saison à Laval.

Elle se fait opérer, récupère... mais se déchire à nouveau le même ligament en janvier 2011, lors d'un entraînement. Elle retarde son opération, espère jouer avec un genou partiellement déchiré. Elle s'aligne pendant l'été avec son club civil, mais «c'était assez». Elle fait une croix sur sa saison à Laval pour subir une nouvelle opération.

Elle revient finalement au jeu en 2012 et se retrouve à nouveau parmi les étoiles. Elle termine son bac en 2013, qu'elle croit être sa dernière saison avec le Rouge et Or. Cette année, toutefois, elle amorce une maîtrise en terminologie et traduction et revient pour un dernier tour de piste.

La retraite approche pour «la Matante» 

«La Matante», comme la surnomme parfois ses jeunes coéquipières, est celle qui a le plus d'expérience dans la troupe de l'entraîneur Dominique Duquette. «Dans des matchs plus difficiles, 80 minutes de haute intensité, c'est long», explique-t-elle, prenant en exemple la rencontre d'hier contre les Stingers de Concordia (voir l'encadré). «Mon rôle est d'aider mes coéquipières à continuer, à les motiver.»

Ça ne l'empêche pas de terroriser les défensives adverses. Keller a déjà connu deux matchs de quatre essais cet automne.

Malgré le succès, elle sent la fin de sa carrière approcher. En plus de ses blessures au genou, elle a subi quatre entorses aux épaules, une au genou et deux commotions cérébrales depuis ses débuts. Nommée joueuse du match hier, elle a passé la majeure partie de la rencontre avec une cheville enrubannée. Peut-être une autre entorse. «La prochaine grosse blessure pourrait marquer la fin de ma carrière», laisse tomber celle qui s'aligne aussi avec le Club de rugby de Québec.

«Revenir, vivre ma dernière année au Rouge et Or et me rendre compte de ce que je n'aurai plus, ça me fait réaliser que j'ai plus d'années derrière moi que j'en ai devant. Ça me fait quelque chose», affirme cette ancienne du Quebec High School et du Collège St. Lawrence.

En séries sur la route

Le Rouge et Or a baissé pavillon 22-21 contre ses ennemies de toujours, les Stingers de Concordia (5-1), hier après-midi au PEPS. En vertu de cette défaite, les Lavalloises (4-2) ne joueront pas de rencontre éliminatoire à la maison.

Les joueuses avaient la mine basse après le match. «Ça fait mal», a admis l'entraîneur-chef Dominique Duquette, qui a tenu pour responsable le manque de concentration, surtout en première demie. «Des fautes mentales. Il y avait beaucoup de nervosité. On redonnait le ballon à l'autre équipe!» s'est-il désolé.

«C'est pas Concordia qui nous a battues, on s'est battues nous-mêmes», a analysé Kathleen Keller. Marie Thibault, Fabiola Forteza et Laurie Houle ont marqué les essais des perdantes.

Ne reste qu'un match à la saison. Il sera disputé à l'Université de Montréal, dimanche prochain. Calme et discipline seront les mots d'ordre pour cette rencontre et les séries, selon Duquette. «Si ça se passe comme on veut, on va rencontrer les équipes contre qui on a déjà perdu pour avoir la chance de les rebattre», a-t-il lancé, parlant sans les nommer des Stingers et des Gee-Gees de l'Université d'Ottawa.

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