Le couple bionique au Championnat du monde Spartan

Claude Godbout et Marc-André Bédard ne participeront pas... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Claude Godbout et Marc-André Bédard ne participeront pas à la course Xman Race en fin de semaine au centre Le Relais. Le couple s'envolera plutôt vers la Californie pour prendre part au Championnat du monde Spartan de la même discipline.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Il y aura deux absents de marque, vendredi, à la course Xman Race au centre Le Relais. Figures de proue des épreuves à obstacles, Marc-André Bédard et Claude Godbout survoleront plutôt le parcours à bord d'un avion qui les mènera à Lake Tahoe, en Californie, où ils participeront bientôt au Championnat du monde Spartan de la même discipline.

«On aurait bien aimé faire la course de Québec, l'une de nos préférées, on a même essayé de prendre un vol dimanche, mais c'était impossible. On doit se rendre là-bas pour s'entraîner en haute altitude», explique Bédard, dont le nom est aussi associé au biathlon.

Il y a un an, Le Soleil présentait les deux athlètes sous le titre de «couple bionique». Et depuis, leur légende ne cesse de grossir.

«Je dirais même que depuis deux ans, on en fait pas mal. J'ai fait une trentaine de courses l'été dernier, 32 compétitions de biathlon, de triathlon et de raquettes l'hiver passé, et je dois en avoir fait 25 ou 26 autres, cet été; ça n'arrête pas. On commence à pouvoir vivre de cela, mais on n'est pas à l'abri d'une blessure, alors pendant que le train passe, on est embarqués dedans», confiait Bédard, qui a remporté, en fin de semaine dernière à Chicago, une épreuve de la série BattleFrog, la compagnie de courses à obstacles dont il fait partie avec sa conjointe.

Pas reposant

Une course du genre n'a rien de bien reposant. Le sport n'étant pas encore fédéré, les responsables des diverses épreuves peuvent toujours rivaliser d'imagination pour pousser les athlètes jusqu'à leurs derniers retranchements. En fin de semaine, le parcours sera ponctué de 45 à 50 obstacles sur 7 km au pied de la montagne. Environ 3000 participants y seront, et il y aura un volet élite (dès 9h) qui couronnera un nouveau champion en l'absence de l'athlète olympique de 2010.

«La première qu'on a fait, c'était en 2011 et on a eu la piqûre. Au début, ça pouvait nous servir d'entraînement pour le biathlon, mais là, on est en train de transférer vers ce nouveau sport. Il s'agit d'une discipline qui nous force à trouver la ligne entre la force, la rapidité et l'agilité. Ça vient chercher toutes les qualités de l'athlète. Les photos sont aussi l'une des raisons de la popularité grandissante des courses à obstacles, ç'a l'air dur!» dit-il à propos de ce terrain de jeux pour adultes.

Ces amoureux qui conservent toujours leur emploi de serveurs au Hilton Québec n'ont pas «officiellement» arrêté le biathlon, mais leur priorité est désormais évidente.

«Nous avons un calendrier tellement fou qu'on ne pourra même pas participer aux sélections pour la Coupe du monde de biathlon, alors ça règle le problème», notait celui qui, comme Claude Godbout, reste membre de l'équipe du Québec de biathlon et participera, entre autre, aux Championnats canadiens disputés à Valcartier, cet hiver.

Après le Championnat du monde Spartan Race, à Lake Tahoe, le couple se rendra à Oregonia (Ohio) pour le Championnat mondial OCR, et ensuite, à un rendez-vous «Tough Mudder» en novembre à Las Vegas et un autre BattleFrog «énorme pour nous», en Floride (décembre).

«Nous avons fait des courses en Finlande, en Norvège, c'est une extension de notre carrière sportive. Après 2014, on pensait retourner à l'école, fonder une famille, mais voilà que ça arrive dans notre vie comme un nouveau destin», précisait Claude Godbout.

«La meilleure au monde»

Marc-André Bédard est élogieux lorsqu'il parle de sa blonde. «Elle est la meilleure au monde», dit-il à propos de Claude Godbout, championne du monde Spartan en titre. Elle défendra d'ailleurs sa couronne, dans deux semaines, en Californie.

«J'aimerais gagner encore. On y va toujours pour l'emporter. Ça prend une bonne base d'endurance pour pratiquer ce sport, de l'agilité et de la volonté; et je sais que j'en ai toujours eu. Lorsqu'on initie quelqu'un à ce sport, on sait qui va réussir», racontait celle dont le passé d'athlète d'élite lui permet d'aller vers ce nouveau monde, aussi exigeant que captivant. 

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