Marathon SSQ Lévis-Québec: 42,2 kilomètres en souvenir de Maxime

C'est sous les applaudissements des spectateurs que les... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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C'est sous les applaudissements des spectateurs que les marathoniens ont traversé main dans la main la ligne d'arrivée vers midi en l'honneur du disparu.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) «C'est un très bel hommage. Merci beaucoup!» La famille de Maxime Fournier, décédé lors du Demi-marathon des pompiers de Shawinigan, était aux premières loges dimanche pour assister à l'arrivée du quatuor qui a tenu à rendre hommage au défunt lors du Marathon SSQ Lévis-Québec.

Le père, la mère ainsi que le frère du disparu arboraient pour l'occasion un chandail rouge avec l'inscription «pompier» dans le dos et la photo de Maxime Fournier sur le devant. C'est tout de même avec le sourire, mais avec un gros pincement au coeur, qu'ils ont observé de la tente VIP les 10000marcheurs et coureurs en provenance d'une trentaine de pays franchir la ligne d'arrivée.

Rappelons que Maxime Fournier, originaire de Québec, s'est effondré le 7 juin dernier à un kilomètre du fil d'arrivée à Shawinigan. Il participait alors à une épreuve de 21,1 km au cours de laquelle cinq pompiers accompagnaient, à tour de rôle, un jeune homme à mobilité réduite. Ceux-ci se relayaient pour pousser son fauteuil roulant durant tout le parcours. Il est décédé des suites d'un malaise cardiaque.

Trois des quatre coureurs qui prenaient part au marathon de dimanche étaient aussi présents lorsque le jeune pompier s'est écroulé. Pierre Champagne, qui était l'un des organisateurs du Demi-marathon des pompiers, a chaussé ses souliers de sport pour le demi-marathon (21,1 km), dont le départ a été donné à 7h, tandis que Daniel Lequin, François Blouin et Étienne Labonté ont pris le départ à 7h30, à Lévis, du 42,2 kilomètres.

C'est sous une température clémente que les quatre hommes ont complété leur parcours dans les rues du Vieux-Port, près de la gare du Palais.

Leur objectif premier : «rendre hommage au pompier de 21 ans qui est décédé beaucoup trop tôt», confie, quelques minutes après avoir franchi l'arrivée, Daniel Lequin, qui enregistrait du même coup son soixantième marathon. D'ailleurs, l'homme de 61 ans n'avait aucunement l'air fatigué ou essoufflé lors de son entretien avec Le Soleil. «J'ai commencé à faire des marathons à 40 ans. Mon père est décédé de la maladie de Lou Gehrig, et cela m'a sonné. Je me suis alors dit qu'il fallait que je me mette en forme», explique-t-il.

Famille «sous le choc»

C'est sous les applaudissements des spectateurs que les marathoniens ont traversé main dans la main la ligne d'arrivée, vers midi, en l'honneur du disparu. S'en est suivi une accolade entre les trois hommes. Un geste très apprécié des parents et du frère de Maxime Fournier. Ils ont d'ailleurs remercié les quatre participants.

La famille, encore visiblement sous le choc, n'a toutefois pas voulu émettre plus de commentaires. «Nous avons été très bien reçus», s'est contenté d'ajouter avec le sourire la mère de la victime.

Satisfait de sa performance, Daniel Lequin a tenu aussi à féliciter Étienne Labonté, collègue pompier de Maxime Fournier, qui vivait dimanche son premier marathon. «Pour moi, ça a bien été en général. Pour Étienne, un premier marathon, tu ne sais jamais à quoi t'attendre, c'est de l'imprévu. Ça a été un peu plus difficile pour lui. Il était avec nous à Shawinigan. Il était parmi les pompiers qui couraient; moi, je les accompagnais comme blogueur», raconte celui qui a toujours bien en tête l'événement tragique. «J'étais avec d'autres coureurs. À un certain moment, j'ai entendu des pas plus lourds. Je pensais que quelqu'un voulait me dépasser. Je me suis tassé et j'ai vu Maxime tomber. Nous avons seulement su plus tard ce qui était arrivé. C'était important aujourd'hui de lui rendre hommage, c'est pourquoi au début de la course nous nous sommes dit que nous allions traverser ensemble la ligne d'arrivée.»

À bout de souffle et émotif-avec raison -, M. Labonté a préféré ne pas émettre de commentaire après sa performance de 4h25 min 50,9 s.

Quant à François Blouin, il ne connaissait pas personnellement Maxime Fournier, mais s'est dit touché par la situation. «Mon père est décédé d'une maladie pulmonaire; indirectement, cela me touchait énormément. Courir pour cette cause-là, je ne pouvais pas passer à côté. Chaque course, il peut arriver n'importe quoi; que ça soit à la fin ou au début, il peut arriver un malaise. Pour moi, c'était important de rendre hommage à Maxime, car il est parti beaucoup trop jeune. Il était avec nous tout au long du parcours. Nous avions un symbole dans le dos qui le représentait. Lorsque Étienne avait plus de difficultés, c'est Maxime qui l'encourageait. On sait qu'il était là», conclut celui qui en était à son troisième marathon.

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