Marathon SSQ Lévis-Québec: émotions fortes au fil d'arrivée

Joanne Normand s'est imposée chez les femmes pour... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Joanne Normand s'est imposée chez les femmes pour une deuxième année de suite, à 3h02:00.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Des rires, des pleurs, des grimaces de douleur, quelques sacres... Le fil d'arrivée du 18e Marathon SSQ Lévis-Québec était une zone d'émotions fortes, dimanche matin, à Québec.

Parmi ces milliers de coureurs qui auraient tous une grande histoire à raconter, Joanne Normand, pour une deuxième année de suite, s'est imposée chez les femmes en 3 h 02 min, tandis que l'Américain Christopher Zablocki a triomphé avec un temps de 2 h 25 min 36 s chez les hommes.

«Je suis bien contente, parce que je suis dans la quarantaine et mes temps stagnent», a lancé la championne de 44 ans, native de Neufchâtel et résidente de Lévis. «Mais si ça peut stagner jusqu'à 50 ans, tant mieux.»

Ses temps stagnent peut-être, mais elle a retranché dimanche près de cinq minutes à sa marque de l'an dernier (3:06:34). Il faut dire qu'en 2014 - les participants ne l'ont pas oublié -, il faisait plus de 30 degrés. Avec ce chrono qui a frôlé les trois heures, Normand n'est pas passée si loin de son meilleur temps à vie, 2:59:39, des chiffres qu'elle s'est fait tatouer sur le bras. Normand a aussi gagné le marathon de Montréal l'an dernier. Pas trop mal pour une femme qui court «juste pour se détendre».

Une autre quarantenaire, l'Ontarienne Tracy Greig, a terminé deuxième à 4:36 de la gagnante. Mélanie Létourneau, de Disraeli, a complété le podium... à son premier marathon. «J'étais deuxième pendant une bonne partie de la course, mais après 25, 30 kilomètres, ça s'est vraiment mis à mal aller. Mais j'ai donné tout ce qu'il me restait pour ravir la troisième position. [...] Quand on frappe le fameux mur, il frappe d'aplomb», a raconté la petite athlète de 25 ans, d'abord inscrite au demi-marathon, qui a décidé de courir les 42,2 kilomètres à 24 heures d'avis. Elle a réalisé un temps de 3:09:46.

Chez les hommes, Zablocki a survolé le parcours, terminant près de 15 minutes avant le vice-champion, Chris Hartshorn. «Il y avait un coureur avec moi jusqu'à l'entrée du pont [de Québec]. Mais il a ralenti dans la montée», a raconté celui qui avait terminé deuxième en 2013. Le natif du Connecticut a retranché plus de 10 minutes au temps du gagnant de l'an dernier, Evans Maiko (2:36:46). En février prochain, Zablocki tentera sa chance lors des qualifications pour les Olympiques. «Je suis classé 50e et il faut finir dans le top 3. Les chances sont minces, mais si tu n'essaies pas, tu ne peux pas gagner», a philosophé le vainqueur de 27 ans.

Hartshorn, un Néo-Zélandais d'origine qui habite dans la région de Boston, a inscrit un temps de 2 h 40 min 06 s. «C'est la meilleure façon de visiter la ville», a lancé le grand coureur de 43 ans, qui en était à sa première course à Québec.

«Ça ne peut être mieux!»

Interrogé tout près du podium, alors que plusieurs coureurs franchissaient encore le fil d'arrivée, l'organisateur du marathon, Denis Therrien, était ravi de sa journée. «Ça ne peut être mieux! Même dame Nature a contribué», a d'abord affirmé le grand manitou de l'activité.

Près du fil d'arrivée et autour du grand espace servant de zone de décompression pour les coureurs, une foule dense était venue encourager parents, amis et même étrangers. Il faut vivre ces moments d'extase au moins une fois, même si on n'est pas amateur de course, selon Therrien. «J'ai le goût de dire aux gens qui restent chez eux... Je ne vous demande pas de venir le courir. Venez vivre la ligne d'arrivée une fois. Et vous allez attraper la piqûre. Il y a une énergie absolument incroyable. Il y a une vitalité qui est peu commune», a dit Therrien, qui projette de courir le 20e marathon Lévis-Québec, dans deux ans.

Quelques coureurs ont eu besoin d'aide médicale au fil d'arrivée, mais aucun incident fâcheux n'est à déplorer. Dimanche, des milliers de coureurs ont aussi pris part au 10 km et au demi-marathon (voir tableau des résultats en p. 47).

Denis Therrien défend son système de tarification

Denis Therrien a répliqué à ceux qui croient que la baisse d'inscriptions notée aux différentes courses du Marathon SSQ Lévis-Québec cette année est causée par le prix d'inscription trop élevé. Ces plaintes viennent généralement d'adeptes du 10 km, dit Therrien. Il faut dire que, contrairement à la majorité des événements du genre, le prix pour la plus courte distance est le même que pour le 21 et le 42 km (entre 80 et 90 $, selon la date d'inscription). «La politique chez nous, c'est : à service égal, tarif égal. Je donne le même service à tous les participants de la journée. [...] Pourquoi il faudrait que j'en fasse payer plus à ceux qui font le 42 kilomètres? Il n'y a aucune dépense de l'organisation qui est reliée à la quantité d'asphalte qui s'use avec les souliers.» Therrien a ajouté que plusieurs directeurs d'autres marathons estiment que son approche est la bonne, mais que ceux-ci n'osent pas changer la tradition. Quant au prix lui-même, Therrien dit qu'il est comparable aux tarifs des marathons de Montréal (125 $), d'Ottawa (100 à 105 $) ou de Toronto (90 à 110 $), et nettement moins élevé que ceux des grands marathons américains.

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