L'entraîneur Charles Dubé-Brais à l'école des Spurs

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Dans un quasi-anonymat, Charles Dubé-Brais (au centre) est devenu, selon toute vraisemblance, le premier Québécois à fouler un terrain de la NBA en tant qu'entraîneur.

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(Québec) Exilé en France depuis 2009, Charles Dubé-Brais est de retour de notre côté de l'Atlantique, cet été. Il revient en grand. L'ancien entraîneur des Kebs de Québec se retrouve sur le banc de l'organisation modèle de la NBA, les Spurs de San Antonio.

Chaque année, les équipes de la meilleure ligue de basketball au monde invitent une poignée d'entraîneurs prometteurs à se joindre à leurs adjoints pour diriger les jeunes joueurs de l'organisation lors des ligues d'été. Charles Dubé-Brais fait présentement partie des heureux élus chez les Spurs, une occasion que même lui semble peiner à s'expliquer.

Dans un quasi-anonymat, le natif de Sillery est devenu, selon toute vraisemblance, le premier Québécois de l'histoire à fouler un terrain de la NBA en tant qu'entraîneur, la semaine dernière. À ses côtés se trouvaient Becky Hammon, Will Hardy et Matt Neilsen, les adjoints réguliers du légendaire Gregg Popovich.

Comment celui que les anciens joueurs de la région connaissent sous le nom de «Chuck» a-t-il pu en arriver là? Un parfait mélange de chance et de talent.

Entraîneur adjoint avec le club professionnel JSF Nanterre, en banlieue de Paris, depuis son départ des Kebs, Dubé-Brais avait sous sa tutelle, l'an dernier, un espoir des Spurs, DeShaun Thomas, à qui l'organisation avait permis de jouer outre-mer.

«Ils suivent leurs espoirs de près. Ils sont souvent venus à Nanterre le voir jouer», explique Dubé-Brais au bout du fil. Même si le Québécois n'agissait pas en tant qu'entraîneur-chef, le lien s'est fait rapidement. «Il m'aimait bien. Comme j'étais bon en anglais, j'étais la courroie de transmission entre eux et notre groupe d'entraîneurs. Ça a connecté.»

Frapper aux portes

Une chose est claire dans la carrière d'entraîneur de Dubé-Brais : il n'a jamais eu peur de frapper aux portes pour «élargir son bagage». Au bout d'un certain temps, il a fait savoir aux gens des Spurs qu'il serait content de s'impliquer avec eux de quelque façon que ce soit. «Mais jamais je n'aurais osé demander d'être entraîneur invité aux Summer Leagues!»

C'est pourtant ce qui est arrivé. Charles Dubé-Brais crédite, en partie, l'ouverture internationale dont a toujours fait preuve l'organisation texane. Mais peu importe les motifs, l'ancien des Dynamiques du Cégep Sainte-Foy profite de l'expérience au maximum.

«Pour moi, c'est l'occasion de voir comment les Spurs travaillent. C'est un peu comme faire un stage, mais un stage dans lequel tu as la chance de t'impliquer. J'essaie d'être une éponge.»

Bien qu'il soit une dizaine d'entraîneurs invités par l'équipe, cet été, une seule place est disponible avec Hammon, Hardy et Neilsen, à chaque rencontre. Dubé-Brais a reçu ce privilège dès son premier match, la semaine dernière, en Utah.

«Sur l'équipe, cet été, il y a quand même Kyle Anderson, leur premier choix en 2014. Juste d'avoir l'opportunité d'entraîner un gars comme lui, c'est incroyable», lance-t-il. Il assure toutefois qu'il garde les pieds sur terre. «Je reste très humble par rapport à mes prétentions. Il faut passer les étapes et, pour le moment, je suis content de ce que je fais à Nanterre. Entraîner à l'international, c'était haut sur ma liste.»

À 33 ans, la carrière d'entraîneur de Charles Dubé-Brais est encore très jeune. Ce dernier voit dans son été avec les Spurs un investissement à long terme sur son avenir. «C'est des opportunités comme celle-là qui, dans 10-15 ans, vont faire de moi un vraiment bon entraîneur. Il ne faut pas que je me regarde dans le miroir et que je sois satisfait.»

Après l'Utah, le Français d'adoption se trouve présentement à Las Vegas avec les jeunes joueurs des Spurs. Son vol de retour est déjà planifié. Le 21 juillet, il reprendra le chemin de Paris. Même s'il rêve de NBA, Charles Dubé-Brais assure qu'il y a un monde entre une invitation estivale et un vrai poste dans cette ligue. Mais à écouter parler celui qui a toujours déjoué les pronostics, difficile de croire qu'il ne partira pas pour mieux revenir.

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