Panams: rien n'arrête Catherine Roberge

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Catherine Roberge en action, en 2013, lors des Mondiaux.La judoka de Beauport avait alors égalisé la meilleure performance féminine à des Championnats du monde dans l'histoire du judo canadien en terminant cinquième chez les moins de 78 kg.

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(Québec) Elle n'a pas droit au soutien financier de sa fédération; elle travaille 50 heures par semaine; elle se remet d'une opération au genou qui l'a tenue sur le carreau pendant six mois. Peu importe: Catherine Roberge pratique toujours le judo et vise une médaille d'or aux Jeux panaméricains.

Elle n'a pas droit au soutien financier de... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé) - image 1.0

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La judoka de Beauport a fait face à beaucoup d'adversité tout au long de sa carrière, mais l'amour de son sport ne s'est jamais terni. «Je suis sur la fin», admet l'athlète de 33 ans en parlant des grands tournois internationaux. «[Mais] tant que j'ai du plaisir, je vais continuer.»

Avoir du plaisir, pour Roberge, ne signifie pas mettre de côté l'importance de gagner. À Toronto, elle vise l'or, elle qui a déjà remporté deux médailles aux Panams, le bronze en 2007 et l'argent en 2011. «Je ne vais pas là pour avoir des vêtements gratuits», illustre-t-elle. «Je ne vais pas à un tournoi autrement que pour gagner.»

Et elle y sera par ses propres moyens, car Judo Canada exige que ses athlètes s'entraînent à Montréal pour recevoir un soutien financier, explique Roberge. Elle préfère rester dans la région de Québec, au Dojo de Beauport, où elle a grandi comme judoka. «Si tu ne t'entraînes pas à Montréal, tu n'es pas brevetée», dénonce-t-elle.

Elle n'ira pas aux prochains Mondiaux, qui auront lieu au Kazakhstan en août, ni aux Jeux olympiques de Rio, l'an prochain. «Je travaille à temps plein. Je ne peux pas m'entraîner à temps plein», dit Roberge, lucide. Elle calcule que le voyage au Kazakhstan lui aurait coûté 5000 $. «Si tu perds dès le départ, ça fait cher du combat», lance celle qui a terminé neuvième aux Jeux olympiques d'Athènes, en 2004.

Elle travaille donc 50 heures par semaine pour le gouvernement fédéral, ce qui lui permet d'accumuler du temps pour participer à des tournois moins coûteux.

Deux vis dans le genou 

Roberge se retrouve à Toronto avec un genou encore enrubanné, résultat d'une délicate opération pour réparer une déchirure du ligament croisé antérieur. De septembre à février, elle a été incapable de pratiquer son sport favori. Elle admet ne pas avoir retrouvé son confort habituel sur le tatami. «C'est encore difficile. Le judo, c'est un sport traître : t'arrêtes deux semaines, on dirait que ça fait six mois.»

Mais l'inverse n'est pas vrai, malheureusement pour Roberge, qui place ce ruban autour de son genou plus comme soutien psychologique que physique. «T'as toujours cette crainte-là [de te blesser à nouveau]. Elle s'en va tranquillement. J'ai deux vis dans le genou, il ne peut pas être plus solide que ça. Mais tu y réfléchis toujours un peu», explique-t-elle.

Catherine Roberge sera en action mardi dans la catégorie des moins de 78 kilos.

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