Compétition d'escalade: un «petit» à la hauteur du défi

Samedi, ils étaient quelques centaines, à Lac-Beauport, pour... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

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Samedi, ils étaient quelques centaines, à Lac-Beauport, pour apprécier la première compétition de psicobloc présentée en sol canadien.

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(Québec) Les journalistes sportifs de taille moyenne - votre humble serviteur en est un - ont l'habitude d'interroger des hommes plus grands et, surtout, plus costauds qu'eux. C'est donc toujours un peu surprenant de se retrouver devant plus petit que soi, surtout quand l'athlète en question fait partie de l'élite de sa discipline.

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Le Montréalais Sébastien Lazure a pris samedi le troisième rang des qualifications avec un temps de 24 secondes.

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C'est le cas de Sébastien Lazure, l'un des meilleurs grimpeurs au Québec, qui mesure 5'9'' et pèse 130 livres. «Il y en a de toutes les shapes», lance-t-il en parlant des adeptes de son sport favori.

Son petit gabarit n'empêche pas le Montréalais de faire toutes les épreuves de coupe du monde de bloc cette saison. Il revient d'ailleurs de Chine, où il a pris le 33e rang. Au fil du temps, grâce à sa passion, il a entre autres visité l'Afrique, le Mexique, la France, la Suisse et l'Espagne.

Il a fait ses premières prises à l'Extrême Bloc Chewpod dans les dernières heures, au Centre national d'entraînement acrobatique Yves-Laroche. C'était le temps des qualifications, samedi. Lazure a pris le troisième rang (24 secondes), derrière le Saskatchewanais Jason Holowach (21) et l'Ontarien Eric Sethna (22,5).

«En bloc, on est habitués d'être plus protégés, par exemple avec des matelas. Et on a des cordes quand le mur est haut», explique l'athlète de 25 ans, qui n'a pas d'objectif de victoire en fin de semaine, étant donné qu'il s'agit d'une première pour lui en psicobloc.

«Je m'amuse. J'ai jamais fait ça, alors l'aspect mental est assez présent. C'est un peu épeurant de tomber. On ne sait pas trop comment on va chuter. On n'est pas toujours en contrôle.

«C'est une compétition impressionnante pour les gens qui ne connaissent pas le sport. Ça donne une belle ouverture pour le faire connaître à plus de monde», pense celui qui se désole du peu d'attention que reçoit l'escalade dans les médias.

En Europe, il a vu l'autre côté de la médaille. Il y a grimpé devant des foules de plusieurs milliers de personnes. Samedi, ils étaient tout de même quelques centaines, à Lac-Beauport, pour apprécier la première compétition de psicobloc présentée en sol canadien.

Des débuts un peu par hasard

Lazure a commencé l'escalade à 12 ans - «Un peu par hasard» -après avoir vu une annonce dans le journal. Il a suivi des cours et a eu le coup de foudre. Désormais, il s'entraîne une vingtaine d'heures par semaine, en plus de son travail en architecture et de sa toute jeune entreprise, Plastick, qui fabrique des prises pour les murs d'escalade.

«C'est tellement complet comme sport. En compétition, il faut travailler sur tous les aspects, autant physiques que mentaux. C'est aussi un sport qui nous permet d'aller jouer dehors!»

Les grandes finales de l'Extrême Bloc se déroulent aujourd'hui, à partir de 13h. Les 16 meilleurs dans chaque catégorie (hommes et femmes) s'affronteront lors de duels éliminatoires.

La jeune Costanza impressionne

La jeune Melina Costanza a impressionné la galerie, samedi après-midi, en gravissant le mur de l'Extrême Bloc en 30,7 secondes, le meilleur temps chez les filles, cinq secondes de mieux que l'Albertaine Julia Goldhoff. La résidente de Seattle, toute menue, n'a pourtant que 16 ans, mais elle semblait voler sur la paroi. Comme la grande majorité des compétiteurs samedi, elle n'avait jamais participé à une compétition de psicobloc.

«Je n'ai jamais rien fait de tel. C'était un peu épeurant, je dois l'avouer.» Ça n'a toutefois pas paru chez la grimpeuse qui s'est classée neuvième lors des Mondiaux juniors, l'an dernier, et qui a remporté l'or cette année aux Championnats nationaux américains dans son groupe d'âge (Youth A). Costanza est la seule athlète non canadienne à participer à l'épreuve cette fin de semaine. «J'ai reçu une invitation pour venir ici après une compétition au Canada, il y a un mois. J'ai pensé que c'était une belle occasion. C'est très agréable jusqu'ici.»

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