Heidi Levasseur se dit prête à traverser l'océan à la nage en 2018

La nageuse en eau libre Heidi Levasseur a... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La nageuse en eau libre Heidi Levasseur a l'idée bien arrêtée de traverser l'océan Atlantique à la nage après avoir maîtrisé une fois de plus le fleuve Saint-Laurent.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Heidi Levasseur se mouille : si tout va bien, elle traversera l'Atlantique à la nage en 2018! «Peu importe ce que ça va prendre, je suis prête à affronter les obstacles», lance-t-elle.

Elle en rêve depuis quelques années, mais la menue nageuse de 35 ans a annoncé ses intentions, mercredi à Lévis. «Si je ne me fixe pas d'objectifs clairs, ça n'arrivera pas», reconnaît-elle. Ce périple de 5000 kilomètres l'obligera à nager pendant au moins une centaine de jours à coup de six à huit heures entre chaque dodo. Selon nos recherches, elle deviendrait la première femme à réaliser pareil exploit.

Elle pourra bien sûr se reposer sur un bateau qui l'accompagnera tout au long de l'aventure, véhicule qu'elle souhaite d'une taille semblable au Sedna IV, une goélette de 51 mètres de long. Une douzaine de personnes l'accompagneront : préparateur physique, médecin, cuisinier, matelots, bénévoles, capitaine, caméraman... Elle compte partir de la Nouvelle-Écosse et emprunter le courant océanique Gulf Stream, direction la France.

Levasseur admet que l'attention accordée à Mylène Paquette, qui a franchi ce même océan à la rame en 2013, lui sert de motivation. Leurs périples n'auront toutefois rien de semblable. Contrairement à Paquette, la nageuse sera dans l'eau et elle n'aura pas à s'occuper de tous les aspects techniques de la navigation, la tâche de son capitaine.

Projet de 500 000 $

Si la traversée s'annonce périlleuse et épuisante, un autre défi d'égale importance attend Levasseur d'ici là : rassembler les 500 000 $ qu'elle estime essentiels à l'aventure. «C'est vraiment un minimum pour avoir tout le nécessaire», croit la native de Cap-Rouge et résidente de Trois-Rivières.

C'est donc à la fois pour s'assurer d'une visibilité et pour garder la forme qu'elle nagera de Longueuil à Lévis, à partir du 29 juin. Une randonnée de 250 kilomètres que Levasseur a déjà réussie deux fois. L'an dernier, elle avait mis sept jours (un peu plus de 36 heures de nage) pour y parvenir. Cet été, six jours lui suffiront, espère-t-elle, afin de compléter ce «beau parcours préparatoire» pour l'Atlantique. Elle retrouvera la terre ferme au parc de l'Anse-Tibbits.

Levasseur a réussi sa première traversée du lac Memphrémagog alors qu'elle n'avait que 15 ans. L'été suivant, elle domptait le lac Saint-Jean. Elle connaît bien le Saint-Laurent, puisqu'elle a nagé de Québec à Matane en 2011 et de Gatineau à Montréal en 2012.

Elle a le soutien de son copain, aussi un amateur de nage. Ils se sont rencontrés à la piscine et s'entraînent souvent ensemble. «On ne va pas tout à fait à la même vitesse», rigole Levasseur, qui s'accroche parfois à la taille une ceinture munie d'un frein, donnant ainsi une chance à son amoureux.

«J'essaie de m'entourer de gens qui veulent autant que moi», affirme-t-elle en revenant sur son grand projet. «Pour ne pas me laisser décourager par ceux qui disent que ce n'est pas possible.»

Les premières activités de financement se dérouleront samedi prochain et le 5 juillet - date prévue de l'arrivée de Levasseur à Lévis - au bar Le Petit Prince de Saint-Romuald. Pour plus d'information: www.heidilevasseur.ca.

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