Elizabeth, «la machine»

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Elizabeth Rouillard collectionne les titres en karaté, tant en combat qu'en kata. L'athlète de 13 ans, qui a commencé dans cet art martial il y a six ans, participait en fin de semaine au 35e Quebec Open avec plus de 1000 autres karatékas.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Son entraîneur la décrit comme «une machine», une athlète d'exception. À 13 ans, Elizabeth Rouillard collectionne les titres en karaté. Et s'il n'en tient qu'à la jeune fille de Québec, ce n'est qu'un début.

Elizabeth a commencé cet art martial à sept ans grâce à son frère plus jeune, Vincent, déjà un adepte. «Elle faisait du patinage artistique et elle n'aimait pas ça», raconte sa mère, Johanne Houde. «Elle a commencé le karaté. Ses profs ont vu qu'elle avait déjà du talent, surtout en combat.»

Elle venait de trouver sa passion. «J'aime ça à chaque soir. Je vais m'évader là [...]. Ça me tente de continuer encore longtemps», a affirmé Elizabeth, un peu avant le début des compétitions du Québec Open, samedi matin, au PEPS de l'Université Laval.

David Bossinotte, propriétaire des Studios Unis de Lac-Saint-Charles et entraîneur d'Elizabeth, est celui qui la décrit comme une machine. «Elle s'entraîne très fort. Elle a une très bonne autodiscipline», explique celui qui est aussi promoteur du Québec Open.

«Elizabeth, c'est la persévérance», ajoute François Marchand, qui la conseille pour certains de ses katas. «Elle enregistre, elle est réceptive. Et en plus, c'est vraiment une excellente athlète sur le plan biomécanique, sur le plan physique.»

Palmarès spectaculaire

Son palmarès est spectaculaire. Championne du monde dans son groupe d'âge en combat en 2012, elle a aussi remporté au fil des ans plusieurs championnats canadiens dans différentes catégories. «L'an passé, elle a été championne canadienne en combat, kata, kata créatif, kata extrême...», énumère sa maman.

Elle s'était aussi qualifiée pour les Mondiaux disputés depuis 2012, mais ceux-ci se déroulaient en Europe en pleine période scolaire. Les Rouillard ont choisi de passer leur tour.

Il faut dire que la famille est loin d'être casanière! Elizabeth participe au circuit Naska, dont le Québec Open est la seule compétition hors des États-Unis, ce qui a mené le quatuor un peu partout chez nos voisins du sud, de Chicago à Philadelphie, en passant par la Floride. Environ un voyage tous les mois! Tant que les notes n'en souffrent pas.

«L'école l'aide dans le karaté et le karaté l'aide pour l'école», dit Mme Houde. «Elle est organisée, disciplinée. Mais elle n'a pas le choix. Si les notes ne suivaient pas, on n'irait pas à l'extérieur.»

Mais les notes suivent, et Elizabeth continue de progresser dans le sport qu'elle aime. Un sport de combat. L'objectif n'est pas de passer le K.-O. à l'adversaire, bien sûr, et Elizabeth n'a jamais subi de blessures graves ou de commotion, mais les parents de la jeune fille sentent que l'intensité des duels augmente avec l'âge.

«On est loin du UFC», lance d'abord sa mère. «Mais là on rentre dans le sérieux. Cette année, ça frappe fort, ça continue de frapper après l'arrêt... Je trouve ça un petit peu plus dur.»

Elizabeth ne semble pas s'en faire. Elle pense déjà aux prochaines grandes compétitions. «J'aimerais ça participer à un autre championnat du monde. Cet été, il y a le US Open que j'aimerais gagner en combat. Aux États-Unis, je finis souvent deuxième ou première...»

Peu importe l'âge, l'intensité était au rendez-vous.... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 2.0

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Peu importe l'âge, l'intensité était au rendez-vous.

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Plus de 1000 athlètes

Pendant deux jours, un peu plus de 1000 athlètes d'une dizaine de pays sont venus montrer leur savoir-faire lors des compétitions du Québec Open. Samedi matin, le stade couvert du PEPS grouillait de jeunes et moins jeunes adeptes du karaté, qui se succédaient sur 35 tapis disposés en rangées dans cet immense gymnase. Les mouvements étaient fluides et impressionnants. Les cris, nombreux et puissants.

Réunir tout ce beau monde n'est pas une mince tâche, dit le nouveau promoteur de la compétition. «C'est beaucoup de travail. C'est 380 jours par année», rigole David Bossinotte, à qui le grand maître Clermont Poulin a légué les rênes de cet événement, qui en était cette année à sa 35e présentation. «On a déjà commencé à organiser celui de l'an prochain!» Le Québec Open s'est terminé samedi soir avec un spectacle d'arts martiaux.

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