Edmonton loin d'être conquise par le Crashed Ice

Si le conseiller municipal Scott McKeen considère le... (Photo fournie par Red Bull, Scott Serfas)

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Si le conseiller municipal Scott McKeen considère le premier Red Bull Crashed Ice tenu à Edmonton comme un beau succès, il est loin d'être convaincu qu'il veut revoir cet événement, qu'il a qualifié de «préemballé».

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(Québec) S'il qualifie de «grand succès» la course du Red Bull Crashed Ice qui a eu lieu pour la première fois à Edmonton plutôt qu'à Québec la semaine dernière, le conseiller municipal du centre-ville où le circuit glacé était installé, Scott McKeen, n'est pas emballé outre mesure par l'idée de ravoir l'événement. Du moins certainement pas chaque année.

D'entrée de jeu, le politicien albertain joint vendredi par Le Soleil veut mettre les choses au clair : «Nous ne voulons pas voler le Red Bull Crashed Ice à Québec», laisse-t-il tomber.

«Je crois que cela a été un grand succès, l'événement a amené 70000 personnes dehors et encore plus dans les restaurants du centre-ville. Nous nous sommes amusés, il n'y a eu aucun problème. Mais je ne suis pas certain de son avenir à Edmonton», poursuit Scott McKeen, qui, dans le même souffle, ouvre néanmoins la porte à accueillir à nouveau les patineurs extrêmes.

Il se dit certain que ses collègues du conseil municipal n'exprimeront pas le souhait d'avoir la course annuellement même s'il n'en a pas encore discuté avec eux. «D'abord, ça coûterait trop cher et ensuite, elle vous appartient, vous l'avez vu naître. Peut être que l'on pourrait vous l'emprunter de temps à autre, mais je pense que pour entretenir de bonnes relations entre nos municipalités, nous ne devrions pas tenter de vous voler des affaires, nous ne sommes pas à ce point des bandits», poursuit M.McKeen. De telles manoeuvres sont tout simplement «inélégantes», selon lui.

La facture du Red Bull Crashed Ice à Edmonton aurait totalisé près d'un million de dollars, ont rapporté différents médias d'Edmonton. De cette somme, la municipalité aurait déboursé 400000 $ et le gouvernement de la province, l'équivalent. «Ce serait dans l'ordre des choses que l'on s'assoit ensemble pour se demander si l'événement vaut un tel investissement. Pour moi, certainement pas à chaque année», répète le conseiller municipal.

La sensation d'importer un événement déjà «préemballé» l'a particulièrement agacé. «Cela avait une saveur un peu corporative», explique-t-il. «On avait vraiment l'impression que c'était une compagnie qui l'organisait contrairement aux nombreux festivals qui sont nés ici», poursuit Scott McKeen. «Il n'y avait pas du tout la même ambiance. C'était comme si l'on avait importé une pièce de Broadway.»

L'élu se dit cependant persuadé que cette impression ne se dégage pas à Québec puisque c'est là que le Red Bull Crashed Ice a mûri. D'autant plus, souligne-t-il, que la capitale de la province est championne dans l'organisation d'événements hivernaux. «Nous lui donnons tout le crédit, nous étions à la traîne à bien des égards.» Pour M. McKeen, nul doute que Québec fait l'envie de toutes les villes au pays pour sa capacité de faire la fête même à 30 sous zéro.

Gestev confiante

Le président de Gestev, Patrice Drouin, était à Edmonton la semaine dernière puisque son entreprise est partenaire de Red Bull dans l'aventure Crashed Ice au Canada. Selon lui, l'événement a sans conteste été un succès populaire. «J'ai été impressionné par la participation du public», admet-il volontiers, affirmant que la capitale albertaine a fait fort. En comparaison, Québec avait attiré la moitié moins de spectateurs sa première fois.

«C'est certain qu'un tel succès va alimenter la réflexion de Red Bull», avance M. Drouin. Il croit néanmoins que malgré la réussite d'Edmonton, Québec demeure toujours en tête pour ravoir la course aussi souvent que possible, notamment en raison des prises de vue spectaculaires qu'offre la capitale aux producteurs télé qui diffusent l'événement.

«Je suis confiant. Nous demeurons prioritaires», assure M.Drouin qui juge tout à fait normal que Red Bull regarde ailleurs à l'occasion. Lui-même ne déteste pas l'idée de laisser de temps en temps la chance à d'autres coureurs. Pour 2016, il s'attend à avoir une réponse ce printemps ou au plus tard, d'ici le mois de juillet.

Selon le président de Gestev, ce délai donnera la chance à la ville choisie de faire la promotion. Edmonton excelle d'ailleurs à ce chapitre, juge Patrice Drouin qui croit même que Québec a des leçons à tirer. «Les communautés des affaires et touristiques sont beaucoup impliquées. Je vois des représentants de la ville partout où je vais. Ils sont très bons pour aller chercher des événements», témoigne-t-il, ajoutant qu'ils les organisent et les intègrent tout aussi bien en offrant des forfaits adaptés aux différentes clientèles.

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