Basket Rouge et Or : les filles bafouées à la maison

Jane Gagné et ses coéquipières du Rouge et... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Jane Gagné et ses coéquipières du Rouge et Or ont souffert contre les Lancers, jeudi.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Personne ne donnait cher de la peau des basketteuses du Rouge et Or. Mais la raclée a été encore plus souffrante que prévu, jeudi en première ronde du championnat canadien. Un affront de 91-57 sur leur beau court neuf du PEPS.

Un amphithéâtre-gymnase d'à peine un an et demi bientôt commandité par Desjardins. Les représentantes de l'Université Laval sont toutefois sorties côté cour, sans demander leur reste. Incapables de faire le poids face aux Lancers de Windsor, quadruples championnes en titre et grandes favorites du tournoi.

«Contre Windsor, perdre par 30 points [34], ce n'est pas une volée», a pourtant rectifié l'entraîneure Linda Marquis. «Elles ont souvent gagné par 30 et même beaucoup plus durant la saison.»

Vrai, les Lancers ont remporté 11 de leurs 20 matchs réguliers par un écart de 29 points ou mieux, cet hiver. Mais contre des adversaires combinant une fiche de 55-119 sur l'ensemble de la saison.

Battu en demi-finale québécoise et admis à titre d'équipe hôtesse, le Rouge et Or est-il de niveau pour le huit ultime canadien? «Si on avait une équipe en santé, on l'aurait été», tranche Marquis, qui aligne plusieurs joueuses ralenties par les blessures, dont la meneuse de jeu recrue Sarah-Jane Marois.

«Windsor, c'est une machine, expérimentée en plus. Contre une équipe jeune et amochée, c'est ça que ça donne. Nos filles vont gagner une année d'expérience en trois jours.» Le Rouge et Or évoluait souvent avec trois recrues sur cinq, pendant que les Lancers utilisaient trois finissantes de cinquième année sur le parquet.

C'était déjà 45-17 à la mi-temps. Les chouchous de la petite foule n'avaient réussi que 6 paniers sur 25 de la zone de deux points (24%). Au total des 40 minutes de jeu, Laval n'a calé qu'une seule de ses 13 tentatives de trois points (8 %). Seule Raphaëlle Côté est ressortie du lot pour Québec avec 18 points.

Marquis en est à ses derniers matchs. Après 30 ans à la barre de l'équipe, la coach prend sa retraite au terme de la campagne. Ce qui pourrait arriver aussi tôt que ce soir (20h), advenant une défaite contre les Pandas de l'Alberta, en ronde de consolation. Marquis dirige sa troupe dans un 16e championnat canadien. Elle en a rapporté trois médailles, mais n'a pas gagné en quart de finale depuis 2008.

Vers un cinquième titre

De l'autre côté, les Lancers font un pas de plus vers un cinquième titre consécutif. Mais l'entraîneure québécoise Chantal Vallée et ses ouailles ontariennes devront avant tout affronter les crocs des Huskies de la Saskatchewan, en demi-finale, samedi.

Vallée se disait satisfaite de la tenue de ses protégées. «C'était important de donner le ton. Laval a une équipe super athlétique qui est capable de nous suivre, mais c'était plus difficile pour elles du côté de l'expérience. Il fallait juste rester concentrées sur notre plan de match», a résumé la pilote des Lancers.

Joueuse défensive par excellence au Canada cette saison, Korissa Williams peut aussi attaquer comme en témoignent ses 26 points de jeudi. Trois de ses coéquipières ont atteint la douzaine de points.

McGill gagne enfin son premier match

À leur quatrième participation consécutive au championnat canadien comme championnes du Québec, les Martlets de l'Université McGill ont enfin gagné leur premier match du tournoi. Ce qui assure l'entraîneur Ryan Thorne et ses joueuses d'une participation à la ronde des médailles, une première pour le programme depuis 1996.

«C'était un peu notre bête noire, de passer le premier match. Ça fait du bien!» s'est exclamée Gabriela Hébert (photo), après la victoire de 67-59 aux dépens des Huskies de Saint Mary's. L'ailière venait d'inscrire 19 points et 12 rebonds pour guider les siennes à la victoire.

Hébert compte parmi les six participantes à ce championnat ayant appris leur basket à Saguenay avant d'évoluer au Cégep de Sainte-Foy, dans les rangs collégiaux. Elle est par contre la seule du lot à avoir ensuite choisi McGill comme université. Raphaëlle Côté, Claudia Émond, Jane Gagné, Véronique Fortin-Tremblay et Gabrielle Girard ont opté pour rester à Québec et jouer pour le Rouge et Or de l'Université Laval.

Coéquipière de Hébert chez les Martlets, Marie-Pier Bastrash, de Trois-Rivières, s'est aussi alignée pour Sainte-Foy. «Ç'a été un choix payant», a laissé tomber Hébert qui, avec Dianna Ros, est la seule autre joueuse de McGill à avoir pris part aux quatre derniers championnats canadiens. Joueuse par excellence du match de jeudi, Hébert a reçu un beau livre sur la ville Québec... où elle a habité durant trois ans.

«Nous étions plus préparées cette année», a résumé le coach Thorne. «Nous sommes dans quatre meilleures équipes au Canada et c'est là que nous devons être», a indiqué celui qui a vu sa figure de proue, Mariam Sylla, joueuse par excellence au Québec depuis deux ans, contenue à 12 points et à 11 rebonds. En demi-finale, samedi midi, McGill affronte les Thunderbirds de la Colombie-Britannique.

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