Basketball Rouge et Or : Premiers adieux pour Linda Marquis

Linda Marquis enlace Monique Parent, sa grande amie... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Linda Marquis enlace Monique Parent, sa grande amie et adjointe depuis plus de 25 ans.

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(Québec) «J'ai commencé à compter les dernières, dans ma tête. Ça me permet de me détacher un peu, de faire des petits deuils au fur et à mesure», a confié Linda Marquis, mercredi soir, après une bonne dose d'émotion.

D'ici au 15 mars, chaque match de l'équipe féminine de basketball du Rouge et Or sera le dernier pour l'entraîneure-chef de 30 saisons. Mercredi, dernier match de saison régulière à l'Université Laval. Ses récents passages à l'UQAM et à Concordia lui ont aussi valu des hommages.

«Je sais qu'il reste d'autres parties, alors c'est peut-être pour ça que j'ai réussi à contenir mes émotions. Mais le 15, je ne sais pas comment je vais réagir», explique celle qui prendra sa retraite du métier au terme du championnat canadien présenté au PEPS, du 12 au 15 mars.

Grand appui des parents 

Marquis s'est toutefois retrouvée sans voix pour remercier Monique Parent, sa grande amie et adjointe depuis plus de 25 ans. «Je n'aurais pas fait 30 ans si elle n'avait pas été là! J'aurais aussi dû remercier son mari de l'avoir laissée coacher tout ce temps», lance en riant celle qui avait d'abord évolué sous les ordres de Parent comme joueuse, à la fin des années 70. 

Elle doit aussi une fière chandelle à ses parents, Gisèle et Gilbert, qui ont assisté à presque tous ses matchs depuis ses débuts comme joueuse au Collège Notre-Dame-de-Bellevue, en 1973. Fidèles au poste encore hier. «Pas parce que c'est ma fille, mais dès le début, on voyait qu'elle était une très bonne joueuse. On l'a toujours encouragée», raconte sa maman, à propos de la quatrième de ses cinq enfants.

«Elle était excellente dans tous les sports, mais de là à faire une carrière de coach? On ne pensait pas ça, admet le paternel. Mais on a toujours dit à nos enfants de choisir une profession qu'ils aiment et d'y aller jusqu'au bout. C'est ce que Linda a fait.»

Grenier fait le voyage

Plusieurs anciennes joueuses étaient aussi du rendez-vous. Des vraies retrouvailles sont organisées le 14 mars. Celle que Marquis considère comme la meilleure à avoir enfilé la camisole du Rouge et Or s'était tapé trois heures d'autocar pour l'occasion.

«Je ne pouvais pas manquer ça», assure Isabelle Grenier (1998 à 2003), aujourd'hui enseignante dans une école secondaire de Montréal. Avec Grenier dans l'alignement, Marquis et sa bande ont été quatre fois championnes québécoises en cinq ans et vice-championnes canadiennes, en 2002, meilleur résultat de l'histoire du club.

«Tout ce qu'elle a fait pour toutes les joueuses, ce n'est pas croyable. Je partais sur une dérape, avant de la rencontrer. Elle m'a redressée.» Mère d'une fillette de trois ans, Grenier rêvait d'un jour voir sa Béatrice dirigée par sa Linda. Ça n'arrivera pas. Elle ne sait même pas si elle continuera d'aller voir les matchs du Rouge et Or à Montréal. «Ce ne sera plus pareil», laisse-t-elle tomber, songeuse.

Avec deux matchs réguliers toujours au calendrier et au moins cinq encore à jouer, Marquis montre une fiche de saison en carrière de 295-147 et de 531-311 tous matchs confondus.

Âgée dans la mi-cinquantaine, elle occupe déjà un nouveau poste au Service des activités sportives de l'UL. Sonia Ritchie assure officiellement l'intérim comme coach, mais un nouveau processus d'embauche pour l'emploi d'entraîneure-chef aura lieu après la saison.

Championnat canadien sans Marois?

Non seulement les filles du Rouge et Or feront figure de négligées au championnat canadien, dans trois semaines, mais l'équipe hôtesse pourrait livrer la phase la plus importante de son calendrier sans sa meilleure joueuse. La meneuse de jeu Sarah-Jane Marois s'est déchiré le ligament croisé antérieur du genou, le 24 janvier. Avec une orthèse, un retour au jeu ne s'avère pas impossible. La table d'opération l'attend en avril.

Mercredi, la brillante recrue ratait un quatrième match de suite. Elle a assisté impuissante au revers de 63-55 face aux Stingers de Concordia (6-8), troisième défaite consécutive pour les basketteuses de l'Université Laval (6-8). Les visiteuses n'utilisaient que six joueuses, soit une seule remplaçante. Raphaëlle Côté a mené l'attaque de l'UL avec 17 points et 14 rebonds. Côté masculin, le Rouge et Or (8-6) a vaincu les Stingers (6-8) 76-62.

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