Triathlon d'hiver: la compétition relevée d'un cran

Le triathlon sur les Plaines... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le triathlon sur les Plaines

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(Québec) À sa seconde présentation seulement, dimanche, sur les plaines d'Abraham, le Québec ITU Triathlon d'hiver a prouvé encore un peu plus que ce sport né dans la capitale est voué à une grande réussite internationale.

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L'un des créateurs de l'épreuve, François Caletta, était tout sourire au terme de la compétition. Non seulement le nombre d'athlètes inscrits était plus élevé qu'en 2014 (45 versus 25), mais ils étaient surtout mieux préparés à accomplir les 5 km de raquette, 11 km de patin et 9 km de ski de fond.

«Ce qui m'impressionne le plus, c'est l'amélioration de certains participants aux disciplines dans lesquelles ils étaient faibles l'an dernier. Par exemple, il y a des patineurs qui apprenaient à patiner et qui sont maintenant devenus des patineurs exceptionnels. On voit que les gens ont identifié leurs faiblesses et que le calibre s'est amélioré», remarque M. Caletta.

Maintenant que l'Union internationale de triathlon (ITU) reconnaît ce sport inventé à Québec, l'organisateur du Pentathlon des neiges est confiant plus que jamais de voir apparaître un circuit de la Coupe du monde d'ici cinq ans, voire moins.

«L'an passé, Québec était la seule à présenter le triathlon d'hiver. Cette année, il y a 13 événements dans le monde. On sait déjà que quatre ou cinq villes européennes sont intéressées à faire partie d'un circuit.» Des discussions entourant ce projet auront lieu la semaine prochaine lors d'une rencontre de l'ITU à Lahti en Finlande. Une délégation québécoise sera présente.

Seule ombre au tableau, la température très froide qui sévissait, dimanche, a laissé les estrades vides. «L'an passé, il y avait 7000 personnes sur le site pour encourager les athlètes. Ça ne m'inquiète pas», raconte M. Caletta, convaincu que le sport ne peut que gagner en popularité, tant auprès des athlètes que du public.

Doublé russe

Le Russe Pavel Andreev, troisième l'an dernier, a remporté les grands honneurs de la compétition. Marc-André Bédard, de Québec, est arrivé deuxième pour une seconde année consécutive. «Ç'a été difficile, mais je suis content de la course overall», lance celui qui a été sacré biathlète canadien de l'année en 2008 et qui est arrivé septième aux JO de Vancouver en 2010.

Un autre gars de Québec, Joël Desgreniers, a terminé troisième, à sa propre surprise. «C'est au-delà de mes espérances», admet-il, tout sourire. Il doit son excellent résultat à sa polyvalence, croit-il, tout en sachant qu'il devra améliorer sa technique de ski de fond, la grande force des Russes.

Parlant de Russes, chez les femmes, la première place revient à Olga Parfinenko. Elle a réussi a revenir de l'arrière lors de l'ultime épreuve de ski de fond. Elle a été suivie par l'Ontarienne Lindsay Webster.

Claude Godbout, de Québec, qui avait terminé deuxième l'an passé, occupe la troisième marche du podium au terme d'une compétition éprouvante. «En ski, c'est la discipline la plus dure, même si c'est ma force, a-t-elle commenté au fil d'arrivée, épuisée et transie.

Les conditions météorologiques ont haussé d'un cran le niveau de difficulté, explique la membre de l'équipe nationale de biathlon. «Ça a mal été. Il fait froid. Je suis tombée. J'ai vraiment poussé, mais le froid et le vent ont rendu ça très difficile.»

L'athlète est d'autant plus déçue qu'elle a fait, sans s'en rendre compte, un tour de piste de plus - 31 plutôt que 30 - que ses adversaires à l'épreuve de patin.

Triathlon Canada voit grand

La Finlande, la Suède et la France s'intéressent déjà au triathlon d'hiver. L'Italie est parmi les pays potentiels qui résistent à l'entrée de ce sport nouveau genre. Quoi qu'il en soit, l'établissement d'un circuit de la Coupe du monde paraît de plus en plus probable.

Pour y arriver, le président de Triathlon Canada, Luc Landriault, espère la création d'au moins une dizaine d'épreuves, principalement sur un circuit européen. Québec pourrait être l'hôte d'un championnat mondial.

«Si je compare avec le circuit de la Coupe du monde pour le triathlon d'été, il faut rechercher une profondeur tant pour le nombre d'athlètes inscrits que pour le nombre de pays participants. Chaque événement devrait pouvoir présenter une cinquantaine d'inscriptions en provenance de 15 pays», ajoute-t-il.

La compétition d'hier révèle que la participation chez les femmes est peut-être plus difficile à développer. Cette année, elles étaient une douzaine inscrites sur les 45athlètes. Cependant, M. Landriault garde espoir. «À terme, je m'attends que le sport se développe autant chez les femmes que chez les hommes», conclut-il.

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