Basketball universitaire: Chantal Vallée, chercheuse de succès

Chantal Vallée oeuvre au sein des Lancers de... (Le Soleil, Olivier Bossé)

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Chantal Vallée oeuvre au sein des Lancers de l'Université de Windsor depuis 10 ans. Son influence leur a permis de remporter quatre fois le championnat canadien.

Le Soleil, Olivier Bossé

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(Québec) Chantal Vallée a fait sa maîtrise sur la façon de transformer un club perdant en équipe gagnante. Depuis 10 ans, elle est passée de la théorie à la pratique avec les filles de basketball de l'Université de Windsor. Les Lancers sont quatre fois championnes canadiennes en titre.

«La bague de 2011 est la plus symbolique. C'était le début d'une nouvelle ère pour les Lancers, le début d'une dynastie», a-t-elle expliqué, dimanche matin, en serrant la pince du journaliste. Le bijou argenté se remarque. «Après notre premier championnat, j'avais remercié mon directeur des sports pour m'avoir fait confiance, six ans plus tôt. Il m'a répondu que personne d'autre n'avait postulé!»

Sous l'impulsion de la Québécoise, le programme a viré à 180 degrés. Née en 1950, l'équipe de la pointe sud ontarienne avait enregistré seulement quatre saisons gagnantes jusque-là, sans jamais gagner un match éliminatoire.

La native de Joliette affiche 251 victoires et 64 défaites à la barre des Lancers. Une fiche cumulée de 140-9 au cours des quatre dernières années triomphales. En 2005, elle a ramassé un club de dernière place. Première victoire éliminatoire en 2008, première finale canadienne en 2010.

Avec le départ de ses joueuses étoiles Jessica Clémençon et Miah-Marie Langlois, la partie ne s'annonce pas si facile cette année. Afin de revenir à l'Université Laval en mars prochain pour le championnat canadien, elle devra exceller dans «l'art du coaching», comme elle se plaît à le dire. «Être ferme avec mes joueuses, mais sans leur mettre trop de pression», résume cette musicienne amateur qui prône l'équilibre en tout.

EN AFFAIRES

Pour avoir lu «des milliers de pages sur le sujet», Vallée possède une expertise pointue en leadership. Elle en est à rédiger un nouveau papier scientifique ajoutant l'expérience pratique à son mémoire de maîtrise de 2002, publié sous forme d'article en 2005. 

Ses principes s'appliquent aussi bien en sport qu'en affaires, milieu où elle s'avère davantage reconnue. Elle a servi de consultante auprès de compagnies d'assurance, d'hôpitaux, d'universités américaines, de deux clubs de football rivaux des Lancers, de Radio-Canada et même de Maple Leaf Sports and Entertainment, propriétaire des Maple Leafs, des Raptors et du Toronto FC.

En sortant du Collège de L'Assomption, à l'époque, elle avait refusé de poursuivre sa carrière de joueuse à l'Université McGill à cause de la langue. Choix qu'elle a regretté. Une année passée à l'Université de la Colombie-Britannique l'a ensuite décomplexée. Puis retour à McGill pour la maîtrise, avant d'aller coacher trois ans au Collège Vanier, cégep anglophone montréalais.

Voilà que la rouquine de 39 ans cherche parfois ses mots en français et adore Windsor, où «on se baigne de mai à octobre». Ses parents, son beau-frère, son neveu et sa nièce étaient au PEPS, dimanche matin, pendant que sa soeur médecin effectuait sa ronde de garde à l'Hôtel-Dieu du Vieux-Québec. 

Adjointe avec l'équipe du Brésil cet été, Vallée ne cache pas ses ambitions d'un jour diriger l'équipe canadienne féminine aux Jeux olympiques. La pilote actuelle est son homologue de l'Université de la Saskatchewan, Lisa Thomaidis.

Une seule victoire pour le Rouge et Or

Les filles des Lancers ont remporté leurs trois matchs du tournoi présaison présenté au PEPS. L'entraîneure Chantal Vallée en a profité pour expédier quelques clichés des installations québécoises à son patron, soulignant que c'est ce qu'il faut envisager pour Windsor. Quant au Rouge et Or, l'équipe féminine n'a gagné qu'une fois sur trois. La joueuse la plus productive de l'UL durant la fin de semaine a été l'ailière recrue Jane Gagné avec 55 points au total. Côté masculin, trois gains en trois par un Rouge et Or mené par les ailiers Antoine Beaumier (50 pts, 33 rbs, joueur par excellence du tournoi) et Thibaud Dezutter (54 pts, 34 rbs). Le vétéran centre Boris Hadzimuratovic et l'ailier recrue Alexandre Leclerc se sont blessés dès la première rencontre, vendredi, mais sans gravité.

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