Nage synchronisée: des triplettes grecques représentent l'Autriche

Les soeurs Alexandri, Eirini Marina, Vasiliki Pagona et... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Les soeurs Alexandri, Eirini Marina, Vasiliki Pagona et Anna Maria, ne passent jamais inaperçues.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Comme partout ailleurs, les soeurs Alexandri ne passent pas inaperçues au Mondial de nage synchronisée au PEPS de l'Université Laval de Québec. Natives de la Grèce, elles défendent les couleurs de l'Autriche. Mais ce qui frappe davantage la curiosité, c'est qu'elles sont des triplettes.

«Les gens nous parlent toujours de ça», ont lancé en choeur et en riant Anna Maria, Eirini Marina et Vasiliki Pagona, nées le 15 septembre 1997.

Leur aventure en Autriche s'est amorcée il y a un peu plus de deux ans, aux Championnats d'Europe. Albena Mladenova, coach des Autrichiennes, a proposé aux trois jeunes Grecques de rejoindre son équipe et de profiter d'un encadrement qu'elles n'avaient pas chez elles.

«Ce fut une décision difficile à prendre parce qu'il fallait quitter notre famille», a raconté Eirini Marina. «Et comme nous n'avions pas encore 15 ans, nous n'étions pas certaines que nos parents accepteraient de nous laisser partir.»

«Mais ce que l'on nous offrait était tellement tentant», a continué Vasili Pagona. «En Autriche, on pouvait aller à l'école et nous entraîner sur le même site. Si nous étions demeurées en Grèce, nous aurions dû, pour faire partie de l'équipe nationale, aller dans une autre ville et manquer trois mois d'école.»

Pas question de séparation

C'est parce qu'elles pouvaient toutes les trois se joindre à la formation autrichienne que leurs parents ont finalement accepté de les voir s'expatrier. «Dans notre tête, c'était aussi très clair que l'on ne voulait pas être séparées», a mentionné Anna Maria. «Quand on a parlé avec Albena Mladenova, on lui a dit qu'elle n'avait pas le choix. Elle devait nous prendre toutes les trois.»

L'adaptation des trois frangines dans leur pays d'adoption n'a pas toujours été facile. Ne parlant que le grec dans un pays où tout se fait en allemand, elles ont dû composer avec la barrière de la langue. Et comme si ce n'était pas assez, elles ont dû se mettre à l'étude de l'anglais et du français à l'école.

«Ce fut la partie la plus difficile de notre apprentissage», a reconnu Eirini Marina. «Les premiers mois furent difficiles. Nous devions parler anglais et français à l'école et allemand à la piscine et à l'extérieur. Et quand nous étions juste les trois ensemble, nous parlions grec.»

«Le fait que nous étions ensemble nous a cependant aidées dans notre adaptation», a lancé Anna-Maria. «Nous étions comme une petite famille. On pouvait se réconforter quand on s'ennuyait de la maison.»

Les trois soeurs ont aussi dû se faire accepter de leurs coéquipières. Et comme, par exemple, Anna Maria et Eirini Marina ont pris la place des nageuses qui figuraient sur la formation du duo, leur arrivée n'a pas tout de suite fait l'unanimité. Grâce à leurs performances, notamment aux Mondiaux juniors, elles ont cependant rapidement prouvé qu'elles méritaient leur place.

Même si elles sont prêtes à faire tous les sacrifices nécessaires pour permettre à l'Autriche de connaître du succès sur la scène mondiale de la nage synchronisée, les trois frangines sont demeurées grecques dans l'âme. «Toute notre famille est en Grèce. C'est le pays où nous sommes nées. On ne pourra donc jamais oublier nos origines», a conclu Vasiliki Pagona.

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