Marathon des Deux Rives: un défi de famille

Devant des photos de famille où le couple... (Le Soleil, Steve Deschênes)

Agrandir

Devant des photos de famille où le couple affichait un surplus de poids, Denis Morneau a décidé que c'en était assez. Moins d'un an plus tard, Emmanuelle Toussaint, Guillaume et Pénéloppe se sont aussi mis à la course.

Le Soleil, Steve Deschênes

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Denis Morneau et Emmanuelle Toussaint pesaient à eux deux plus de 500 livres il y a neuf mois. Mais les choses ont changé. N'acceptant plus leur situation, ils ont décidé de se prendre en mains, pour eux et leurs deux enfants. Dimanche, à l'occasion du 16e Marathon des Deux Rives, lui participera à son troisième marathon de l'année, alors qu'elle affrontera son premier 21 kilomètres.

Devant des photos de famille prises lors du 40e anniversaire de sa conjointe où le couple affichait un surplus de poids, en novembre 2012, Denis Morneau a décidé que c'en était assez. «Ce n'est pas ce que je voulais laisser à mes enfants», a-t-il raconté en entrevue au Soleil.

Il pesait alors 257 livres, du haut de ses 5' 6''. «Disons que j'étais très rond.» Il en affiche maintenant 142 sur la balance, et «il ne reste plus grand-chose à perdre», pour ne pas dire rien.

Avec le Marathon de la Baie-des-Chaleurs en tête, qui avait lieu le 2 juin à Carleton, et combiné à un changement d'habitudes alimentaires - «loin d'être une diète radicale» -, M. Morneau, 39 ans, s'est mis à l'entraînement intensif à l'elliptique. Les premiers temps, il ne pouvait soutenir plus d'une minute.

Mais la douleur et l'inconfort ne l'ont pas arrêté. Natif de Carleton, il s'est imaginé tout l'hiver le tracé de la course. «Je me disais : "OK, là je serais rendu au phare, là je serais à tel endroit." Je m'imaginais courir Carleton. Je n'ai jamais lâché et je me disais que je serais bien rendu sur la promenade», a-t-il confié.

Il a multiplié les séances d'elliptique et les sorties à - 25 °C. En six mois, il a perdu 100 livres et s'est présenté à son premier marathon de 42 kilomètres. «Je l'ai terminé. À mi-parcours, je me suis blessé à la cheville, mais je suis tellement têtu que je l'ai terminé quand même.»

Sa ténacité a mené sa conjointe à emboîter le pas, et par le fait même leurs deux enfants, Pénélope, 10 ans, et Guillaume, 8 ans.

Un début à tout

Pendant que Denis courait son premier marathon, Mme Toussaint faisait son premier cinq kilomètres, toujours à Carleton. De fil en aiguille, elle a allongé la distance, allant jusqu'à 10 kilomètres. Elle y a laissé au passage une soixantaine de livres, à mi-chemin de son objectif.

Dimanche, ce sera le grand test, un premier demi-marathon long de 21 kilomètres. «C'est certain que je vais être très nerveuse. Je vais me traiter de tous les noms en me demandant pourquoi j'ai embarqué là-dedans», a-t-elle prédit. Mais elle va le faire, pour elle, pour ses enfants, pour ses proches. «Mon objectif, c'est juste de le finir.»

Pour Mme Toussaint, un tel changement du rythme de vie a complètement chamboulé l'échelle de priorités.

Avocate, elle a souvent laissé le boulot empiéter sur l'horaire familial, surtout quand son conjoint - technicien en génie électrique - était à la maison pour monter la garde. «Ça a longtemps été le travail avant tout. Je restais souvent tard le soir, jusqu'à 23h ou minuit», a-t-elle dit. «Maintenant, la priorité, c'est devenu l'activité», s'est-elle réjouie. «Maintenant, après le souper, c'est go, on se dépêche d'aller prendre une marche, au lieu d'écouter un film assis», a dit Mme Toussaint. «C'était bien beau leur faire faire des activités physiques [aux enfants], mais on ne bougeait pas avec eux.»

Ils ont donc participé à plusieurs courses tout l'été, et chaque fois, les enfants ont suivi. «Le plus beau, c'est de les voir m'encourager», a souligné la mère. «Ils courent plus vite que moi!»

Pénélope est la compétitive de la famille. Elle compte trois podiums à ses trois dernières courses. Avec son frère, elle prendra part à la Course des jeunes Tanguay, aujourd'hui, un parcours de cinq kilomètres. Il s'agit de l'une des plus longues courses jeunesse de la province. Mais pas de soucis, «ils ont déjà fait des sept et huit kilomètres», a dit M. Morneau.

La saison des marathons battra son plein à l'automne. Après celui des Deux Rives, toute la famille se rendra à Rimouski pour un autre marathon, le 6 octobre. Denis en sera à son quatrième de l'année, moins d'un an après le début de son entraînement. Mme Toussaint espère pouvoir refaire le demi-marathon, si elle passe à travers celui de Québec.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer