Le défenseur Tyler Myers comprend Grigorenko

Mikhail Grigorenko a joué 13 minutes dans la... (La Presse Canadienne)

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Mikhail Grigorenko a joué 13 minutes dans la victoire de 2-1 des Sabres face aux Maple Leafs de Toronto, lundi.

La Presse Canadienne

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(Toronto) Le défenseur des Sabres de Buffalo, Tyler Myers, n'oubliera jamais son premier match dans l'uniforme bleu et or. Premier choix de l'équipe en 2008 (12e au total), la tour de 6'8" a donné ses premiers coups de patins dans la Ligue nationale à 19 ans, alors qu'il était à peine plus vieux d'un an que le centre des Remparts, Mikhail Grigorenko. Le Canado-Américain de 22 ans sait donc parfaitement ce que peut vivre son nouveau coéquipier!

C'était un samedi soir, le 3 octobre 2009. Le Canadien était en visite à Buffalo et le match était retransmis à Hockey Night in Canada... Un ensemble de circonstances qui foutrait la trouille à n'importe quelle recrue!

«J'étais incroyablement nerveux. Les entraîneurs m'avaient utilisé de façon progressive, ce qui était probablement une bonne chose pour moi. Quand je repense à tout ça, je trouve vraiment que "Grigo" s'est bien débrouillé à son premier match [dimanche]! Il m'a dit qu'il était nerveux, mais il n'avait pas l'air nerveux du tout», a laissé entendre Myers qui avait joué une année supplémentaire dans le junior majeur, avec les Rockets de Kelowna, après avoir été repêché et  avant de faire le saut chez les professionnels en 2009-2010.

Non seulement Grigorenko n'aura pas eu le luxe d'une autre saison dans la LCH, mais il n'aura pas non plus pu compter sur un calendrier présaison pour s'acclimater progressivement au niveau de jeu de la LNH.

Dans la fosse aux lions

«Moi, j'avais participé à tous les matchs hors concours de l'équipe, alors évidemment, ça m'avait beaucoup aidé du point de vue de la confiance. Dans le cas de Grigo, il a été jeté dans la fausse aux lions, sans avoir un avant-goût de ce que ce serait en matchs présaison. Raison de plus d'être impressionné de son premier match!» a insisté le 57 des Sabres.

Les effets de l'absence de rencontres préparatoires, en raison du calendrier écourté par le lock-out, ne doivent être négligés, estime pour sa part le capitaine Jason Pominville. Ce dernier est convaincu que tous les joueurs de la LNH - et pas seulement les recrues, qui tentent de faire leurs preuves - s'en ressentent.

«C'est difficile pour tout le monde. En même temps, c'est ce qui a probablement aidé Grigo à rester ici. Il a joué seulement un match intra-équipe, où il a vraiment bien fait, où il a vraiment impressionné tout le monde. Il a forcé la main de l'organisation de le garder et, de fil en aiguille, il a connu un autre bon match [dimanche]. Je le répète : je ne voudrais pas avoir à prendre la décision, dans son cas. Mais on est content de l'avoir de notre bord, c'est sûr!» a lancé le 29 des Sabres.

Vingt-quatre heures après le premier match du Russe avec l'équipe, Pominville n'en revenait toujours pas de la qualité des passes effectuées par le grand 25. «Son jeu à Steve Ott, en deuxième, c'était assez spécial. Personne ne s'attendait à ce qu'il sorte une passe comme ça! Et puis, en général, il a bien fait. C'est sûr qu'il devait être nerveux aussi, mais je pense qu'il ne s'est pas mis dans le trouble. Il doit être content de son premier match, c'est sûr.»

L'attaquant de 30 ans, qui se rappelle bien les débuts de Myers dans la LNH, ne trace pas de lien direct avec ceux de Grigorenko. «Myers était un petit peu plus vieux. Lui, il vient juste de se faire repêcher. C'est une autre histoire!» a-t-il lancé, ébloui.

Mikhail Grigoreko est devenu seulement le sixième joueur dans l'histoire des Sabres à prendre part à un match d'ouverture à l'âge de 18 ans. Du nombre, quatre étaient plus jeunes que lui, soit Shawn Anderson, Tom Barrasso, Phil Housley et Pierre Turgeon.

Contrôler davantage la rondelle

Mikhail Grigorenko n'était pas le seul à devoir prouver quelque chose à son deuxième match dans l'uniforme des Sabres, lundi. C'était le cas de toute la formation, dont la dernière victoire au Air Canada Centre remontait au 6 novembre 2010. Et les hommes de Lindy Ruff ont fait amende honorable, malgré leur indiscipline, défaisant les Torontois par la marque de 2-1.

Grigorenko, lui, a poursuivi sur sa lancée de la veille, continuant de bien faire, notamment en défensive. Envoyé dans la mêlée 17 fois, il a cumulé un temps de jeu de 13 minutes, maintenu son taux d'efficacité sur les mises en jeu (57 %) et amélioré son différentiel, lui qui n'était pas sur la patinoire pour l'unique but des Maple Leafs.

«On a reçu beaucoup de pénalités, et je ne joue pas sur les unités spéciales, alors 13 minutes de temps de jeu, c'est bon. J'ai essayé d'aider mon équipe, de bien jouer défensivement et de créer quelque chose offensivement. En plus, j'ai été capable de faire avorter quelques-uns de leurs jeux en zone neutre», a résumé le 25.

«Pas dans le trouble»

Ne bénéficiant pas du dernier changement, l'entraîneur-chef Lindy Ruff a tenté d'opposer, en autant que faire se pouvait, le trio de Grigorenko a celui de Nazem Kadri, mais le Russe s'est malgré tout retrouvé, à quelques occasions, devant la dangereuse ligne formée de Tyler Bozak, Phil Kessel et Joffrey Lupul.

«Par moments, ç'a été plus difficile pour lui parce que je n'ai pas toujours été capable de le jumeler au trio que je souhaitais. On a quand même réussi à le faire jouer une couple de fois en deuxième période. J'ai trouvé qu'il avait fait un bon travail. Il est resté en bonne position et ne s'est pas mis dans le trouble», a jugé le pilote.

Quant au principal intéressé, il sait ce qu'il aura à améliorer, s'il souhaite que son séjour à Buffalo se poursuive au-delà de son essai de cinq matchs. «Je dois jouer davantage avec la rondelle, patiner avec elle. Ce n'est pas que je suis gêné de le faire, mais comme je ne veux pas faire d'erreur, j'ai tendance à passer ou à dégager. Je dois donc contrôler davantage la rondelle. Surtout que je n'ai pas de problème de confiance. Je sais que je peux le faire. Mais je suis sur la troisième ligne et mon rôle est différent», a-t-il fait remarqué.

En attendant, le centre se permettait lundi de célébrer sa deuxième victoire d'affilée avec les Sabres. «Parce qu'en bout de ligne, l'important, c'est qu'on ait gagné la partie. Et jusqu'à maintenant, je n'ai pas perdu un match dans la LNH... Qu'est-ce que je peux demander de mieux?» a-t-il conclu, un large sourire au visage.

En vitesse...

C'est sans la présence de sa famille, toujours à Moscou, que Mikhail Grigorenko vit ses premiers moments dans la LNH. Si le centre obtient un poste dans l'équipe, au terme de son essai de cinq matchs, ses parents viendront le rejoindre à Buffalo... Selon le Russe, la principale différence entre le junior majeur et la Ligue nationale de hockey, c'est «le patin». «On doit patiner beaucoup plus rapidement dans la LNH!»... Même s'il s'est entraîné sur une troisième vague en avantage numérique avec Steve Ott, Nathan Gerbe, Andrej Sekera et T.J. Brennan, Grigorenko n'a été utilisé que quelques secondes en supériorité d'un homme. Il espère évidemment obtenir sa chance de montrer ce qu'il sait faire dans cet aspect du jeu... La recrue a de nouveau pivoté un trio complété par Steve Ott et Jochen Hecht, lundi. Son habituel ailier droit, Ville Leino, est toujours incommodé par une blessure à une jambe.

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