Fou des As de Québec!

Léo Roy est un passionné des As de... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

Agrandir

Léo Roy est un passionné des As de Québec. Au fil des ans, il a accumulé une impressionnante collection de souvenirs de son équipe préférée.

Le Soleil, Caroline Grégoire

Partager

(Québec) Québec compte encore plusieurs passionnés des Nordiques qui se souviennent avec nostalgie de la belle époque des Bleus dans l'Association mondiale et la Ligue nationale. L'an dernier, plusieurs ont recommencé à s'intéresser aux Bulldogs de Québec à l'occasion du 100e anniversaire de leur première Coupe Stanley. Dans le cas de Léo Roy, c'est plutôt l'histoire des As de Québec, qui ont évolué dans six circuits de 1928 à 1971, qui le fait vibrer.

Au fil des années, ce retraité du gouvernement fédéral a accumulé une impressionnante collection de souvenirs de son équipe préférée, des chandails, des fanions, des photos, des programmes souvenirs et d'autres articles liés à cette formation qui a fait les beaux jours du Colisée et aligné des légendes du hockey comme Jean Béliveau, Punch Imlach, Bernard Parent, Al Arbour et Lorne Worsley.

«Quand mes parents se sont installés à Québec en 1960, mon père m'amenait voir les As et je les ai suivis jusqu'au déménagement de l'équipe vers Richmond, en Virginie, en 1971. Les As, c'est toute ma jeunesse. J'ai deux passions, la musique et les As», poursuit-il.

En 2003, Léo Roy avait couché sur papier l'une de ses deux passions en signant le livre La merveilleuse époque des groupes québécois des années 60, publié aux Éditions Rétro Laser, un ouvrage détaillé racontant l'histoire de chacun de ces multiples groupes de l'époque yé-yé, des Aristocrates aux Zéniths en passant par les Bel-Canto, les Classels, les Gants Noirs et les Sinners.

Un livre

Il rêve maintenant de faire la même chose pour les As après avoir passé les 15 dernières années à peaufiner un livre qui raconte l'histoire de sa formation fétiche, de ses débuts dans la Ligue nationale de Québec en 1928 jusqu'à son passage dans la Ligue américaine de 1959 à 1971 en passant par ses victoires en finale de la Coupe Allan, de la Coupe Alexander, du Trophée Édimbourg et ses trois échecs en finale de la Coupe Calder.

«En plus de tout ce que j'ai accumulé, j'ai fait beaucoup de recherche, j'ai réalisé des entrevues avec d'anciens joueurs et leurs enfants, j'ai parlé à d'autres fans. Je trouve ça dommage qu'on oublie trop souvent cette époque dans l'histoire du hockey à Québec car il y a encore plusieurs anciens As qui sont toujours vivants et résident encore à Québec», souligne l'homme de 64 ans.

Il mentionne au passage le joueur de centre René Drolet, qui a connu une belle carrière dans la Ligue américaine, et Simon Nolet et Serge Bernier, qui ont aussi marqué à leur façon l'histoire des Nordiques respectivement comme entraîneur adjoint et attaquant.

Léo Roy est une véritable mine d'information sur cette équipe qui tire son nom du fait qu'elle appartenait à l'époque à la papetière anglo-canadienne Pulp and Paper, maintenant connue sous le nom de Papiers White Birch. «C'est de là que vient le nom : ACE pour Anglo Canadian Employees», note-t-il.

Des joueurs marquants

Il parle avec passion de Willie O'Ree, premier Noir à avoir évolué dans la LNH après avoir évolué chez les As, de Joe Grabowski, qui jouait au hockey même s'il avait perdu un oeil, de Joe Crozier qui était encore plus occupé que Patrick Roy avec les Remparts puisqu'il était à la fois propriétaire, directeur général, entraîneur et... joueur des As.

«Il y a aussi Bill Dineen, dont le fils Kevin a passé plus de 15 saisons dans la LNH et est né à Québec durant le séjour de son père avec les As, et Ludger Tremblay, le frère de l'ancien du Canadien, Gilles Tremblay, qui détient les records des As pour les buts, les aides, les points et les parties jouées», poursuit-il.

Léo Roy se souvient aussi qu'à la fin, il ne restait plus grand monde dans les gradins du Colisée quand les As s'élançaient sur la glace. «Il y avait seulement 1500 personnes aux matchs en 1971. Les gens n'en avaient plus que pour les Remparts et un certain Guy Lafleur, qui était en route vers une saison de 130 buts...»

Son livre complété et rempli de détails sur l'équipe et les joueurs qui ont porté ses couleurs, Léo Roy a même réussi à convaincre Jean Béliveau d'en rédiger la préface. Il tente maintenant à nouveau de convaincre un éditeur de publier sa brique même s'il a déjà essuyé quelques refus. «Je crois que les As revêtent un intérêt historique dans le monde du sport et pour la ville de Québec et je crois que leur histoire mérite d'être mieux connue», conclut-il.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer